vendredi, août 18, 2017
jeudi, août 17, 2017
Australie : Action en justice contre un vote postal sur le mariage gay !
Les défenseurs du mariage gay ont saisi jeudi la plus haute cour de justice australienne pour empêcher un projet controversé du gouvernement d'organiser un vote postal sur le sujet.
La majorité des Australiens est favorable au mariage entre personnes du même sexe mais le pays est à la remorque de nombreux pays occidentaux. Les différents mouvements politiques se disputent sur la façon d'y parvenir.
Le gouvernement conservateur a annoncé mercredi l'organisation prochaine d'un vote postal, dans lequel les électeurs seront appelés à exprimer leur opinion sur la base du volontariat.
Le Premier ministre Malcolm Turnbull, personnellement favorable au mariage gay, voulait organiser un " plébiscite " (un vote obligatoire mais dont les résultats ne sont pas contraignants) mais l'opposition a fait échouer cette proposition au Sénat.
Les Verts, les travaillistes et les indépendants militent pour un vote parlementaire libre, dans lequel les élus ne seraient pas tenus par la ligne du parti, une procédure plus simple, moins coûteuse pour le contribuable et qui ne déboucherait pas selon eux sur des débats clivants.
L'opposition accuse M. Turnbull, qui doit affronter l'aile droite de son propre parti conservateur très hostile au mariage gay, de vouloir " refiler la patate chaude à la population " sans défendre les droits LGBT, selon les termes de la sénatrice Penny Wong.
Le Centre de défense des intérêts du public a saisi jeudi la Haute Cour pour empêcher la tenue du vote postal.
" Nous allons faire valoir que le gouvernement outrepasse ses droits en organisant cette opération sans l'aval du Parlement ", a déclaré le chef de ce groupe Jonathon Hunyor. " Les questions de savoir comment le gouvernement exerce le pouvoir et quel est le rôle du Parlement sont importantes pour notre démocratie ".
Environ 122 millions de dollars australiens (81 millions d'euros) doivent être débloqués pour le vote postal en vertu duquel l'ensemble des 15 millions d'Austaliens seront invités à se prononcer avant le 7 novembre.
En cas de victoire du " oui ", un vote libre sera organisé au Parlement. Si le " non " l'emporte, rien ne se passera.
L'ancien juge de la Haute Cour Michael Kirby, fervent partisan du mariage gay, a annoncé au groupe de médias Australian Broadcasting Corporation qu'il boycotterait le vote postal, qualifié " d'irrégulier et de non scientifique ".
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mercredi, août 16, 2017
US : Les musulmans plus tolérants que les évangéliques envers l’homosexualité !
Le Centre Pew Research a publié, mercredi 26 juillet, une nouvelle étude sur les musulmans américains. Parmi la mine d’informations révélées, l’une d'elles retient l'attention : au cours de la dernière décennie, les musulmans des Etats-Unis sont devenus de plus en plus tolérants vis-à-vis de l’homosexualité.
Aujourd’hui 52 % d’entre eux estiment que l’homosexualité devrait être acceptée par la société tandis que 33 % jugent qu’elle devrait être découragée. L’étude démontre que cette tolérance augmente à vitesse grand V. En effet, en 2007, ils n’étaient que 27 % a penser que l’homosexualité devrait être acceptée, un chiffre monté à 39 % en 2011.
Dans le même temps, les Américains qui tolèrent l'homosexualité représentaient 51% de la population en 2007 ; aujourd'hui, ils sont 63 %. En revanche, les protestants évangéliques tolérant l'homosexualité ne représentent que 34 %, ce qui en fait le groupe religieux le plus intolérant des groupes sondés.
Les Américains musulmans ont toutefois des " opinions plus conservatrices " que le reste de la population, affirment les auteurs du rapport, pour qui l’évolution des positions des musulmans sur l'homosexualité est imputée à la jeunesse. 60 % des jeunes musulmans nés dans les années 2000 pensent en effet que l’homosexualité devrait être acceptée par la société.
mardi, août 15, 2017
Sport : Ryan Atkin, 1er arbitre pro de foot ouvertement gay, fait un coming out émouvant !
L'Anglais de 32 ans a brisé un tabou en s'exprimant publiquement sur son homosexualité.
Il s'appelle Ryan Atkin et il est arbitre de football en Angleterre. Loin des stars de la Premier League, ce jeune homme de 32 ans est entré dans l'histoire du sport en devenant le premier arbitre professionnel ouvertement gay. Il a fait son coming out lors d'une interview accordée à Sky Sports. Une action militante pour cet homosexuel qui espère que sa décision d'assumer publiquement sa sexualité aidera à combattre l'homophobie dans le football.
" Être gay n'a aucune importance quand il s'agit d'arbitrer un match de football, a-t-il déclaré dans cette interview jeudi 10 août. Mais si je parle d'égalité et de diversité, alors je vais mentionner que je suis gay parce que c'est pertinent. L'homophobie est toujours un problème, mais les choses s'améliorent un peu chaque jour. On peut changer le jeu et la culture si on change les esprits ".
Brisant un véritable tabou – l'homosexualité est toujours très mal vue dans le football et dans le sport en général –, Ryan Atkin parle d'un " saut dans l'inconnu ". " Dans le football professionnel en Grande-Bretagne, on sait très bien qu'il n'y a aucun homosexuel déclaré, et il n'y en a jamais eu non plus parmi les arbitres ", explique-t-il.
Quatrième arbitre dans des matchs de Premier League et arbitre central dans les niveaux inférieurs, Ryan Atkin va devenir la figure d'une prise de conscience. Parallèlement à son activité d'arbitre, il sera un des soutiens de la campagne Lacets arc-en-ciel lancée par Stonewall, une association de défense des personnes LGBT soutenue par la Fédération anglaise (FA), la Premier League et la Ligue anglaise de football.
Neale Barry, le patron des arbitres au sein de la FA, a d'ailleurs salué la décision de Atkin de rendre son homosexualité publique. " La FA soutient entièrement Ryan. Notre rôle est de soutenir tous les arbitres, d'aider à leur développement, de maximiser leur potentiel et, par dessus tout, d'aider à faire en sorte que leur expérience soit positive ", a-t-il lancé.
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lundi, août 14, 2017
Lire : Maxime Cochard, de la politique au roman !
Maxime Cochard signe un premier roman, intitulé " Cette infortune ". Jusqu'ici on le connaissait plutôt comme militant, alors nous avons voulu le rencontrer, pour parler à la fois littérature et politique.
Cette infortune, c'est l'histoire d'un adolescent qui a grandi dans une petite ville de Gironde et qui s'enfuit à Paris pour vivre plus facilement son homosexualité. Mais comment financer un départ pour la capitale quand on est encore dépendant financièrement de ses parents ? La réponse, il la trouve sur un site de rencontre bien connu, qui comporte une partie escort : il va se prostituer. Cela suffira-t-il ? Rien n'est moins sûr.
Maxime Cochard a 32 ans et en paraît pratiquement dix de moins. Il se définit comme un " militant politique " et appartient au Parti Communiste Français. Il est né et il a grandi à Paris, mais c'est à Bordeaux qu'il décroche son diplôme de Sciences Po. Assistant du groupe Communiste à l'Assemblée Nationale pendant 6 ans, il est désormais l'un des collaborateurs de Ian Brossat, adjoint chargé du logement à la ville de Paris. Il se présente par ailleurs aux élections législatives à Paris dans le XIVè arrondissement. Pas vraiment le profil typique d'un écrivain - si tant est qu'il y en ait un. Comme influence littéraire, il cite de but en blanc Hervé Guibert, Guillaume Dustan ou Edouard Louis. " Pas très original ! ", s'excuse-t-il.
Cette infortune, son premier roman, est la concrétisation d'une vieille envie d'écrire. " Depuis assez petit, je dirais même dès 10 ans, c'était quelque chose que je voulais faire, confie-t-il. J'adorais inventer des histoires pour les rédactions à l'école. C'est peut-être là que je me suis dit " ça je sais le faire ". Il a pourtant fallu pas mal d'essais avant de parvenir à rédiger un livre entier : " Pendant toute mon enfance, j'ai essayé d'écrire. On commence trois ou quatre pages et on s'arrête. Jusqu'à quasiment aujourd'hui. Et puis j'ai voulu me prouver à moi-même que j'étais capable de finir un projet. J'ai écrit un manuscrit, un deuxième. Le livre doit être le troisième ".
Le thème de la prostitution chez les jeunes gays ou bisexuels est récurrent dans la culture gay, notamment au cinéma. Lors de notre discussion, Maxime Cochard évoque l'influence de My own private Idaho, de Gus Van Sant. L'auteur explique avoir voulu donner une autre image de la prostitution, différente de " cette image d'épinal de la prostitution un peu noire, un peu cheap, sur les aires d'autoroutes ". Et puis, la prostitution est une réalité dans la communauté, reconnaît l'auteur : " Je suis frappé par le fait que lorsqu'on est un jeune gay en région parisienne, on est forcément à rencontrer quelqu'un de concerné, à avoir des propositions sur les sites de rencontre. En région parisienne et au delà ".
Le roman ne présente pas vraiment les clients du jeune homme sous un jour très favorable, forcément disgracieux, pathétiques... Maxime Cochard y voit un reflet du regard et des ambiguïtés du personnage : " Il s'attache à des hommes plus âgés, il a besoin d'eux et d'une certaine façon, il est fasciné par eux et en même temps, ils ne l'attirent pas. L'histoire du livre, c'est la manière dont il gère cette contradiction ".
Quand on décrit son héros comme un anti-héros, Maxime en rit : " Il n'est pas très sympa, oui ! Enfin, on m'a dit qu'il n'était pas très sympa. Pour moi, c'est un anti-héros, mais c'est le premier de sa classe, il est beaucoup dans l'ambition, il est plutôt intelligent, calculateur, il a une bonne opinion de lui-même. Je ne le trouve pas totalement antipathique. Il est pétri de contradictions. Il essaie de faire avec ce qu'il a et ce qu'il a c'est que les gens le trouvent mignon. Il veut monter à Paris pour la gloire, le pouvoir... de ce point de vue, c'est un héros, pas anti "!
Une partie importante du livre se déroule à l'Assemblée Nationale, où siège l'un des clients du jeune homme, un éminent député socialiste. Pour la description des lieux et de l'ambiance, le militant s'est directement inspiré de son expérience en tant qu'assistant parlementaire : " Ce que les gens ne savent pas forcément, c'est qu'à l'Assemblée, il y a une vie nocturne. Chaque député a un bureau et pour tous les députés des régions, qui sont la majorité, le bureau comporte un lit. C'est plutôt un hôtel, en fait. Il y a d'ailleurs un hôtel au sein de l'Assemblée, où l'on peut payer une chambre un peu plus confortable ". Et cette vie nocturne est source de rumeurs, ajoute-t-il : " Comme assistant, je n'ai pas vu d'aller et venues dans les lits des députés [rires]. Mais on m'en a parlé, les députés en parlent. Ils ont vu un tel avec une dame qui leur fait penser que c'est une relation tarifée, etc. Le député qui a sa vie bien rangée en province et qui s'autorise des choses quand il est à Paris... Après, qu'est ce qui est vrai, qui fait partie du mensonge ou de la perfidie politique, ça je n'en sais rien ".
Et preuve que le militant communiste n'est jamais loin derrière l'écrivain, les députés socialistes en prennent pour leur grade ! Maxime Cochard assume et s'explique :
" J'ai été assistant des députés communistes pendant 4 ans sous une mandature de droite. Je voyais les députés socialistes s'opposer de toutes leurs forces à ce que Sarkozy et la droite faisaient. Avec des mots parfois virulents. Ils expliquaient que c'était quasiment le fascisme à nos portes. Et lorsqu'en 2012 j'ai vu les mêmes adopter des textes de loi extrêmement proches voire pires dans certains cas et qui trouvaient toutes les justifications, cela m'a plongé dans un état de dévastation " ! Il reconnaît toutefois avoir mis de l'eau dans son vin depuis : " C'est très lié à l'époque où j'écrivais. Maintenant, j'ai un peu affiné mon discours "!, conclut-il dans un éclat de rire.
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dimanche, août 13, 2017
samedi, août 12, 2017
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