vendredi, décembre 26, 2014
jeudi, décembre 25, 2014
mercredi, décembre 24, 2014
Culture : Comment devenir aussi culte que Truman Capote !
Publié en 1958, Breakfast at Tiffany’s a tout de la nouvelle inadaptable : héroïne désinhibée, personnage gay, absence d’happy end... Sauf qu’en 1961, le film remporte un franc succès. Avec la divine Audrey Hepburn en petite dévergondée.
Organiser une fête histoirique : Accroc aux mondanités alcoolisées, Capote a connu la gloire avec son bal masqué. C’était en 1966, au Plaza : une fiesta chic et glamour, qui le métamorphose en animal social ultramédiatisé.
Assumer sa langue de pute : Quitte à se mettre à dos le monde entier. D’abord adulé pour ses piques et ses potins, l’écrivain est finalement boycotté par le Tout-New York. Ce qu’on ne lui a pas pardonné ? Trois chapitres de son roman inachevé, Prières exaucées, satire mordante sur ses amis millionnaires de l’upper-class. Un suicide social en règle.
Lire les pages faits divers : A partir de 1960, Capote s’intéresse à un fait-divers : le meurtre d’une innocente famille du Kansas par deux cambrioleurs. Il lui faut six années pour écrire De sang-froid, un roman vérité retraçant la genèse et les circonstances de ce crime atroce.
Fantasmer sur un psychopathe : Pour élaborer son chef-d’oeuvre De sang-froid, Capote a rendu de fréquentes visites à Perry Smith, l’un des assassins exécuté en 1965. Au point de voir en Smith un double, un ami et un amant potentiel dont il n’a jamais digéré la mort. La preuve ? Capote n’a plus jamais écrit de roman.
LGBT : Pourquoi la France n'a pas la culture du coming-out !
En 2014, les coming-out de personnalités de premier plan, dont Tim Cook et Ellen Page, ont été relativement nombreux outre-Atlantique. En France, rien. Une différence qui renvoie à des oppositions culturelles profondes.
" Je suis ici aujourd’hui parce que je suis gay. Et parce que… peut-être que je peux changer les choses. Pour aider les autres à vivre une vie plus simple et avec plus d’espoir. Aussi parce que je sens que j’ai une obligation personnelle et une responsabilité sociale ".
Le 14 février 2014, devant un parterre de jeunes militants de l’organisation LGBT américaine Human Rights Campaign (HRC), l’actrice hollywoodienne Ellen Page, vue dans Juno, Bliss, Inception ou X-Men, soulève l’émotion en révélant publiquement son homosexualité. Le 30 octobre 2014, c’est au tour de Tim Cook, PDG d’Apple, de déclarer " Je suis fier d’être gay " dans une tribune publiée dans Bloomberg Businessweek. Une sortie du placard pas si surprenante pour les plus fins observateurs, mais d'une importance symbolique pour le patron de la première capitalisation mondiale.
Comme en 2012 et 2013, les coming-out de personnalités ont fréquemment fait la une des journaux et magazines en 2014 aux États-Unis, et plus généralement dans le monde anglo-saxon. Robin Roberts, coprésentatrice de l’émission Good Morning America, sur ABC le 30 décembre 2013, Michael Sam, l’un des plus grands espoirs de la National Football League (NFL), en février, Ellen Page quatre jours après, Tyler Glenn, chanteur pop-rock mormon, en mars, Daniel Franzese, acteur apparu dans Mean Girls ou La Guerre des mondes, en avril, Derrick Gordon, jeune prodige du basketball universitaire, en mai, Vicky Beeching, théologienne et chanteuse chrétienne, en août, Rob Kearney, champion de Strongman, en octobre, Ty Herndon et Billy Gilman, deux chanteurs de country qui ont révélé leur homosexualité presque simultanément le 24 novembre dernier, ou encore Connor Franta, jeune YouTuber de 22 ans aux 3,6 millions de followers.
mardi, décembre 23, 2014
LGBT : UKIP est raciste et homophobe, mais pas question que ça se sache !
Le Parti pour l’indépendance du Royaume-Uni, UKIP, commence à s’inquiéter des gaffes à répétition de ses membres. La formation a révisé son règlement interne pour inviter ses adhérents à ne plus utiliser le logo de UKIP sur les réseaux sociaux, sauf autorisation expresse de la direction, rapporte " The Observer ". La direction a également mis en garde contre l’utilisation de Twitter.
En cause : Les multiples déclarations et messages embarrassants de militants, ces derniers mois. Un candidat a, par exemple, proposé à un Lenny Henry, un comédien et présentateur noir de la BBC, " d’émigrer vers un pays noir pour ne plus vivre avec les Blancs ". Un autre avait proposé que les Africains se " massacrent les uns les autres ".
Un des registres préférés des membres de UKIP est encore l’homophobie. Un adhérent a ainsi été enregistré en train de qualifier les homosexuels de " vieille pédales dégueulasses ". Tout récemment, un ancien candidat du parti a soutenu que le club de football de Liverpool était " maudit " à cause de sa participation à la gay pride de la ville, l’été passé. Last but not least, le chef d’une section locale a comparé l’adoption par des couples de même sexe à de " l’abus d’enfants ".
Plusieurs auteurs de ces dérapages sont en cours d’exclusion. Toutefois, vendredi, le leader du parti, Nigel Farage a tenté de contre-attaquer en qualifiant ses critiques de " snobs ". Selon le tonitruant politicien, on reproche aux Non-Londoniens leur manière de parler " informelle ".
La faute au pirates : Un porte-parole de UKIP a prétendu que le tour de vis sur les réseaux sociaux a été adopté parce que des hackers utilisent le logo du parti pour diffuser des fausses déclarations et le décrédibiliser. En vérité, le parti réussit à merveille à se discréditer lui-même. Sa section de Rotherham s’est ainsi couverte de ridicule, samedi, en faisant paraître ses vœux dans un journal local. Au lieu du slogan habituel " Say no to the EU " ( Dites non à l’UE ), il a fait imprimer par erreur " Say no to the UK " ( Dites non au Royaume-Uni ). Le parti reste, néanmoins, numéro 1 dans les intentions de vote aux prochaines élections de 2015.
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