mercredi, mars 25, 2015

Sweet !

C'est dans l'air, c'est nécessaire...

Video : Ed Sheeran & Rudimental­ - Bloodstream !

Imprévu dans ce silence, qui guette une absence...

Kiss !

Il t'a laissé sur place, avec le diable au corps...

Lire : Marco Vidal vient d’écrire le premier bouquin historique sur le fist-fucking !

Popularisé par le documentaire La Fistinère, Caméra au poing, le fist-fucking est une pratique sexuelle toujours considérée comme marginale et associée à une certaine forme de violence. Conforté d'une part dans son extrémisme visuel par le porno et scruté de l'autre par le petit bout de la lorgnette derrière lequel se massent moqueries et blagues plus ou moins drôles, le fist-fucking ne semblait pas promis à un traitement autre que sectaire.

Mais cette année, cette pratique se trouve au cœur du livre Fist, paru aux éditions Zones en janvier dernier. Rédigé par un professeur de philosophie sous le pseudonyme de Marco Vidal, cette enquête de 146 pages retrace l'histoire de cette pratique, ciblant ses clones historiques et ses images littéraires. Au cours de ses recherches, Marco Vidal explore de nombreuses pistes, où s'entrecroisent des enquêtes de terrain, des études anthropologiques et des thèses de médecins du 19ème siècle tournant exclusivement autour du rectum.

Dans cet ensemble cohérent se dessine l'évolution d'une pratique, métamorphosée et propagée jusqu'à notre époque sous la forme d'un acte violent, que ce livre essaye de redéfinir en lui conférant une histoire et une autre interprétation. J'ai discuté avec Vidal de son projet, qui a pris forme dans son esprit il y a de cela 30 ans.

Comment avez-vous eu l'idée de ce projet ?

Marco Vidal : Au départ, il y a une curiosité de ma part qui vient de loin. Quand j'étais jeune, je suis tombé sur un entretien avec un jeune homme prénommé Jean-Luc, paru dans la revue homosexuelle Gai Pied. Découvrir l'existence du fist-fucking a été pour moi une révélation, celle d'une puissance du corps que je ne connaissais pas, que je n'arrivais même pas à concevoir, et qui est depuis restée une source de curiosité. Je n'ai jamais oublié cet entretien que j'ai eu l'occasion de retrouver 30 ans plus tard. De là est née l'idée d'aller plus loin.

Jean-Luc se présentait comme un hétérosexuel, mais il fréquentait des homosexuels pour satisfaire sa passion du fist-fucking. Il en parlait avec une précision et une sérénité qui étaient aux antipodes de ce que l'on pouvait imaginer d'une perversion. Il y avait quelque chose de très sain, de très normal chez ce garçon qui, en même temps, exerçait une pratique d'un autre monde. Tout le reste de mon livre s'est agrégé autour de cet entretien.

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Video : Cyprien - Top Chef !

Le monde comme une pendule qui s'est arrêtée...

Sorry !

Tout ça me tourmente un peu...

mardi, mars 24, 2015

Lire : Le premier personnage LGBT de Star Wars apparaîtra dans un roman !

L'univers Star Wars est peut-être né sur grand écran, mais il s'est toujours développé sur plusieurs médias : romans, BD, jeux de rôle, série ou jeux vidéo ont participé à la construction de cette immense galaxie lointaine, très lointaine. L'auteur Paul S. Kemp va faire apparaître le premier personnage ouvertement LGBT de l'univers Star Wars, dans le roman Lords of the Sith.

Le 28 avril 2015 sortira Lords of the Sith, roman original s'incluant dans l'univers Star Wars, signé Paul S. Kemp. " Il y a beaucoup de diversité — il doit y avoir beaucoup de diversité dans Star Wars ", a souligné l'éditrice du livre chez Del Rey, Shelly Shapiro. " Il y a toutes ces espèces différentes, et il serait incohérent de ne pas rendre compte de la diversité parmi les humains. S'il y a un message avec cette apparition, c'est simplement que Star Wars est aussi multiple (peut-être plus, avec tous ces aliens) que l'humanité. C'est parfaitement naturel ".

Le personnage LGBT qui apparaîtra dans Lords of the Sith se nomme Moff Mors, une gradée impériale ouvertement lesbienne. Un couple de Mandaloriens gays avait déjà été évoqué dans un livre de la série Legacy of the Force, écrit par Karen Traviss, mais la diversité se limitait là une subtile allusion.

Le jeu vidéo massivement multijoueurs Star Wars : The Old Republic a récemment introduit la possibilité de nouer des relations homosexuelles entre joueurs, après des plaintes de la communauté des joueurs.

J'ai mâle, mais j'aime bien...

Chris Evans !

Serre moi fort contre ton corps...

Société : Ce que nous savons –vraiment– sur l'homoparentalité !

Contrairement à ce que disent ceux qui s'opposent au mariage pour tous et à l'homoparentalité, le consensus scientifique porte sur le fait que les enfants élevés par des parents homosexuels ne rencontrent pas de problèmes particuliers par rapport à ceux qui le sont par des parents hétérosexuels.

Début février, une étude a été publiée qui concluait que les adolescents néerlandais élevés par deux mamans lesbiennes " ne présentaient aucune différence significative " avec les ados issus de mariages hétérosexuels. Fin janvier, une autre étude a montré exactement le contraire : " Les problèmes émotionnels sont deux fois plus importants (...) chez les enfants élevés par des parents du même sexe que chez les enfants élevés par des parents du sexe opposé ".

Regardons les études publiées depuis les années 1980 : Cette dernière recherche tombe à point nommé aux Etats-Unis, car la Cour suprême va auditionner sur le sujet du mariage entre personnes du même sexe cet été et la dernière fois qu’elle s’est penchée sur cette question, en 2013, des interrogations ont surgi sur l’impact du mariage gay sur les enfants.

Lors de ces auditions, le juge Antonin Scalia avait affirmé qu’il existait " des désaccords considérables chez les sociologues sur les conséquences de l’éducation d’un enfant au sein d’une famille avec des parents de même sexe et sur leur nocivité pour les enfants ". Le juge Anthony Kennedy avait quant à lui décidé de se pencher sur les dégâts " immédiats " possiblement infligés en ce moment même aux 40.000 enfants californiens issus d’une union de parents du même sexe. " La voix de ces enfants compte sur cette question, vous ne trouvez pas ? ", avait-il déclaré.

Mais que disent VRAIMENT les recherches sur la manière dont l’homoparentalité affecte les enfants ? Et quels sont les liens –si tant est qu’il faille en trouver– entre l’homoparentalité et le droit au mariage pour des couples du même sexe ?

Un monde abrupt, et là, je broie du noir...

Ça, c'est Paris !

On obtient ce qu'on veut des hommes avec une belle bouche...

Video : Train - Bulletproof Picasso ( starring Emily Kinney & Reid Ewing ) !

Tu aimes les loisirs créatifs ?

Chat alors !

Et l'âme alourdie de ses chaînes...

lundi, mars 23, 2015

Culture : Molière était-il gay ?

C'est la thèse avancée par le dramaturge Jean-Marie Besset. Pur fantasme, lui rétorque Georges Forestier, éditeur de Molière dans la Pléiade. Débat.

Pour Jean-Marie Besset, Molière se consola des infidélités de son épouse, Armande, dans les bras du jeune et beau Michel Baron. C’est ce qu’il met en scène dans sa pièce " Le Banquet d’Auteuil ". L’auteur du " Misanthrope " chassait-il donc le gibier à poil et à plume, comme dit Saint-Simon ? D’après Besset, c’est plus que probable.

Georges Forestier, historien des formes littéraires, spécialiste du théâtre du XVIIème siècle, responsable de la publication des " Œuvres complètes " de Molière dans la bibliothèque de la Pléiade, se montre très dubitatif. Le seul point sur lequel les deux sont d’accord : Molière n’était pas, comme certains le prétendent, le prête-nom de Corneille. C’est bien lui qui a écrit ses pièces. C’est déjà ça.

Georges Forestier : Vous semblez sûr que Molière était amoureux de Baron. Mais de quelles preuves disposez-vous donc ?

Jean-Marie Besset : Il est difficile d’établir que deux personnes couchent ensemble si elles ne veulent pas que ça se sache. Surtout en un temps où, même si à la cour et chez les privilégiés règne une grande liberté de mœurs, on envoie encore les homosexuels au bûcher. Il n’existe pas de preuve que Molière ait été homosexuel au sens moderne du terme, mais un faisceau de présomptions.

D’abord, le mot " homosexuel " n’existait pas. On faisait seulement la distinction entre les bons chrétiens et un petit nombre de libertins. Le coup de coeur que Molière a eu sur le tard pour un jeune homme m’évoque celui de Jean Vilar pour Gérard Philipe ou celui de René Clément pour Alain Delon.

G. Forestier : Jusque-là, aucune objection. Si vous faites de l’art en rassemblant quelques indices, d’accord. Mais si vous affirmez : " Ça s’est passé comme ça ", je ne vous suis pas. Car, enfin, qu’est-ce qui vous permet de penser que Molière a eu un coup de cœur pour Baron ? Ce n’est pas impossible, mais rien n’est moins certain.

Par ailleurs, il y a des nuances à apporter dans vos propos. Pour les homosexuels qui gravitaient autour du roi, la persécution n’était pas aussi épouvantable que vous le dites. Par exemple, l’homosexualité de Lully, du moins sa bisexualité, était de notoriété publique et on ne l’a pas brûlé, que je sache.

D’autre part, les libertins étaient nombreux. L’incrédulité était très répandue à la cour, en particulier dans les années 1660-1670. Louis XIV lui-même, représentant de l’Eglise de France, accomplissait du bout des lèvres ses devoirs de chrétien. Mais j’en reviens à Baron. Sur quoi vous fondez-vous quand vous décrétez Molière amoureux de lui ?

J.-M. Besset : C’est une critique de Michel Cournot sur " la Comtesse d’Escarbagnas ", parue en 1992 dans " le Monde ", qui m’a révélé l’amour de Molière pour son jeune acteur prodige. J’ai ensuite découvert deux textes, décriés par beaucoup d’historiens bien qu’émanant de témoins ou de gens qui ont interrogé l’entourage de Molière.

Le premier est un pamphlet anonyme de 1688, " La Fameuse Comédienne ", qui tire à boulets rouges sur Armande Béjart et évoque l’amour de Molière pour Baron. L’autre livre sur lequel je me base, " La Vie de M. Molière ", par Grimar, paru en 1705 ( Molière était mort depuis plus de trente ans ), est une réponse à " La Fameuse Comédienne ".

G. Forestier : Je vous rappelle que Boileau, familier de Molière, dit que tout y est faux.

J.-M. Besset : Et moi? je vous citerai pour mémoire le baron Charlus, qui dans " A la recherche du temps perdu ", de Marcel Proust, cite Molière parmi les homosexuels célèbres. Ou encore " La Petite Molière ", pièce où Jean Anouilh prend soin de nier l’existence d’un amour Molière-Baron, preuve que la rumeur circulait.

Bien sûr, dans nos livres d’école, aucun lien n’était fait entre Molière et l’homosexualité. Il était pourtant entouré d’homosexuels – ou plutôt de bisexuels, car beaucoup étaient mariés. Comment expliquer ce cénacle d’homosexuels autour de lui, Chapelle, d’Assoucy dont Jean-Luc Hennig a récemment publié la biographie, et tous les autres ? Vous voyez bien, on tire le fil, et toute la pelote vient.