vendredi, avril 14, 2017

Culture : Pourquoi pense-t-on tout de suite que les amants de Pompéi étaient homos ?

Maintenant qu’on sait qu’ils étaient deux hommes, qu’est-ce qui nous pousse à voir ce duo enlacé comme des amants ?

Ils sont des milliers à avoir trouvé la mort lorsque de la roche fondue, des cendres volcaniques et des gaz mortels ont englouti la cité romaine de Pompéi et ses villages environnants, en une violente éruption qui dura deux jours en l’an 79, sous le regard de Pline le Jeune. Au fil du temps, les couches de cendre entourant les corps ont durci mais les tissus mous ont disparu. En versant du plâtre dans ces cavités ainsi créées, puis en grattant la roche à la surface, les scientifiques sont alors parvenus dès les années 1860 à conserver le squelette et l’apparence de certaines victimes et animaux présents sur le site. Depuis 2015, une équipe de chercheurs examine et restaure les moulages de 86 victimes de l’éruption du Vésuve, dont ce duo enlacé.

De couple hétéro présumé à couple homo supposé : Ces derniers furent découvert à l’aube du XXe siècle et devinrent célèbres par la singularité de leur posture. Ces " Amants de Pompéi " sont immédiatement identifiés par l’Italie fasciste de Benito Mussolini comme un couple hétérosexuel. 

Mais l’archéologue Vittorio Spinazzola à l’origine de la découverte formule une autre hypothèse : les " Amants de Pompéi " seraient deux femmes entrelacées et on baptise le duo " the two Maidens " (les deux jeunes filles). Personne ne pointe alors l’hypothèse d’un couple lesbien et Spinazzola privilégie la piste d’une mère et de sa fille.

L’analyse génétique des restes conservés dans les moulages révèle aujourd’hui qu’ils étaient en réalité deux hommes. " On ne peut pas affirmer qu’ils étaient amants, mais vu leur position, on peut en faire l’hypothèse ", annonce alors Massimo Osanna qui dirige le site archéologique de Pompéi, rapporte le Telegraph.

L’hypothèse repose également sur l’absence de liens biologiques entre les deux individus. " Ils n’étaient ni parents, ni frères, ni père et fils ". Ils étaient âgés de 18 et 20 ans lorsqu’ils ont été surpris par l’éruption historique du Vésuve.

Pas gays lorsqu’on les croyait femmes : " Ils n’étaient pas gays lorsqu’on les croyait femmes ", tempère pourtant David Meadows cité par l’anthropologue Kristina Killgrove pour Forbes. Bien que ravie que les médias et le public apposent spontanément un scénario non-hétéronormé à cette découverte, celle-ci soulève le problème qu’il y a à projeter nos présupposés culturels sur le passé. Elle se fonde notamment sur les écrits de Pamela Geller, auteure de The Bioarcheology of Socio-Sexual Lives : Queering Common Sense About Sexe, Gender and Sexuality, selon qui les découvertes de victimes dont les corps sont identifiés comme romantiquement enchevêtrés (…) en dit davantage sur l’état actuel de la situation socio-sexuelle que sur les interactions et les intimités passées.

De là à savoir si les deux jeunes hommes formaient un couple, " on parle d’hypothèses qui ne pourront jamais être vérifiées " renchérit le professeur Stefano Vanacore à la tête de l’équipe de recherche.

Les deux " amants " et les autres victimes emprisonnées dans les cendres du Vésuve devraient toutefois livrer d’autres mystères. Massimo Osanna affirmait en 2015 qu’une telle recherche permettrait d’en apprendre beaucoup sur les victimes : " leur âge, leur sexe, ce qu’ils mangeaient, de quelles maladies ils souffraient et à quelle classe sociale ils appartenaient. Ce sera un grand pas dans notre connaissance de l’antiquité ".

Ton sourire est un flingue dans ce monde de dingues...

Splash !

C'est devenu salement déprimant...

jeudi, avril 13, 2017

En savoir plus : La poignée de main de la princesse Diana contre le Sida !

Il y a trente ans, jour pour jour, la princesse Diana serrait la main d'une personne atteinte du sida, sans gant. Une première pour un personnage public. Et surtout, un geste, inimaginable pour l'époque, qui allait changer le regard porté sur cette maladie stigmatisante et méconnue.

Le 9 avril 1987, la princesse de Galles inaugure le premier centre médical dédié aux malades du syndrome d'immunodéficience acquise (Sida) en Angleterre, au Middlesex Hospital de Londres. Devant les télévisions du monde entier, elle fait visiter les lieux mais les 12 lits sont vides. Stigmatisés à une époque où la maladie est méconnue et terrifie, les patients préfèrent ne pas être filmés. Finalement, l'un d'eux accepte d'être photographié, de dos. La princesse serre alors la main de cet homme séropositif. Un geste qu’elle effectue sans aucune protection, et sans gant. Un acte impensable à l’époque, car il va à l'encontre de l'idée selon laquelle le virus se transmettrait par simple contact physique, ou en respirant le même air que les personnes infectées.

Dès le lendemain, la photo fait la Une des journaux et crée l'événement. Par cette poignée de main, Diana montre la voie et fait évoluer la vision que les gens ont du Sida. Une maladie alors attribuée aux homosexuels et surnommée " the gay plague " (lit. la peste des gays). En réalité, même si la communauté homosexuelle est fortement touchée, les personnes droguées font aussi partie des malades de ce virus, identifié pour la première fois en 1981 à Philadelphie, aux États-Unis.

Un infirmier présent lors de la visite de Diana en 1987, se souvient. " À l'époque, la maladie faisait peur parce qu'on ne savait pas exactement comment elle se contractait, raconte John O'Reilly dans une interview pour BBC. Mais la princesse a pris la main de tous les patients. Son geste a eu un retentissement mondial. Les téléphones mobiles, Twitter et Facebook n’existaient pas encore, mais ça a fait le tour du monde en un claquement de doigt ".

Par la suite, sa visite incite de nombreuses personnes à venir travailler pour le centre médical. La princesse a levé un tabou et aidé à lutter contre l'isolement des personnes malades. " Le Sida ne rend pas les gens dangereux au premier abord, avait-elle déclaré. On peut leur serrer la main et les prendre dans nos bras. Dieu sait qu'ils en ont besoin ".

Les foudres de la reine : Mais son engagement n'est pas au goût de tous. La reine Elizabeth II désapprouve la campagne menée par sa belle-fille. Une campagne qui met en avant la princesse et défie la bienséance et la discrétion de l'étiquette royale, notamment sur un sujet aussi sensible.

Des années après la mort de Diana, l'agent de police en charge de sa protection raconte le tourment de la princesse. " Après ses rencontres avec la reine, elle était bouleversée, explique Ken Wharfe. Elle m'a dit : La reine n'aime pas que je m'implique dans la lutte contre le Sida et d'autres actions caritatives - je devrais m'investir dans quelque chose de plus plaisant ".

Une cause longtemps niée par Elisabeth II. Ce n'est qu'en 2008, lors d'une visite dans une clinique spécialisée en Ouganda, que la reine reconnait officiellement la détresse des victimes du Sida.

Dans les pas de Diana : Des années après sa mère, le prince Harry reprend le flambeau royal. En mars dernier, il visite un centre médical de Leicester où s'était rendue Diana 26 ans plus tôt, en 1991.

Aujourd'hui, 35 millions de personnes sont séropositives à travers le monde ; c'est-à-dire qu'elles ont été contaminées par le virus d'immunodéficience humaine (VIH) contre lequel il n'existe aucun remède. Le prince a donc appelé à continuer les campagnes de sensibilisation, jugeant qu'il n'est " pas acceptable que la première fois qu’un jeune entend parler du Sida, c'est parce qu'il a été contaminé ".

Après avoir discuté avec les membres du personnel et les patients du centre, le prince a fait le service à table, rappelant à certains l'attitude de Diana. " Il a montré qu'il a bon coeur, comme sa mère ", raconte une bénévole. Pour Amdani Juma de l'Institut africain pour le développement social, " cette visite est très importante pour réveiller les consciences. C'est un prince et il peut nous aider à diffuser les messages de prévention à travers le monde. La princesse Diana était là en 1991, et aujourd'hui, c'est Harry. C'est très spécial. Un grand moment d'émotion ".

Video : Madonna - Her-Story !

Je veux plonger dans son cœur...

Un soir au musée...

Un désir d'aimer, comme un bouclier...

mercredi, avril 12, 2017

Russie : Les homosexuels en Tchétchénie sont victimes de purges et de tortures !

En Russie, et surtout dans les Républiques du Caucase du Nord, la situation des homosexuels est particulièrement difficile. Un journal, Novaya Gazeta, a révélé récemment qu’au moins une centaine d’homosexuels ont été arrêtés en Tchétchénie, que certains ont disparu et que plusieurs d’entre eux ont été tués.

Une journaliste qui connaît bien la Tchétchénie a publié un article selon lequel une véritable rafle dans les milieux homosexuels aurait eu lieu récemment. D’après des informations qu’elle dit avoir recueillies dans les milieux homosexuels, mais aussi auprès des forces de l’ordre et de l’administration de la République, une centaine de personnes, homosexuelles ou soupçonnées de l’être, auraient été arrêtées, maltraitées, parfois torturées, et trois personnes au moins auraient été tuées. Des ONG ont confirmé les arrestations et les enlèvements, et un réseau LGBT a mis en place un numéro d’urgence pour aider ceux qui le veulent à fuir le Caucase. 

Etre homosexuel dans le Caucase du Nord, c’est risquer d’être tué : La situation des homosexuels dans les Républiques du Caucase du Nord est particulièrement difficile. Etre soupçonné d’être homosexuel dans le Caucase du Nord, c’est risquer d’être tué, parfois par sa propre famille. Alors, quelqu’un qui a été arrêté ou enlevé car on le soupçonnait d’être homosexuel, ne peut pas rentrer chez lui. La seule solution pour lui, c’est de fuir.

Depuis cette vague d’arrestations, la plupart des homosexuels ont fermé leurs comptes sur les réseaux sociaux. Certains ont fui, juste parce qu’ils connaissaient quelqu’un qui a été arrêté, ce qui peut les désigner comme des victimes potentielles.

Une autre journaliste, qui a travaillé sur ce sujet il y a quelques années, dit que la situation s’est dégradée. Des témoins auxquels elle avait parlé à l’époque, refusent désormais de témoigner.

Déposer plainte auprès de ceux qui ont torturé : Le porte-parole de la présidence tchétchène a expliqué qu’on ne peut pas arrêter les homosexuels en Tchétchénie, tout simplement parce qu’il n’y en a pas ! Et la chargée des droits de l’homme a déclaré que la justice serait très clémente avec les familles qui tueraient l’un des leurs s’il est homosexuel. Elle s’est depuis rétractée. 

A Moscou, le porte-parole du Kremlin, qui a cru bon de préciser qu’il n’était pas spécialiste en relation non-traditionnelle, a conseillé aux victimes de déposer plainte auprès de la police, donc auprès de ceux qui les ont justement arrêtés et torturés ! La médiatrice russe pour les droits de l’homme a dit n’avoir reçu aucune plainte. 

Mais les organisations de défense des droits humains, comme Amnesty international et Human Rights Watch, poussent les autorités à ouvrir une enquête indépendamment de toute plainte, car, avec les risques existant, jamais personne ne va déposer plainte. 

Des purges préventives en prévision d’une gay pride : Cette affaire s’est compliquée d’une polémique sur les causes de ces rafles. La journaliste de Novaya Gazeta met en cause un activiste de la cause homosexuelle qui a demandé aux Républiques du Caucase l’autorisation d’organiser une gay pride. Elle estime que cette demande a incité les autorités tchétchènes à faire ce qu’elles appellent " des purges préventives ". L’accusation est réfutée par Nikolaï Alexeïev qui estime que les gays en Tchétchénie ne sont pas plus menacés qu'ailleurs en Russie, un point de vue qui n’est pas partagé par le réseau LGBT, qui aide les homosexuels de Tchétchénie à fuir.

 Source

Video : Ridsa - Avancer !

Oh la la !

Je lui demande si l'amour est tendre...

lundi, avril 10, 2017

LGBT : Cacher son homophobie en voyage ( Les étranges conseils de la Russie ) !

Le ministère russe des Affaires étrangères demande à ses ressortissants de ne pas être homophobes et de bien se comporter à l’étranger. #BonSens

Comme de nombreux pays à travers le monde, le ministère russe des Affaires étrangères publie régulièrement sur son site des conseils aux voyageurs afin de faciliter leurs séjours à l’étranger.

Sauf que dans le cas de la Russie, ce document prend des allures de guide de savoir-vivre. La première partie intitulée " Eléments communs de conduite, recommandés dans la plupart des pays pour éviter les incidents indésirables " détaille effectivement des comportements et attitudes qui pourraient pourtant paraître évidents.

Enfoncer des portes ouvertes : Par exemple, les voyageurs russes apprennent qu’il " ne faut pas être grossier ni humilier la dignité de la population locale " ou encore qu’il " ne faut pas montrer de l’arrogance et du mépris pour la culture locale ". En somme, les autorités russes enjoignent leurs ressortissants à être respectueux envers les populations locales et leur culture.

Certains conseils visent même des populations spécifiques. Ainsi, les voyageurs russes sont priés de " ne pas être familier avec les femmes et les personnes âgées ", sans savoir ce que recouvre le terme " familier ". Pis encore, ils sont invités " dans les pays à forte population noire à ne pas utiliser le mot nègre et ses dérivés ". On oscille entre incrédulité et consternation. Mais comment sont-ils en Russie ?

La deuxième partie du document comprend des conseils spécifiques quant aux comportements à adopter vis-à-vis de la communauté LGBT dans les pays de destination. Ainsi, en France, il est conseillé de " ne pas répondre aux membres de la communauté LGBT par des mots ou des gestes insultants ".

Les autres pays ne sont pas épargnés. En Espagne, " une attitude négative à l’égard des personnes ayant une orientation sexuelle différente n’est pas comprise par la population. Abstenez-vous ! ". Le Canada, quant à lui, " fait une sérieuse fixation sur l’égalité hommes/femmes " et une " censure publique " ( comprendre des sanctions pénales contre les auteurs) est orchestrée par l’État contre les attitudes négatives envers les " minorités sexuelles " et les " crimes de haine " basés sur l’orientation sexuelle. On n’ose imaginer les comportements en Russie pour en venir à édicter de telles règles.

Le ministère britannique des Affaires étrangères met à l’inverse en garde ses ressortissants contre l’homophobie à laquelle ils pourraient faire face en se rendant en Russie. De son côté, le site du quai d’Orsay n’en fait étrangement pas mention dans ses " Conseils aux voyageurs " , malgré la promulgation de la tristement célèbre loi russe " anti-propagande homosexuelle " en 2013.

Tu es l'instinct du voyage...