vendredi, octobre 14, 2016

US : L'Alabama se rebelle contre le mariage homosexuel !

Pour ne pas avoir à autoriser les unions homosexuelles, onze comtés de l'État ont fermé les départements responsables des autorisations de mariage.

Dans l'Alabama, un État situé dans le sud profond et conservateur des États-Unis, une feuille de papier accrochée à la porte d'un tribunal symbolise la rebellion contre la législation relative au mariage homosexuel. " Je constate que cinq juges ont privé les États et leur population du droit de définir le mariage comme une union entre un homme et une femme, comme ils l'ont fait pendant des centaines d'années ". 

Voilà ce qu'indique le document qu'a signé Valerie Bradford, juge testamentaire du comté de Clarke, lorsque la Cour suprême a légalisé le mariage homosexuel aux États-Unis, le 26 juin 2015. Valerie Bradford explique que son bureau, n'étant pas obligé de le faire, n'a plus délivré la moindre autorisation de mariage depuis le mois de février de l'année dernière. " Que Dieu ait pitié de notre pays, de ses fonctionnaires et de son peuple ", conclut le texte accroché à la porte du tribunal.

Selon l'organisation Campaign for Southern Equality, 11 comtés parmi les 67 que compte l'Alabama ont fermé leurs bureaux de licences de mariage pour ne pas devoir autoriser les unions homosexuelles. Situé dans le sud-ouest de l'État, le comté de Clarke et ses 25.000 habitants en font partie. Toute personne souhaitant entreprendre les démarches nécessaires pour se marier doit se rendre dans un autre comté.

Renne Luker, secrétaire du bureau de la juge, est étonnée d'avoir constaté si peu de plaintes suite à la suspension des mariages. Sur son comptoir se trouve un crucifix. Cinq à dix licences étaient émises chaque mois. Elle affirme ne connaître aucun couple homosexuel désirant se marier à Grove Hill.

Toutes les personnes interrogées dans le centre de ce village de 1500 habitants qui est également la capitale du comté de Clarke, expriment leur opposition au mariage homosexuel de manière unanime. " Je crois en ce que dit la Bible ", explique Linda Litman, une femme de 52 ans qui travaille en tant qu'employée administrative au tribunal. " Pour moi, il n'y a aucune différence entre l'homosexualité, le mensonge ou le vol. C'est un péché comme les autres ", ajoute-t-elle après avoir précisé qu'elle n'avait vu aucun homosexuel dans le comté. Il y a sept églises aux alentours du centre du village.

Mais en Alabama, la difficulté ne se limite pas aux comtés. Roy Moore, le président de la Cour suprême de l'État, a été suspendu vendredi pour violation éthique, pour le plus grand bonheur des militants pour l'égalité. En janvier, Moore a exhorté les comtés à refuser d'accorder des licences aux couples du même sexe.

Il n'en est pas à son coup d'essai : En 2003, il fut écarté de ses fonctions pour s'être opposé au retrait d'un monument gigantesque érigé en l'honneur des dix commandements au sein du siège judiciaire de l'État.

La fracture sociale entre les États du sud, le gouvernement et la justice fédérale n'a rien de nouveau. Elle s'est formée dans les années soixante en Alabama, alors que le gouverneur de l'État plaidait pour le maintien de la ségrégation raciale. Pour certains, comme le président Barack Obama, la lutte pour les droits homosexuels est comparable à la lutte pour les droits civiques menée par les Noirs il y a cinquante ans. Mary Jackson, une femme noire de 62 ans qui travaille dans une boutique d'art à Grove Hill, considère que cette comparaison " ne tient pas compte du contexte ". " Je suis tout à fait convaincue que [le mariage homosexuel] est une abomination vis à vis de Dieu ", affirme-t-elle.

Video : Hobbie Stuart - Someone To Love You !

Je compte mes prières...

Love !

jeudi, octobre 13, 2016

UK : Les agressions homophobes bondissent de 147% après le référendum sur le Brexit !

Les crimes haineux à l'encontre de la communauté LGBT ont bondi de 147% à la suite du référendum sur le Brexit, selon l'association britannique Galop. Presque la moitié des personnes interrogées dénoncent l'indifférence de la police.

Une hausse des crimes haineux homophobes a été enregistrée ces derniers mois au Royaume-Uni. Comme le souligne l’association Galop, qui lutte contre les violences faites aux personnes homosexuelles, il semblerait qu’une minorité a profité du référendum sur le Brexit pour exprimer sa haine à l’encontre de la communauté LGBT. En témoignent les chiffres alarmants communiqués par l’association, selon lesquels les crimes haineux homophobes auraient augmenté de 147% les trois mois précédant le vote, par rapport à la même période en 2015, soit presque une multiplication par 2,5.

Comme rapporté par l’association dans son rapport annuel sur la " Haine ", quatre personnes sur cinq parmi les 467 interrogées ont été victimes d’agressions homophobes et une sur quatre l’a été physiquement. Près de la moitié d’entre elles (44%) ont affirmé que si elles étaient de nouveau victimes, elles ne s’adresseraient plus à la police, celle-ci ne prenant pas leur problème assez au sérieux. Nik Noone, directeur général de Galop, a déclaré au Guardian que " les réponses du Royaume-Uni " face "aux crimes de haine sont parmi les meilleures au monde, mais que les lois sont loin d'être parfaites. La peine de prison la plus importante pour des personnes homophobes, ou transphobes est ainsi de six mois. Soit moins de la moitié que la peine encourue pour un crime raciste. " Cette disparité a besoin de réparation ", a-t-il spécifié.

Comme le rappelle The Independant, les sites PostRefRacism, Worrying Signs et iStreetWatch avaient parlé deux jours après le vote, d’une foule scandant des propos racistes et homophobes rue Drury Lane, à Londres, entre la Cité de Westminster et Camden : " D'abord, nous allons expulser les Polonais, ensuite les gays ". Selon un porte-parole du gouvernement, cité par le quotidien britannique, " la haine contre une personne en raison de son orientation sexuelle ne sera pas tolérée en Grande-Bretagne. [...] Le plan d'action du gouvernement, publié en juillet, inclut des mesures visant à encourager les procureurs à opter pour des peines plus sévères en cas de crime haineux, y compris lorsqu'il cible la communauté LGBT ".

Video : Claudio Capeo - Ca va, ça va !

L'être se monacale...

Sweet !

Âme-stram-gram, pique, pique-moi dans l'âme, bourré bourré de nœuds mâles...

mercredi, octobre 12, 2016

Australie : Policiers gay espionnés par leurs collègues !

Trois officiers ouvertement gay de la banlieue de Sydney ont porté plainte devant une commission de l'Etat. Leurs collègues auraient profité d'une opération antidrogue interne pour tenter de les pousser à bout.

L’Australie fait souvent figure de modèle d’intégration des LGBT dans les institutions. Mais au sein de la police de Nouvelle-Galles du Sud, il y a encore du boulot. Ainsi trois agents de la ville de Newtown, près de Sydney, ont porté plainte après avoir été la cible d’une curieuse opération antidrogue interne.

Pendant six mois, leurs communications ont été interceptées par leurs collègues, qui les ont suivis et espionnés dans des bars et soumis à des tests de drogue, rapporte SBS News. Les trois fonctionnaires, qui ne se fréquentent pas en dehors de leur travail, soupçonnent que l’opération, baptisée " Andro ", les visait spécifiquement en tant qu’officiers ouvertement gay. Le compagnon d’un des policiers a subi le même traitement.

 Culture d’homophobie : Ce n’est pas la seule forme de harcèlement à laquelle les trois agents ont été confrontés. Vexations, blagues et insultes étaient fréquentes au poste de Newtown. " Cette affaire s’inscrit dans une culture plus large d’homophobie qui existe, je le crois fermement, au sein du commandement local. C’est inacceptable et je veux simplement que personne d’autre ne subisse un tel traitement ", explique Christian McDonald, un des plaignants, qui a entre-temps quitté la police.

Le Conseil antidiscrimination de l’Etat a jugé que les quatre plaintes étaient recevables et a ouvert une enquête visant la taskforce " Andro ".

Video : Mannekenfish Eurochamps Waterpolo Brussels ( Kenzo World parody ) !

Lire, c'est refuser de mourir...

Confidences sur divan, on se psychanalyse...

lundi, octobre 10, 2016

En savoir plus : Des animaux si gays !

Les comportements homosexuels sont communs dans le règne animal. Mais il faut se méfier de la tentation de tisser des parallèles avec l’Homme.

Un chien qui tente de s’accoupler avec un congénère dans la rue. Un lion et un gorille qui font de même en pleine savane. A première vue, ces exemples pourraient passer pour des exceptions. Des cas sans importances, rares et isolés. Il n’est est rien. " De très nombreuses espèces animales adoptent des comportements de type homosexuel, rapporte le biologiste Jacques Balthazart, qui dirige le Groupe de recherches en neuroendocrinologie du comportement à l’Université de Liège, en Belgique. Cela concerne aussi bien des poissons que des oiseaux et des mammifères ". L’ouvrage encyclopédique de Bruce Bagemihl, Biological Exuberance: Animal homosexuality and natural diversity, publié en 1999, recense ainsi plusieurs centaines d’espèces entretenant des relations intimes avec des partenaires du même sexe.

Une question de survie : Mais comment expliquer un tel comportement qui s’oppose à la théorie qui voudrait que les individus mettent tout en œuvre pour assurer leur descendance? Les naturalistes des XVIIIe siècle réduisaient le phénomène à une sorte de déviance, provoquée par le confinement excessif qu’impose la captivité. La réalité s’avère éminemment plus complexe. " Les causes sont diverses et difficilement identifiables, parce qu’il n’est pas possible de poser la question aux intéressés, explique Francesco Bonadonna, responsable de l’équipe Ecologie comportementale au centre d’écologie fonctionnelle et évolutive de l’Université de Montpellier. Chez les manchots, par exemple, les mâles et les femelles sont identiques. Comment, dans ce cas, distinguer la part d’erreur de l’attraction " ?

Une étude conduite sur sept colonies de termites, dont les résultats ont été publiés au début du mois dans la revue Animal Behaviour, montre que les mâles possèdent davantage de chance de survie lorsqu’ils sont en couple. En l’absence de femelles, certains d’entre eux constituent donc des duos du même sexe, afin de diminuer le risque de prédation.

Video : Bruno Mars - 24K Magic !