mercredi, octobre 22, 2014
LGBT, BÉDÉ... Et plus si affinités !
Quand on parle culture LGBT, on pense musique, film, littérature et on oublie souvent la bande dessinée. " L'homme est un concept " vous a préparé de quoi y remédier.
La bande dessinée LGBT ? Ça existe ? Et comment ! Qu’elle soit de production " franco-belge ", états-unienne ou japonaise, la matière ne manque pas. La visibilité n’a par contre pas toujours été au rendez-vous, particulièrement sous nos latitudes. Ces dernières années, air du temps oblige, les livres sortent du bois et commencent à se faire une place au soleil tant dans les médias que sur les devantures des librairies. Une joie de lire, on vous dit.
Pour parler du monde de la Bande Dessinée LGBT, nous avons rencontré un spécialiste. Journaliste BD pour la presse, la radio, traducteur Jean-Paul Jennequin a lu des kilomètres de phylactère. En 2008, il a fondé l’association LGBT BD pour promouvoir les auteurs et la thématique dans le 9e art européen. " J’ai créé cette association sur le modèle des Américains qui, dès les années 80, ont considéré le " gay comic ". En effet, à cette époque, un débat annuel s’est instauré lors de la Comic-Con ( convention de BD ) de San Diego : l’occasion de faire le point sur les sorties, la visibilité, etc… Ainsi, l’association propose un débat lors du festival d’Angoulême. Festival où elle offre aussi un stand ouvert à tous les auteurs désirant y venir dédicacer leurs albums.
" En Europe, on manque d’initiative fédératrice ", souligne Jean-Paul Jennequin : " Des revues comme Gay Comics sont des lieux de rassemblement, mais aussi de création ". Récemment, plusieurs auteurs ont publié suite à des blogs à succès ( cf. La bulle du Web). C’est vrai qu’avant l’avènement du web, les auteurs franco-belges ont été moins prolifiques que leurs cousins anglophones dans le domaine de l’autoproduction. " Pas besoin d’un blog pour faire une BD tout seul : une photocopieuse et vous avez un fanzine ! " rappelle notre spécialiste. Un des projets de l’association LGBT BD est d’ailleurs de créer une revue.
mardi, octobre 21, 2014
Tendance : Le mannequin Rain Dove qui défie le genre !
Il ou elle ? Rain Dove s'en fiche et explique pourquoi... Erika Linder, Alex Wetter, Casey Legler, les modèles androgynes se font remarquer depuis quelque temps. L’un de ces nouveaux visages s’appelle Rain Dove. Elle est tombée dans l’industrie de la mode par un heureux hasard, se présentant à un casting parce qu’elle avait tout simplement perdu un pari : " Quand je me suis pointée, on m’a dit que j’étais venue le mauvais jour, raconte-t-elle dans l’interview qu’elle a accordé à Afterellen. Il s’avère que le jour suivant, c’était le casting pour les hommes et ils sont partis du principe que j’étais un homme. J’ai décidé de le faire et cela a fait exploser ma carrière assez rapidement ".
Cest mieux comme ça : Avec sa grande taille ( presque 1m90 ), ses cheveux courts, sa mâchoire carrée, Rain Dove avait déjà réussi à tirer parti de son physique atypique au cours de sa vie : " Quand j’étais pompier, on croyait que j’étais un homme et ça m’allait parce que j’avais vraiment besoin d’un boulot, j’étais ouvertement homo au milieu de nulle part dans le Colorado. Alors j’ai utilisé mon ambiguïté de genre comme quelque chose qui m’a fait décrocher pas mal de boulots étranges, du baby-sitting au paysagisme ".
Et encore aujourd’hui sur les défilés, il n’est pas rare qu’on la prenne pour un homme sans se poser de questions : " Pendant la Yahoo Fashion Week, ( ... ) ils ne savaient pas que je n’étais pas un homme, et je ne l’ai pas dit, et il n’y a pas de problèmes, c’est mieux comme ça. C’est beaucoup mieux comme ça. Car les hommes voient la photo et pensent " j’aurais l’air bien là-dedans ", verront que le genre n’a rien à voir là-dedans, ils verront juste le vêtement ".
Un côté militant : Aujourd’hui Rain Dove travaille autant pour la mode pour hommes que pour femmes, même si elle appréhende les deux bien différemment : " Les vêtements pour femmes, c’est plus dur émotionnellement. C’est très difficile de contribuer à un genre particulier de notre culture comme la mode, qui dit que les femmes doivent être d’une certaine manière. Quand je fais des vêtements pour femmes, ce n’est pas moi que je vois, quand je marche en costume je peux m’accroupir sur le sol et ils vont trouver ça génial. Mais avec les femmes, on voit tes fesses, on voit ta poitrine, tes lèvres sont gonflées... Il y a des petites choses qui me rendent furieuse dans l’industrie de la mode pour femmes qui font que c’est difficile d’être modèle là-dedans. Alors je préfère être modèle pour les vêtements pour femmes car il y a un côté militant, mais je suis beaucoup plus à l’aise dans les vêtements pour hommes ".
lundi, octobre 20, 2014
Santé : Découvrez Coca-Cola Life, le soda light aux extraits de stévia !
Le Coca-Cola nouveau est arrivé. La marque de soda a annoncé mardi le lancement de sa nouvelle formule, aux extraits de stévia
Découvrez Coca-Cola Life, le soda light aux extraits de stévia . Décidément, Coca-Cola se soucie de la santé de ses consommateurs.
Après avoir lancé une première formule allégée en 1988, la version Light, puis une seconde en 2007 pour un public plus masculin, la Zéro, voici Life, le nouveau soda moins sucré et aux extraits naturels de stévia. Cette nouvelle dérivation a été testée avec succès en Argentine, au Chili et au Royaume-Uni, et devrait sortir en France en janvier. Autre innovation, pour mieux la distinguer de ses consœurs, Coca-Cola a choisi d'abandonner sa petite robe rouge traditionnelle pour revêtir une étiquette verte, symbole du retour à la nature de la marque.
C'est en effet l'une des craintes exprimées par les consommateurs des versions allégées du célèbre soda. L'aspartame, un édulcorant artificiel utilisé dans les versions Light et Zéro, n'a pas bonne presse auprès des amateurs. Avec Coca-Cola Life, c'est un extrait de plante, la stévia, qui est utilisé. Il permettrait d'obtenir un goût sucré proche de celui de la version de base, mais avec beaucoup moins de calories. 89 recensées pour une canette de 33 cl contre 160 pour la formule originelle. Une diminution notable, donc, mais qui n'atteint pas le zéro pointé de la version Zéro, justement.
La marque d'Atlanta vise un public désireux de garder le goût de Coca-Cola, mais sans les effets négatifs, et obtenu de façon moins artificielle qu'avec l'aspartame. Même si l'édulcorant n'est qu'à base de stévia, et passe par une transformation industrielle pour obtenir cette saveur reconnaissable entre mille. Pour l'aspect 100 % nature, on repassera. Coca-Cola souhaite ainsi doper ses ventes, particulièrement en France, le plus petit consommateur de sodas en Europe. Si le slogan " partagez un Coke " a eu des effets positifs sur les ventes, la marque espère contrer avec ce nouveau produit le déclin de sa version Light, de plus en plus boudée par les Français.
dimanche, octobre 19, 2014
LGBT : Quand le Maroc était le paradis des homosexuels !
Ces deux dernières semaines ont été très éprouvantes pour le Maroc qui a dû, sous la pression médiatique et politique, relâcher Ray Cole et son ami, après les avoir emprisonnés pour " pratiques homosexuelles ". Mais savez-vous que le Maroc était autrefois le paradis des homosexuels ?
C’est un article de la BBC qui parle de cette époque là. Dans les années 50, beaucoup d’Anglais et d’Américains qui subissaient d’énormes pressions sociales et politiques, se rendaient au Maroc, où l’atmosphère était, dit-on, beaucoup plus tolérante qu’aujourd’hui.
La BBC relate l’histoire de William Burroughs qui, dans les années 50 a écrit l’un des romans les plus populaires de cette époque. Le livre avait été interdit aux Etats-Unis " pour obscénité ".
Son récit, qui commence à Tanger, dans un hôtel qui s’appelait El Muniria, mêle drogue, homosexualité et satire avec beaucoup de passages autobiographiques de l’auteur, qui a vécu dans la ville plusieurs années et où il était accro au haschich, au maajoun et à l’alcool.
L’auteur de l’article est revenu aujourd’hui à l’hôtel qui existe encore et en décrit l’atmosphère.
Le reste du récit ( en anglais ) Here/Ici
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