dimanche, juin 18, 2017
samedi, juin 17, 2017
Politique : Le Canada promet d'effacer les condamnations passées des LGBTQI !
Le premier ministre canadien, Justin Trudeau, a annoncé qu’un projet de loi allait être déposé pour que soient reconnues et corrigées les injustices subies dans le passé par les Canadien.ne.s en raison de leur orientation sexuelle et de leur identité.
C’est un pas de plus vers la reconnaissance des injustices dont ont été victimes les LGBTQI au Canada. Le 14 juin, le Premier ministre a annoncé qu’il présenterait un projet de loi pour effacer les condamnations prononcées dans le passé envers les LGBTQI dans son pays. La cérémonie, réalisée en présence de son conseiller spécial sur les enjeux liés à la communauté LGBTQI, a été accompagnée d’une levée des drapeaux arc-en-ciel et – pour la toute première fois dans le pays – de celui de la fierté transgenre (bleu, blanc et rose) sur la colline du Parlement.
Le projet de loi avancé par Trudeau prévoit de mettre fin à la discrimination fondée sur l’identité sexuelle ou son expression et d’éliminer les dispositions discriminatoires toujours contenues dans le Code criminel concernant les relations entre personnes de même sexe, comme il s’en est expliqué :
" Notre gouvernement croit en l’égalité et en un traitement égal pour tous les Canadiens. C’est pourquoi nous allons de l’avant avec un projet de loi qui permettra d’effacer les condamnations des Canadiens qui ont été injustement accusés d’un crime – simplement en raison de qui ils étaient ou de qui ils aimaient ".
Le gouvernement canadien s’illustre depuis quelque temps dans sa volonté de réparer les injustices qui ont frappé les LGBTQI par le passé. Déjà en mai 2017, le Premier ministre avait assuré qu’il présenterait ses excuses aux Canadien.ne.s victimes de la purge anti-gay qui s’est abattue sur de nombreuses personnes au sein de l’armée et de la fonction publique entre les années 1950 et 1980, lesquelles ont été harcelées, traquées et même renvoyées de leur poste pour leur orientation sexuelle.
Il faut savoir que jusqu’en 1969, les relations sexuelles entre personnes de même sexe étaient totalement illégales au Canada. Le Premier ministre canadien a assuré que le gouvernement présenterait ses excuses aux victimes de ces législations en plus d’effacer les condamnations passées.
Plus virtuel mais tout aussi symbolique, l’administration canadienne a mis en place un compte Twitter intitulé Sois toi-même en mai dernier, relais gouvernementales des campagnes, des actions militantes et des avancées. Un signe encourageant de la volonté du gouvernement qui, au delà de réparer les condamnations antérieures, souhaite également aller de l’avant et lutter contre toute forme de discrimination. Notons aussi que l’Ambassade du Canada en France a annoncé sa participation à la Marche des fiertés de Paris, samedi 24 juin. Une première dans l’histoire de la Pride parisienne.
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vendredi, juin 16, 2017
jeudi, juin 15, 2017
Santé : Face au Chemsex, AIDES lance une ligne d’appel !
" Ne regardons pas les hommes tomber ". C’est par ces mots forts que commence la tribune d’Aurélien Beaucamp, président de AIDES, parue dans " Libération ", le 22 mai. Par ce texte, le président de AIDES souhaite rendre visible l’enjeu de l’usage de drogues chez les gays, phénomène qui nécessite une réponse sanitaire spécifique, dans un modèle politique actuellement inefficace sur cette question. Le président de AIDES annonce à cette occasion l’ouverture d’une ligne d’appel inédite, à destination des hommes consommateurs qui appellent à l’aide. Explications.
Répondre à l’urgence du chemsex. Tel est l’objectif de la toute nouvelle ligne d’écoute lancée par AIDES le 22 mai, à l’occasion de la parution d’une tribune de son président, alertant également sur la " crise sanitaire " que posent les nouvelles consommations de drogues chez les gays, notamment via son usage en contexte sexuel, ou chemsex. " Nous faisons le constat depuis un certain temps de situations problématiques chez certains chemsexeurs, voire même des décès et des suicides ", explique Vincent Leclercq, militant à AIDES faisant partie du groupe de militants à l’origine de la création de cette ligne d’appel. " Nous souhaitions éviter les discours alarmistes qui ne fonctionnement pas en termes de prévention. A cela, nous préférons une réponse pragmatique à des besoins : une ligne d’urgence, avec un numéro offrant la possibilité aux gays consommateurs ou à leurs proches de discuter de manière anonyme, d’être orientés ou soutenus en cas d’impasse ", explique-t-il encore.
La ligne d’appel prend place dans un dispositif plus global, avec une interface via Facebook et l’utilisation de la plateforme Whatsapp, qui permet l’échange par SMS pour ceux qui le souhaitent. Les réponses sur cette ligne sont assurées par trois militants de l’association, un groupe restreint qui, selon les besoins des personnes qui appellent, oriente vers une quinzaine d’autres militant-e-s dans toute la France. Cette ligne ne vise pas à répondre aux urgences vitales immédiates qui doivent se tourner vers le Samu ou les pompiers.
Pour s’assurer que ce dispositif pilote est efficace, le choix de militant-e-s ayant de très solides connaissances sur les pratiques de consommation, les enjeux de santé afférents s’est imposé. " L’expertise et la connaissance du chemsex, des risques, et des enjeux étaient indispensables. Tout comme le fait d’avoir à faire à des personnes respectueuses et bienveillantes ", souligne Vincent Leclercq. Selon lui, ce dispositif est dans la droite lignée des mobilisations solidaires et activistes du début des années sida, où les personnes ne savaient pas à qui parler face à certaines situations.
Après son lancement, cette ligne d’appel permettra aussi de constater l’ampleur et les besoins des gays consommateurs de produits et de mieux y répondre. " Nous verrons bien le développement que connaîtra cette ligne. Elle sera aussi un observatoire pour comprendre les enjeux et exiger des réponses politiques ", défend Vincent Leclercq. Mais déjà dans la tribune d’Aurélien Beaucamp, l’état des lieux est clair : le modèle français, fondé sur le répressif, ne permettra pas de répondre aux questions spécifiques que pose le chemsex.
AIDES réclame déjà, sans tergiverser, de soutenir la mise en place de " programmes expérimentaux pluridisciplinaires ", pour faire intervenir l’ensemble des acteurs et actrices de prévention et de soins, pour mieux accompagner les usagers en situation de décrochage et en comprendre les mécanismes. En attendant, la ligne d’appel " ne fera pas de miracle " avertit AIDES, elle est une réponse communautaire de santé, pour briser l’isolement et le tabou et contre le sentiment d’impuissance général. Surtout, elle est la première à rompre l’indifférence actuelle.
La ligne d’appel est ouverte, aux consommateurs comme aux proches (01 77 93 97 77) ou par SMS (07 62 93 22 29).
mercredi, juin 14, 2017
mardi, juin 13, 2017
lundi, juin 12, 2017
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