dimanche, octobre 21, 2012

Témoignage : Mon père est homo, je n'en ai souffert que lorsqu'il a été insulté !

Mon père est homosexuel. Je l’ai appris assez jeune puisque mes parents se sont séparés une première fois quand j’avais trois ans. Après cette rupture, mon père a vécu une histoire d’amour avec un homme et ne me l’a pas cachée. Il m’a tout de suite fait comprendre qu’il n’y avait rien de mal et que cette personne aurait aussi son rôle éducatif à jouer auprès de moi.

 Je ne me suis jamais sentie à la marge : Depuis mes 3 ans, j’ai gardé en tête que l’homosexualité était quelque chose de normal. Je l’ai intégré tellement tôt que je n’ai jamais eu de tabou sur la question. Aujourd’hui, j’ai 29 ans et dans ma vie, je n’ai eu à souffrir de l’homosexualité de mon père que lorsqu’il a été victime d’insultes homophobes. Je ne me suis jamais sentie à la marge, même si ma famille n’était pas tout à fait comme les autres.

 Quand j’ai eu 8 ans, mon père a eu une grande relation avec un homme qui a eu un vrai rôle dans mon éducation. Il a été mon premier " vrai beau-père ". Dans ma vie d’adolescente, il m’a redonné confiance en moi, il a joué le rôle de confident. C’est le premier avec qui j’ai tissé des liens très forts. Il faut dire qu’il était styliste alors, quand il m’emmenait faire du shopping, mes copines trouvaient que c’était la classe d’avoir un papa gay.

 Mes premiers petits copains de l’époque en revanche, ils disaient : "Je m’en fous qu'il soit homo, mais je ne veux pas qu’il me touche, ton père." Ces clichés, je m’en suis toujours moquée. Je leur disais qu’ils étaient ridicules.

 Être homosexuel n’empêche pas la fibre paternelle ou maternelle ! Mon père a toujours été très militant dans la lutte pour l’intégration des homosexuels, pour faire comprendre aux autres que l’homosexualité était normale. J’ai donc naturellement été un peu militante vers l’âge de 16-17 ans, mais de loin. Évidemment si j’entends des propos homophobes, je ne peux pas m’empêcher de mettre mon grain de sel mais je suis moins à vif qu’avant.

 En revanche, je suis pour la loi autorisant le mariage et l’adoption pour les homosexuels. Même si ce n’est pas une loi qui va régler le problème des violences homophobes, c’est déjà une avancée d’importance.

Être homo, ça ne change pas la fibre maternelle ou paternelle. Beaucoup de gens, homosexuels ou non, pensent à l’adoption. Leur point commun, c’est de ne pouvoir concevoir d’enfant de façon naturelle, pour des raisons diverses. Et ces gens ont souvent plus envie que les autres d’avoir un enfant. Pourquoi les priver de ce droit ? L’important, c’est d’en parler avec l’enfant, qu’il sache que c’est assumé et normal. Je trouve essentiel de donner l’occasion à un enfant d’avoir une famille qui l’aime.

Quant au mariage, je suis heureuse pour tous ces couples homosexuels qui vont finir par y accéder. Le mariage va apporter à tous ces êtres qui s’aiment les mêmes droits en ce qui concerne la succession, les accidents graves… Certains homos ressentent également le besoin de se marier pour favoriser leur intégration. Chacun a sa propre vision du mariage.

 Source

Comme une étreinte du monde, à l'unisson...

Oups !

Là, sous l'accord majeur...

vendredi, octobre 19, 2012

Trouver enfin peut-être un écho...

En savoir plus : Comment repérer un enfant gay en Malaisie !

Votre fils porte un col en V ou un grand sac ?  Méfiance, c’est sans doute un inverti en puissance. En Malaisie, le gouvernement organise des séminaires pour apprendre aux parents et aux enseignants à détecter les premiers signes d’homosexualité chez les ados et préados. La dernière réunion en date a rassemblé 1 500 personnes à Penang. Les participants ont tous reçu un petit guide permettant d’identifier les symptômes de déviance, rapporte le site Malysiakini

Les garçons potentiellement gays " ont un corps musclé et aiment à l’exhiber en portant des tee-shirts en V et sans manches ; préfèrent les vêtements moulants et de couleur claire ; sont attirés par les hommes ; aiment porter de grands sacs, semblables à ceux qu’utilisent les femmes ",indique le manuel. Les filles aux penchants saphiques " sont attirées par les femmes mais s’en tiennent à la compagnie des leurs ; aiment sortir, manger et dormir avec des femmes ; n’aiment pas les hommes ",poursuit le document approuvé par le ministère de l’Education. " Si votre enfant présente ces signes, il faut agir immédiatement ". 

Identifier les symptômes de l’homosexualité est le meilleur moyen de " contrer la propagation de ces tendances malsaines chez les élèves ", estime le vice-ministre de l’Education Mohd Puad Zarkashi. L’an dernier, rapporte Free Malaysia Today, 66 " garçons efféminés " ont été remis sur le droit chemin lors d’un camp d’été organisé dans l’Etat de Terengganu.

Qu'on soit des croissants de Lune, qu'on soit des monts de Saturne...


Oups !


Assassin blotti, ton pire ennemi...


jeudi, octobre 18, 2012

C'est mon dernier recours...

Smile !

En moi, en moi, toi que j'aime...

Cinema : Le nouvel Astérix et Obélix est enlevé, fin et subtil !


Quatre ans après le décevant Astérix aux Jeux olympiques, on n'était plus très sûr de vouloir revoir Astérix et Obélix revivre de nouvelles aventures sur grand écran. On préférait rester sur la petite merveille d'équilibre concoctée par Alain Chabat il y a dix ans déjà: Astérix et Obélix - mission Cléopâtre. Pourtant, on s'était repris à espérer à l'annonce d'un radical changement d'équipe. Laurent Tirard, auréolé du succès du Petit Nicolas, relevait un nouveau défi. Banco !

À l'arrivée, on sort de ce quatrième film l'esprit léger, avec un grand sourire de satisfaction. Plus enlevé, plus subtil et plus élégant que le précédent, Astérix et Obélix au service de sa Majesté a su retrouver le secret de la potion magique de Chabat. Une pincée d'autodérision, un soupçon d'humour potache, une lampée d'action, le tout saupoudré d'un humour référentiel, mais jamais lourdingue.

Astérix traverse la Manche : L'histoire reprend l'intrigue de deux albums de la série : Astérix chez les Bretons et Astérix et les Normands tous deux parus en 1966. D'un côté Jules César ( jubilatoire Fabrice Luchini ) ambitionne de conquérir la Bretagne et finit par assiéger le village de la Reine des Bretons ( incarnée par notre Catherine Deneuve nationale, avec beaucoup de flegme ) avec ses cohortes de Romains.




De l'autre, au sein de notre cher village gaulois, Astérix et Obélix sont chargés de veiller sur le jeune Goudurix ( Vincent Lacoste, plus " bogosse " que jamais ) jusqu'à l'arrivée de Jolitorax ( Guillaume Gallienne, qui attire une fois de plus à lui tous les lauriers ) envoyé par la reine des Bretons pour récupérer de la " magique potion ", seule capable de sauver son île des assauts romains.

La mission d'Astérix et Obélix est simple : Accompagner jusqu'en Angleterre un tonneau de potion magique destiné à renverser la situation. Dans leur bagages, nos deux héros prennent le jeune Goudurix, tout en laissant Idéfix garder la maison.

Où l'on se rend compte que plus Astérix et Obélix quittent rapidement leur village, meilleur est le film !

En réalisateur roué, Laurent Tirard a mis tous les bons ingrédients de son côté. Il s'amuse avec l'accent anglais des personnages, construit son histoire autour des meilleurs gags des deux albums : le tournoi des cinq tribus, la visite à Londinium où les Beatles sont des bardes très populaires, sans oublier le sempiternel " five o'clock tea ".

Un casting de premier choix : Tirard offre également des moments de bravoure comique à chaque second rôle, qu'il s'agisse de Dany Boon et Bouli Lanners en Normands bas du front, de Valérie Lemercier métamorphosée en Miss Macintosh, de Jean Rochefort en sénateur romain chargé d'un audit sur les coûteuses conquêtes de César... ou de Gérard Jugnot en capitaine pirate, qui trouve là une belle revanche ( c'est en effet lui qui devait initialement réaliser le 3e film ).




Le tout donne un film bon enfant, dominé par un casting de premier choix, où l'on devine que les acteurs ont pris beaucoup de plaisir à jouer tous ensemble.

En première ligne, le tandem Depardieu-Baer : ces deux-là revisitent avec un mélange étonnant de sincérité et d'humour la relation Astérix-Obélix : à quoi tient finalement cette drôle d'amitié entre deux Gaulois qui vivent ensemble sous le même toit en compagnie d'un petit chien baptisé Idéfix ?

Le film offre enfin l'occasion de donner une réponse à ce mystère qui n'a nul besoin de justification dans les albums d'Albert Uderzo et René Goscinny, mais qui, dès qu'il franchit le cap de la bande dessinée pour s'animer à l'écran, suscite tout de même certaines interrogations.

Édouard Baer enfile les braies d'Astérix avec une aisance admirable. Même s'il n'exploite pas assez le côté colérique du personnage créé par Uderzo/Goscinny, il apporte à l'irréductible petit personnage une profondeur et un humour désinvolte qui le rendent tout de suite très attachant.

Bien sûr, on éprouve beaucoup de plaisir à retrouver Gérard Depardieu en Obélix. Et l'on sait dès les premières séquences que le tandem qu'il forme avec Édouard Baer va fonctionner : l'alchimie entre les deux comédiens est évidente. Cette belle complicité permet aux autres acteurs d'entrer sans effort dans leur univers et leur délire.




Car avant tout, Astérix et Obélix, c'est un peu notre " Amicalement vôtre à la gauloise ". Comme chacun sait, Brett Sinclair et Dany Wilde étaient au service du juge Fulton, fonctionnaire de sa Majesté.

Tirard aura également su tirer son film vers un second degré et des gags plus référentiels en résonance avec l'actualité ou les faits de société ( les sans-papyrus raccompagnés à la frontière, le jeune Goudurix qui passe deux heures à se coiffer avec " effet décoiffé " ) etc.

Enfin, alors qu'on craignait que la 3D du film soit un attrape-gogo donnant mal à la tête, il faut bien reconnaître qu'à certains moments choisis, elle apporte un effet de réel assez convaincant.

Bref, on craignait sérieusement que le ciel tombe sur la tête de cette 4e aventure. Il n'en est rien. Même si l'ensemble du film subit quelques trous d'air en terme de rythme, il se regarde avec beaucoup de plaisir.


En savoir plus avec " L'homme est un concept " : Besson et Langmann également intéressés par Astérix. Pour étudier la genèse de ce quatrième volet, il faut remonter à la fin de l'année 2009. Suite à un appel d'offre lancé par les ayant droits de la célèbre BD, le dessinateur Albert Uderzo, Anne Goscinny - fille de René Goscinny, et la société Hachette, plusieurs producteurs se sont portés candidats pour donner une suite aux aventures des célèbres Gaulois, et pas des moindres...

Parmi eux, Thomas Langmann, fort du succès du dernier volet, Astérix aux Jeux Olympiques ( 6,8 millions d'entrées), qui envisageait de livrer une adaptation de l'album " Le Tour des Gaules ", paru en 1965, avec derrière la caméra Christophe Barratier et au scénario le tandem Nakache / Toledano, les futurs Intouchables. Autres postulants : Olivier Delbosc et Marc Missonnier de la firme Fidélité Films qui pouvaient s'enorgueillir du carton remporté en salles par Le Petit Nicolas ( 5,3 millions d'entrées ) - film auquel Anne Goscinny avait collaboré en tant que scénariste.

Ces derniers planchaient de leur côté sur un projet d'adaptation " d'Astérix chez les Bretons ", album publié en 1966, avec l'idée d'en confier la réalisation à leur fidèle poulain, Laurent Tirard. Et enfin, dernier challenger à entrer en course : Luc Besson. On l'aura compris, c'est Laurent Tirard et Fidélité Films qui ont finalement remporté la mise.

Laurent Tirard et le patrimoine : Laurent Tirard a l'habitude de s'attaquer au patrimoine littéraire français ! Après avoir revisité l'oeuvre de Molière dans sa comédie éponyme, et adapté à l'écran les péripéties enfantines du célèbre Petit Nicolas, c'est désormais à nos fameux Gaulois, Astérix et Obélix, que s'attèle le cinéaste en signant le quatrième volet de leurs aventures, Astérix et Obélix - Au service de sa Majesté.




Titres alternatifs : Avant d'opter pour le titre final Astérix et Obélix : Au service de sa Majesté, la production a longuement hésité. Les titres " Astérix chez les Bretons " et " Astérix et Obélix - God Saves Britannia " furent un temps envisagés.

2 en 1....en 3D : Astérix et Obélix - Au service de sa Majesté est en réalité une adaptation combinée de deux albums différents : Astérix chez les Bretons et Astérix et les Normands. Par ailleurs, ce quatrième opus de la saga cinématographique sera diffusé en 3D dans les salles équipées.

Edouard Baer dans le rôle d'Astérix : Edouard Baer, que le réalisateur Laurent Tirard connaît bien pour l'avoir dirigé dans Mensonges et trahisons et plus si affinités... ( 2004 ) et Molière ( 2007 ), a été choisi pour succéder à Christian Clavier et Clovis Cornillac dans le rôle d'Astérix. Avant que son engagement ne soit acté, toute une série d'acteurs avait été approchée, parmi lesquels Franck Dubosc, Dany Boon et Kad Merad.

Un anglophone au casting : Si le film est censé se passer en Angleterre ( anciennement Bretagne ), tous les acteurs principaux sont bel et bien français ou belges. Cependant, le sociétaire de la Comédie Française, Guillaume Gallienne, n'a eu aucun mal à prendre l'accent anglais, puisque le comédien a passé plusieurs années au Royaume-Uni étant jeune, et a reçu une éducation bilingue, ce qu'il reproduit d'ailleurs avec ses enfants. Qui a dit que les français, étaient mauvais en langues ?




Les Beatles s'affichent : Sur l'une des affiches promotionnelles du film, on peut voir la troupe de joyeux Gaulois traverser une sorte de passage clouté, sur fond d'ambiance londonienne, puisque l'on aperçoit Big Ben au second plan et qu'Obélix porte un tonneau aux couleurs de l'Union Jack ! Mise en scène qui rappelle bien évidement la pochette du célèbre album des Beatles, Abbey Road.

Hommage à 300 : Même si Astérix et Obélix - Au service de sa Majesté est une production française, on peut y relever certains clins d'oeil au cinéma américain. Ainsi, dans la bande-annonce du film, on peut remarquer un plan qui reprend à l'identique l'une des scènes clés du néo-péplum 300, montrant des centurions tomber par centaines du haut d'une falaise.

Un petit accident urinaire : C'est durant le tournage marathon de ce film que Gérard Depardieu se distingua par sa petite mésaventure urinaire survenue le 16 août 2011 sur un vol Paris-Dublin. Histoire de tourner en dérision cet exploit peu glorieux, le comédien s'est autoparodié en Obélix pris d'une envie pressante de sanglier au décollage d'un avion dans une vidéo postée sur le compte Twitter d'Edouard Baer déguisé pour l'occasion en Astérix.

Une rencontre fructueuse : Edouard Baer et Vincent Lacoste se sont rencontrés sur le tournage d'Astérix et Obélix : Au service de sa Majesté et ont continué à travailler ensemble par la suite puisque le jeune " Beau gosse " a rejoint la troupe déjantée de son aîné pour les besoins de son dernier spectacle, A la française.

Je me dis, le souffle est force...


Hot !


J'ai puisé plus de lumière...