jeudi, novembre 09, 2017
mercredi, novembre 08, 2017
mardi, novembre 07, 2017
Société : Pas d’influence sur le comportement des enfants ayant des parents homosexuels !
Les enfants élevés par des parents homosexuels développent une identité genrée similaire à celle des enfants éduqués par des couples hétérosexuels.
Les enfants élevés par des parents homosexuels ont-ils une identité genrée modifiée ? La question a été souvent soulevée, parfois instrumentalisée par les opposants au mariage pour tous. A tort, visiblement.
Selon une étude menée sur 106 couples ayant adopté un enfant et publiée dans la revue Sex Roles, il n’y aurait pas de différence d’identité concernant le genre entre les enfants issus de couples homosexuels et ceux élevés par des parents hétérosexuels.
Pour parvenir à cette conclusion, les auteurs, de l’Université de Kentucky, ont suivi des couples homosexuels (gays et lesbiens) et hétérosexuels ainsi que leurs enfants pendant dix ans. Les enfants ont été interrogés et leur comportement a été analysé par les chercheurs – alors que les études précédentes s’étaient attelées à interroger les parents, et non les enfants eux-mêmes.
Poupées et camions : Les auteurs ont passé en revue plusieurs critères permettant d’évaluer l’adoption par les enfants des normes sociales du genre. Parmi ces critères figurent le choix des jouets, des habits ou encore des ambitions professionnelles.
Or, les résultats montrent que la sexualité des parents n’a pas d’influence sur la manière dont l’enfant construit son identité de genre. Par exemple, les petites filles de couples homosexuels jouaient pour la plupart aux poupées et les garçons, aux camions, à l’image des enfants adoptés par des parents hétérosexuels. Difficile de dire s’il faut s’en réjouir, ce n’est d’ailleurs pas le propos de l’étude.
En tout cas, les quelques enfants qui manifestaient des comportements moins conformes à leur genre avant d’entrer à l’école étaient aussi ceux qui aspiraient, quelques années plus tard, à des carrières moins typiques de leur genre. Ce qui montre que le choix des jouets constitue un indicateur plutôt pertinent de la manière dont les enfants s’identifient aux normes sociales du genre, expliquent les chercheurs.
Une affaire d'éducation : " L’orientation sexuelle des parents et la structure familiale n’avaient aucun impact significatif sur la conformité ou la non-conformité des enfants à leur genre, écrivent les auteurs. Nos résultats suggèrent que le développement de l’identité de genre chez les enfants adoptés par des parents lesbiens ou gays s’opère selon des voies habituelles, et est similaire à celui des enfants adoptés par des couples hétérosexuels ".
Ainsi, " le fait d’avoir un modèle féminin et masculin au sein du foyer ne facilite pas nécessairement le développement d’une identité conforme au genre chez les enfants adoptés, pas plus que cela décourage la non-conformité au genre ".
Par ailleurs, les auteurs expliquent que les travaux précédents qui ont conclu à une modification de l’identité de genre chez les enfants ayant été élevés par des couples homosexuels manifestent certains biais. Elles ont en effet porté sur des familles " non-traditionnelles ", alors que ces derniers travaux ont été menés au sein de couples aisés, issus de la classe moyenne et plutôt traditionnels. Ce qui induit que l’identité de genre est bien plus une affaire d’éducation que d’orientation sexuelle.
lundi, novembre 06, 2017
dimanche, novembre 05, 2017
En savoir plus : L'homosensualité, vous connaissez
Il y a, en matière de sexualité et de sensualité humaines, une vaste panoplie de définitions sur l'amour, l'amitié et les relations entre personnes de même sexe. Les sociologues sont les experts en matière de relations humaines et si je vous en parle aujourd'hui, c'est que j'ai découvert récemment un nouveau terme, l'homosensualité. Vous connaissez ?
C'est en visitant des pages de groupes Facebook gay au Maroc, en Algérie et en Tunisie, pour me tenir toujours informé de ce qui se passe dans ces pays, que j'ai remarqué qu'on utilisait très souvent le terme d'homosensualité, pour ne pas oser dire homosexualité. Comme nous le savons tous, il y a dans les pays musulmans une intolérance assez marquée pour les relations entre personnes de même sexe, et plutôt que d'admettre leur homosexualité, de nombreux hommes vont plutôt parler d'homosensualité, beaucoup mieux acceptée. Mais qu'est-ce que l'homosensualité au juste ?
La définition exacte est difficile à trouver, car il ne semble pas exister de consensus clair, mais selon Wikipédia, " En sociologie, l'homosocialité décrit les relations fréquentes et régulières entre membres du même sexe qui ne sont pas d'une nature romantique ou sexuelle, telles que l'amitié, le mentorat ou la bromance. Par définition, elle ne suppose ni l'hétérosexualité ni l'homosexualité et se distingue de l'homoaffectivité (affections fortes entre personnes de même sexe), l'homosensualité (relations sensuelles entre personnes de même sexe, mais sans érotisme, comme entre père et fils, mère et fille, camarades militaires ou entre sportifs) et l'homoérotisme (relations érotiques entre personnes de même sexe).
Le contraire de l'homosocialité est l'hétérosocialité, où l'on préfère des relations non sexuelles avec l'autre sexe. L'homosocialité a été vulgarisée par la discussion d'Ève Sedgwick sur le désir homosocial masculin, alors qu'elle avait été définie avant par Jean Lipman-Blumen comme une préférence sociale (et non sexuelle) pour les membres de son propre sexe. Le terme s'utilise dans les débats féministes pour qualifier des aspects de la solidarité entre mâles. En plus, certains féministes reconnaissent un lien étroit entre l'homosocialité féminine, le féminisme et le désir lesbien. Les sociologues, quant à eux, se penchent sur la question controversée du rapport entre l'homosocialité et l'homosexualité ". Bien que la partie concernant les relations sensuelles entre membres d'une même famille, militaires ou sportifs soulève des questions d'inceste selon mon opinion, le reste est assez intéressant.
L'homosensualité est certainement donc une explication intéressante quant à l'amitié très profonde que peuvent se porter deux personnes de même sexe. Combien de fois est-ce qu'il m'est arrivé de voir deux hommes se tenir par les épaules en marchant ou se coller en écoutant la télé sans que la moindre sexualité soit impliquée entre eux ? Cette forme d'amitié implique certainement un confort évident avec sa propre sexualité. J'ai l'impression qu'il doit être assez rare qu'un hétéro macho inquiet dans sa sexualité et qui a peur des apparences puisse se laisser aller à quelque forme de sensualité avec un autre homme.
Source
samedi, novembre 04, 2017
Italie : De porn star à enseignant universitaire !
Nouvel assistant à la prestigieuse université " La Sapienza ", un certain Ruggero Freddi a attiré l'attention des médias italiens, cette semaine.
En cause : son passé hard au sein des studios Colt.
Les étudiants en ingénierie de l’université romaine de La Sapienza, la plus prestigieuse d’Italie, se doutaient bien que leur nouvel enseignant était un fan de culturisme. Ce qu’ils ont découvert cette semaine, c’est que le musculeux Ruggero Freddi est aussi une ex-star du porno gay.
Sous le nom de Carlo Masi, il a tourné de nombreux films avec les studios Colt de 2004 à 2013.
" Honnêtement ce n’était pas vraiment un secret ", a répliqué le doctorant de bientôt 42 ans. Il a expliqué qu’il était parti aux Etats-Unis démoralisé par les faibles salaires offerts dans son pays. " Et on m’a proposé de faire un film. Et je me suis dit pourquoi pas ". En prenant sa retraite des studios, il avait évoqué son projet de démarrer un doctorat.
Photo hard en Une : Le pseudo-scoop a été relayé dans plusieurs journaux, dont " La Verità ", qui a illustré sa Une d’une photo hard de Masi en pleine action, entre deux autres étalons. "
Nouveaux enseignants en chaire à La Sapienza : celui d’ingénierie est au milieu ", a titré le quotidien de droite.
Ruggero Freddi dit n’avoir eu aucune retombée négative au sein de l’université… et n’avoir aucun regret quant à son passé. " J’étais content d’être un beau mec reconnu dans le monde entier. Je suis content que le monde reconnaisse que je suis aussi un mec intelligent " ! s’amuse le chercheur, interrogé par le site britannique GayStarNews.
vendredi, novembre 03, 2017
UK : Les médecins anglais invités à demander l’orientation sexuelle des patients !
Le National Health Service recommande au corps médical de poser la question à tous les patients âgés de plus de 16 ans, à chaque entretien en face-à-face.
Les professionnels de santé anglais devront désormais demander aux patients âgés de plus de 16 ans, à chaque entretien en face-à-face, quelle est leur orientation sexuelle. C'est en tout cas ce que recommande le National Health Service (NHS) England dans de nouvelles lignes directrices qui viennent d'être publiées.
" Vous vous définiriez ? ", devront-ils demander. Les patients devront ainsi choisir entre " hétérosexuel, homosexuel, bisexuel, autre orientation sexuelle, incertain, non établi ou inconnu ".
Adapter les soins aux spécificités de chacun : L'objectif de cette étonnante collecte de données ? Eviter les inégalités de traitement dont sont victimes les patients homosexuels. Le NHS veut s'assurer qu'il respecte " l'Equality Act " de 2010 en adaptant ses soins aux spécificités de chaque patient, en particulier lorsqu'ils sont homosexuels.
Selon le NHS, les patients homosexuels ou bisexuels seraient davantage sujets aux risques d'automutilation ou de suicide que le reste de la population. " Collecter et analyser des données sur l'orientation sexuelle permet de mieux comprendre ces patients, de mieux leur répondre et d'améliorer leur accès aux services de santé ", disent les lignes directrices.
La Fondation LGBT, qui a poussé le projet, ajoute que les patients homosexuels ou bisexuels seraient sept fois plus souvent exposés à la drogue que la moyenne, et deux fois plus sujets au " binge drinking ".
L'Etat n'a rien à faire dans nos chambres à coucher : Dans un pays où l'on collecte les données raciales des gens lorsqu'ils prennent une carte de bibliothèque municipale, tout le monde semble s'accorder sur le fait que la mesure part d'un bon sentiment.
Mais " ce qui semble bon sur le papier... devient très intrusif quand on l'applique dans la vraie vie ", résume l'ancienne secrétaire d'Etat à l'éducation, la conservatrice Nicky Morgan.
L'Association des médecins de famille estime " potentiellement intrusif et offensant " pour les médecins de surveiller la sexualité des gens. " L'Etat n'a rien à faire dans nos chambres à coucher ", a ajouté une intervenante interrogée sur Radio 4, une des antennes de la BBC.
Les patients pourront refuser de répondre à la question de leur médecin ou de leur infirmière. Mais le NHS recommande que leur réponse soit dans ce cas consignée sous l'intitulé " non établi " dans le nouveau système de surveillance dont il espère la mise en place d'ici avril 2019.
Source
jeudi, novembre 02, 2017
mercredi, novembre 01, 2017
mardi, octobre 31, 2017
People : Kevin Spacey s'excuse d'avoir harcelé un acteur de 14 ans et fait son coming out !
La vedette américaine, accusée par l'acteur Anthony Rapp de lui avoir fait des avances sexuelles alors qu'il n'était âgé que de 14 ans, a formulé de drôles d'excuses.
Kevin Spacey accusé d'avoir harcelé un jeune acteur, il y a plus de 30 ans. C'est ce que raconte l'acteur Anthony Rapp qui était âgé de 14 ans au moment des faits. Invité par Kevin Spacey à l'une de ses soirées, il aurait décidé d'aller s'isoler dans une chambre pour regarder la télévision, la fête l'ennuyant un peu, raconte-t-il au site BuzzFeed.
C'est à ce moment-là que la figure de la série House of Cards aurait fait irruption dans la pièce, il aurait mis l'adolescent sur le lit avant de monter sur lui et de lui faire des avances. Anthony Rapp aurait réussi à repousser Kevin Spacey avant de se réfugier dans la salle de bain. A côté de l'évier, une photo de Kevin Spacey enlaçant un homme. " Je me suis dit, ah, il est gay, je pense ", raconte encore Rapp. Il aurait ensuite ouvert la porte et annoncé à Spacey son intention de rentrer chez lui. " Tu es certain de vouloir partir ? " lui aurait demandé l'acteur.
Kevin Spacey a répondu sur Twitter. Il dit ne se souvenir que d'une chose de cette soirée. " Je suis horrifié par cette histoire. Je ne me souviens honnêtement pas de cette rencontre, survenue voilà 30 ans. Mais si j'ai agi comme il le décrit, je lui dois des excuses sincères pour mon attitude alors que j'étais alcoolisé ". Des excuses un peu plates vu les accusations colportées. D'autant plus que dans son communiqué, l'acteur en profite pour révéler son homosexualité. Une façon maladroite de faire son coming-out.
Libellés/Labels :
Actu,
Coming out,
People,
US
Inscription à :
Articles (Atom)






