samedi, octobre 03, 2020
Islande : L’Eglise supprime une affiche représentant le Christ comme genderqueer !
L’Église d’Islande s’est excusée pour avoir affiché une publicité montrant le Christ comme une personne genderqueer. L’objectif était de mettre l’accent sur la diversité mais ce fut un loupé total. D'après le média LGBT+ PinkNews, une affiche illustrée de l’Église évangélique luthérienne d’Islande a fait polémique. Elle représente le Christ comme une personne genderqueer avec des joues toutes roses, des seins et une belle barbe qui sautille devant un arc-en-ciel.
Elle est apparue pour la première fois sur la page Facebook de la paroisse le 11 septembre et a aussi été affichée sur les bus de Reykjavík. Après des réactions publiques très négatives, l’affiche a vite été retirée. Le but était pourtant de mettre l’accent sur la diversité de l’Eglise, mais le message n’est visiblement pas passé.
L’Église a déclaré dans un communiqué : " L’Assemblée 2020 de l’Église nationale regrette que l’image de Jésus dans une publicité pour l’école du dimanche ait blessé des gens. L’objectif était de mettre l’accent sur la diversité et non pas de blesser les gens ou de les choquer ".
Petur Georg Markan, un représentant des médias pour l’Église d’Islande, a expliqué au Courrier Quotidien la nécessité pour l’Église de partager diverses formes de Jésus pour approuver la diversité.
" Dans celui-ci, nous voyons un Jésus qui a des seins et une barbe. Nous essayons d’embrasser la société telle qu’elle est. Nous avons toutes sortes de gens et nous devons nous entraîner à parler de Jésus comme étant de toutes sortes dans ce contexte ".
vendredi, octobre 02, 2020
En savoir plus : Le " chemsex ", qu’est-ce que cette pratique dangereuse, mêlant sexe et drogue ?
Lors d'un rapport sexuel, certaines personnes consomment des drogues afin d'augmenter le désir, le plaisir et la durée de l'acte. Cette pratique est connue sous le nom de chemsex. Dangereuse pour la santé, elle entraîne des risques de dépendance, d'isolement ou encore d'overdose.
En 2018, Christophe Michel, le compagnon de Jean-Luc Roméro, décédait d’une overdose après avoir consommé de la drogue lors d’un rapport sexuel. Deux ans après sa disparition, son mari se confie sur les conditions de son décès : "Beaucoup de jeunes et moins jeunes s'adonnent à la fois, à ce qu'on appelle les drogues de synthèse, et beaucoup dans la communauté gay font ce qu'on appelle du chemsex, c'est-à-dire avoir des relations sexuelles avec des drogues pour amplifier, à la fois les plaisirs, pour se libérer certainement. Et Christophe est mort dans ces conditions-là " révèle l'homme politique lors d’une interview accordée à LoopSider.
Chemsex : Des risques d'overdose et de dépendance ! En anglais, le chemsex est la contraction du mot " chemical " ( chimique ) et " sex ". Cette pratique se caractérise par la prise de drogues lors d’un rapport sexuel. Selon Sida Info Service.org, différents produits psychoactifs sont utilisés comme la cocaïne, la méthamphétamine, la kétamine, l'ecstasy, les cathinones ou le GHB. Cette prise de drogue s’accompagne souvent de médicaments qui favorisent l’érection, d’une forte consommation d’alcool et de poppers.
D'après la plateforme Drogue Info Service.fr, le chemsex est davantage " pratiqué par les hommes ayant des relations avec les hommes, mais aussi dans les milieux libertins hétérosexuels ". Il vise à augmenter le plaisir, le désir, les sensations et le sentiment de se sentir plus performant à l’aide de drogues. À cause de la consommation de stupéfiants, les rapports sexuels durent plusieurs heures voire jours.
Cette pratique sexuelle a des conséquences sur la santé. Le site Sida Info Service.org dévoile notamment les répercussions du chemsex sur l'équilibre mental et physique :
- Des dépendances
- Des risques d'abcès et de plaies
- La propagation d’Infections Sexuellement Transmissibles (IST), du VIH et de l’hépatite C
- Des pertes d’identité et de repères
- De l’isolement
- Du repli sur soi
- Des ruptures sentimentales, amicales et familiales
- Des problèmes de santé mentale
- Des idées suicidaires
- Des risques d’overdose
De nombreuses associations et groupes de paroles se mobilisent pour aider les "chemsexeurs" à sortir de leur addiction. Ils peuvent notamment contacter Sida Info Service.org ou vous rendre sur Drogues Info Service.fr pour rencontrer des addictologues, des sexologues ou des psychologues.
Politique : Désolé les " Village People ", Trump est un " Macho man " !
Le mythique groupe américain se désole ( un peu tard ) de l’utilisation de son hymne crypto-gay à la virilité lors des meetings de Donald Trump.
Cinq mille personnes, casquettes " Make America Great Again " vissées sur la tête, qui courent sur le tarmac d’un aéroport du Nevada pour aller acclamer le président Donald Trump. La scène, qui s’est déroulée à un meeting du président-candidat, a fait bondir les commentateurs. Et pas seulement pour le mépris des règles de sécurité sanitaire ( ni masque ni distance sociale, et un nombre de participants 100 fois plus important qu’autorisé ).
Ce qui a aussi fait jaser, c’est la diffusion du tube " Macho Man " pour galvaniser la foule, relève le " Chicago Tribune ". Ce n’était pas la première fois que ce single de 1978 faisait danser les inconditionnels du président. Son équipe de campagne a apparemment un goût prononcé pour les Village People, dont les titres " Y.M.C.A " et " Macho Man " servent régulièrement de bande-son aux meetings présidentiels.
Création des producteurs français Jacques Morali et Henri Belolo, les Village People avaient remporté un succès mondial au tournant des années 1980, s’imposant au passage comme les icônes multiraciales de la libération gay par le disco.
Comme un gant : Bizarre, ce kitschissime hymne homosexuel, vu l’hostilité de la Maison-Blanche aux droits LGBTQ+ et les affinités du président avec l’extrême droite ? Mais pour ses fans, " Macho Man " va comme un gant à Donald Trump :
- Avec ses chemises western et bardées de cuir, c’est lui le boss.
- Il est bien dans sa peau, c’est un roi.
- Appelle-le Mister Ego, mate ses chaînes.
- Tu peux le croire, c’est un macho.
- Il aime être le leader, même s’il se sape jamais comme un prince...
D'autres couplets célébrant les muscles et le torse velu du Macho Man cadrent un peu moins avec l’adipeux milliardaire au teint orangé.
All-inclusive : À l’instar des Rolling Stones, de Tom Petty ou de Neil Young, les Village People ( ou ce qu’il en reste ) ont publiquement demandé en juin que leurs musiques ne soient plus utilisées lors des meetings de Donald Trump. Ils n’ont pas toujours été aussi regardants. Auparavant, sur leur page Facebook, les Village People s’étaient félicités que leurs hits " all-inclusive " soient appréciés par tous les Américains, même par les supporters du président.
Si le ton a changé, ce n’est pas tant en raison des atteintes aux droits LGBTQ+, mais à la suite des manifestations suivant la mort de George Floyd. L’ancien leader du groupe, Victor Willis, a sommé l’équipe Trump de ne plus utiliser sa musique. " Désolé, mais je ne peux plus regarder ailleurs ", a ajouté ce chanteur afro-américain de 69 ans, notoirement mal à l’aise avec l’héritage gay de son ancien groupe.
Manifestement, Willis n’a pas été entendu par l’équipe de campagne du président, qui continue à chanter à tue-tête : " Macho, macho maaaaaan, I’ve got to be, a macho maaaaaan "...
Music : Le leader des Village People menace ceux qui disent que " Y.M.C.A " parle de sexe entre hommes !
Victor Willis clarifie une nouvelle fois le sens des paroles de leur tube planétaire et annonce vouloir coller un procès à quiconque prétendra que " Y.M.C.A." parle de sexe entre hommes.
En 2020, Victor Willis persiste et signe. Non, le titre " Y.M.C.A. " des Village People ne fait pas l'éloge de pratiques homosexuelles. Lassé d'entendre de fausses informations circuler quant au sens des paroles, le leader du groupe ( hétérosexuel ) tient à remettre les pendules à l'heure via un post sur Facebook. "Les infos et Twitter s'enflamment sur " Y.M.C.A " avec des accusations erronées au sujet de la chanson, écrit-il. Mais comme je l'ai dit plusieurs fois avant ( et ça a été prouvé devant un tribunal ), j'ai écrit 100% des paroles de " Y.M.C.A " donc je dois savoir de quoi ma chanson parle ".
Le bémol, c'est que sa lassitude semble s'être transformée en frustration, voire en colère. " Y.M.C.A." est une des chansons les plus emblématique dans le monde, poursuit Victor Willis. Je ne resterai pas impassible et je n'autoriserai pas qu'on la diffame. De ce fait, je poursuivrai en justice la prochaine organisation médiatique, ou quiconque, qui suggérera à tort que " Y.M.C.A. " parle d'une manière ou d'une autre de sexe gay interdit. Cessez d'avoir l'esprit mal placé ".
Une éternelle mise au point : Bien qu'elle ait été propulsée au rang d'hymne gay de par ses paroles équivoques et le look très kitsch des Village People, " Y.M.C.A." parle en effet de tout autre chose. " Elle n'a pas été écrite comme une chanson gay pour la simple et bonne raison que je ne suis pas gay, avait déjà expliqué le leader hétérosexuel du groupe au média australien News.com. Je l'ai écrite en pensant à ma jeunesse quand je traînais dans le voisinage. You can hang out with all the boys ( tu peux traîner avec tous les garçons, en français ) renvoie à mes amis et moi quand on jouait au basketball ".
Cependant, Victor Willis a précisé qu'il n'avait aucun problème avec le fait que son tube soit devenu emblématique pour de nombreux homosexuels. " Je suis content que la communauté gay l'ait adoptée comme leur hymne, avançait-il. Je n'ai aucun malaise vis-à-vis de ça ". Il avait toutefois autorisé Donald Trump à utiliser sa chanson, et l'actuel président des Etats-Unis utilise encore le titre pour ouvrir ses meetings...
C'est peut-être pour ça qu'aujourd'hui, Victor Willis est très à cheval pour rappeler le sens originel de cette chanson. Que ne l'a-t-il fait plus tôt, avant que tous les gays s'emparent du titre ?
jeudi, octobre 01, 2020
Uruguay : Le footballeur Edinson Cavani fait la promotion de la danse classique pour les garçons !
" Je ne suis pas d'accord avec cette idée que les garçons ne doivent jouer qu'au football ", estime l'ex-attaquant du PSG qui, le temps d'un beau clip, a troqué les crampons pour des chaussons de danse.
Le temps d'une campagne de promotion de la danse en Uruguay, le meilleur buteur de l'histoire du Paris Saint-Germain ( près de 200 buts ) a troqué maillot et crampons pour des collants et chaussons de danse. Edinson Cavani, 33 ans, star uruguayenne du football, dont le départ très discret du PSG a attristé bien des supporters cet été, a suivi un cours de danse classique pour promouvoir cette discipline dans le petit pays sud-américain où le ballon rond reste le sport-roi.
" Je ne suis pas d'accord avec cette idée que les garçons ne doivent jouer qu'au football ", a confié à l'AFP l'ex-attaquant du club de la capitale, qui a accepté l'invitation de l'Ecole nationale de formation artistique (ENFA) pour participer à une campagne visant à promouvoir la danse pour les garçons.
" Les filles et les garçons doivent être libres de trouver leur bonheur dans ce qui les passionne, car c'est la meilleure façon d'être bien formés, et qu'ils grandissent jour après jour sur de bonnes bases ", a ajouté le footballeur dans un message envoyé à l'AFP par WhatsApp depuis l'Europe, où il se trouve après avoir passé cinq mois en Uruguay en raison de la pandémie de coronavirus.
Au moment où le monde du ballon rond spéculait sur le futur du joueur après sa fin de contrat avec le PSG, l'attaquant enregistrait un spot dans lequel des danseurs professionnels lui enseignent les bases de la danse classique. " Cela a été une expérience incroyable ! Les danseurs m'ont expliqué comment faire les pas et quand je les regardais, j'étais vraiment admiratif. La danse est quelque chose de merveilleux ", confie Edinson Cavani.
L'Uruguayen, surnommé le " Matador " à Paris, s'est prêté au jeu durant sept heures sur la scène de l'Auditorium Adela Reta, à Montevideo, pour le tournage du spot auquel il a participé de façon totalement gratuite.
" Edi " a confié que la danse classique ne lui était pas tout à fait inconnue grâce à son épouse, Jocelyn Burgardt, diplômée en gestion culturelle. " Mon épouse est passionnée de danse (...) À Paris, nous sommes allés voir des ballets que nous avons beaucoup aimés ".
En Uruguay, très peu de garçons étudient la danse : Seul un quart des 440 élèves âgés de 6 à 37 ans qui suivent des cours à l'ENFA ( danse classique, danse contemporaine, tango, danse folklorique et art lyrique ) sont des garçons. Une proportion qui baisse drastiquement en danse classique : 148 filles pour 12 garçons, alors que le ballet national uruguayen du Sodre est devenu en une dizaine d'années un des plus reconnus d'Amérique latine.
" Cette fracture entre garçons et filles ne se réduit pas, même pas pour le tango. Et cela n'a pas évolué au cours des dernières années ", regrette Natalia Sobrera, la directrice de l'ENFA, auprès de l'AFP, alors que les cours sont totalement gratuits, une fois passé le concours d'admission.
" Pression du groupe ", manque de soutien familial : Selon Natalia Sobrera, outre le nombre limité de garçons inscrits, beaucoup d'entre eux abandonnent après quelques années seulement, souvent par manque de soutien de leurs propres familles. " Il y a tout ce qui a à voir avec la pression du groupe. Il y a de nombreux garçons qui cachent leurs chaussons de danse, même parfois à leur propre père ", constate la directrice.
Dans un pays où un ballon de foot est un cadeau obligé pour tous les garçons, la campagne à laquelle participe la star uruguayenne s'adresse autant aux enfants qu'aux familles. Pour les enfants, il n'y a pas de préjugés, " c'est une expérience corporelle, où on acquiert des habitudes de mouvement, comme au football ", souligne Natalia Sobrera. Pour les adultes, à l'inverse, " il faut travailler sur cette construction du genre " pour montrer que la danse " n'a rien à voir avec une question de masculinité ".
En Uruguay, petit pays de 3,5 millions d'habitants, qui a remporté deux Coupes du monde en 1930 et en 1950, le football reste le sport-roi et une passion nationale qui se cultive dès le plus jeune âge. Dans la capitale Montevideo ou à l'intérieur du pays, il n'est pas rare de voir de très jeunes enfants " taquiner le ballon rond ", rêvant d'égaler un jour Luis Suarez, l'attaquant vedette du FC Barcelone, ou Edinson Cavani.
UK : Le Maire de Londres alloue des subventions aux établissements LGBT+ !
Sadiq Khan, Maire de Londres, a annoncé mardi 29 septembre dans un communiqué octroyer un financement d’urgence à onze établissements LGBT+ de la capitale britannique, particulièrement touchés par la pandémie de coronavirus.
Les aides vont de £5 000 à £23 000 et serviront à couvrir les frais liés à la location, au personnel, et aux fournisseurs. Le propriétaire du West Five Bar, un des établissements concernés par la mesure, estime que : " en ces temps difficiles, le soutien de l'équipe du maire de Londres est une formidable bouée de sauvetage ".
Avec ce plan de financement, Sadiq Khan souhaite soutenir la vie nocturne londonienne dans sa globalité. Pour Amy Lamé, représentant du monde de la nuit à Londres : " Les lieux LGBT + offrent un espace accueillant pour la communauté ainsi que des emplois pour des milliers de Londoniens, ils soutiennent un écosystème ".
D'autres subventions devraient être annoncées dans les mois à venir.
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