jeudi, avril 12, 2018
mercredi, avril 11, 2018
Culture : Un nouveau centre d’archives sur l’homosexualité et le genre à Lyon !
Le Centre LGBTI de Lyon accueille depuis le début de l’année un nouveau centre de ressources sur l’homosexualité et le genre, composé d’une bibliothèque et d’un fonds d’archives.
Dans la foulée du succès critique et public du film 120 battements par minute, on a beaucoup parlé l’an dernier du projet d’un Centre d’archives LGBT parisien, en gestation depuis près de deux décennies mais sans cesse repoussé. À Lyon aussi, le besoin de préserver la mémoire militante des luttes des minorités sexuelles se fait sentir. C’est pour y répondre que le Centre LGBTI s’est récemment donné pour mission de recevoir et mettre à disposition de ses membres non seulement des livres, BD ou DVD sur l’homosexualité et sur le genre, mais aussi des archives militantes.
À l’origine du projet, Roméo Isarte était l’an dernier étudiant en deuxième année de master et réalisait un mémoire sur les festivals de cinéma homosexuels et féministes dans les années 70. C’est dans le cadre de ses recherches qu’il a été amené à rencontrer Laurent Chauvin, le président du Centre, qui l’a invité à constituer un fonds d’archives au sein de cette structure qui regroupe 32 associations. Une commission " bibliothèque et archives " a ainsi vu le jour ; elle comprend aujourd’hui huit bénévoles gays, lesbiennes, trans et hétéros ultra-motivé·es et majoritairement jeunes.
Mettre en commun les archives militantes : Une demande de subvention a ensuite été envoyée à la DILCRAH (Délégation Interministérielle à la Lutte Contre le Racisme, l’Antisémitisme et la Haine anti-LGBT), qui a soutenu le projet à hauteur de 3000€. Cette somme a essentiellement servi à acheter du mobilier (des casiers et une bibliothèque pour entreposer livres et archives) et à financer des déplacements et des rencontres avec d’autres acteurs engagés en faveur de la préservation de la mémoire militante LGBT.
L’initiative lyonnaise n’est en effet pas isolée : à travers toute la France, de jeunes chercheurs et chercheuses sur l’histoire des mouvements de libération sexuelle se mettent en lien et créent des réseaux pour mettre en commun les archives encore existantes. C’est ainsi qu’en février 2017 s’est tenue à Toulouse une rencontre sur " les archives transpédégouines ", autour notamment de Mathias Quéré, un jeune thésard qui poursuit actuellement des recherches sur le CUARH (Comité d’urgence anti-répression homosexuelle, actif de 1979 à 1987) et sur les Groupes de libération homosexuelle (GLH), des collectifs qui ont fleuri dans toute la France au cours des années 70.
Au Centre LGBTI de Lyon, toute personne militant ou ayant milité au sein d’un mouvement de libération sexuelle peut désormais déposer ses archives personnelles dans des casiers disposés à cet effet. Toutes les associations membres du Centre seront prochainement invitées à en faire de même, même si cela demandera sans doute un peu plus de temps et de persuasion. La question de la propriété des archives militantes est en effet sensible : au sein du Centre, chacun se souvient encore, dix ans après, du conflit qui avait opposé ARIS (la plus ancienne association homosexuelle de Lyon encore en activité) au collectionneur Michel Chomarat, qui s’était vu confier ces archives.
Une bibliothèque déjà riche de 1200 ouvrages : En attendant, c’est bien la bibliothèque qui constitue à ce jour le volet le plus fourni du projet. Elle compte actuellement 1200 ouvrages : romans, témoignages, biographies, beaux livres de photos ou de peintures, ouvrages historiques ou sociologiques sur l’homosexualité ou la lutte contre le sida… Mais aussi des bandes dessinées, des mangas (yuri ou yaoi), des films en DVD ou même en VHS. À cela s’ajoutent environ 500 périodiques : des exemplaires de Gai Pied (1979-1992), Masques (1979-1985), Lesbia Magazine (1982-2012), Têtu ou encore des gratuits LOM Magazine et… Hétéroclite. Un sixième environ des collections de la bibliothèque provient d’un don du Centre LGBT de Paris, qui a offert à son pendant lyonnais pas moins de 280 livres et documents qu’il avait en double. En revanche, la subvention versée par la DILCRAH n’a pas servi à acheter de nouveaux livres.
Pourtant, Roméo Isarte le reconnaît : le fonds de la bibliothèque aurait bien besoin d’être actualisé et diversifié. Selon ses propres termes, il est actuellement " très gay et très blanc ". Les livres sur les cultures lesbiennes, les transidentités ou le genre y sont trop rares. Sans compter que bon nombre d’ouvrages datent un peu, alors que l’appréhension des sexualités minoritaires ou de l’identité de genre n’est évidemment pas la même aujourd’hui que dans les années 70, 80 ou même 90. Mais la bibliothèque peut toujours être enrichie, par des dons ou, à l’avenir, par des achats. Roméo Isarte voudrait ainsi " l’ouvrir aux autres cultures queers, avec une approche plus intersectionnelle, qui ferait leur place aux minorités au sein de la minorité LGBT ".
D’autres centres de ressources sur le genre et l’homosexualité à Lyon : Il reste cependant conscient qu’un centre de ressources ne peut jamais être exhaustif. C’est pourquoi celui du Centre LGBTI est complémentaire à d’autres fonds déjà existants à Lyon. Le plus connu est sans doute Le Point G, le centre de ressources sur le genre de la Bibliothèque municipale. Cette dernière abrite également les fonds Michel Chomarat et Lacassagne, qui contiennent de nombreux documents relatifs aux questions de genre et de sexualités. Le Centre de documentation et de recherche sur les alternatives sociales (CEDRATS), mine d’information incomparable sur tous les mouvements sociaux qui ont agité la Croix-Rousse et ses pentes, recèle quant à lui le très riche fonds Bruno Hérail, du nom de ce militant très actif dans les années 70 au sein du GLH de Lyon.
Dans le domaine universitaire, il faut citer également le fonds Aspasie (fonds documentaire sur l’histoire des femmes et la question du genre en éducation au sein de la bibliothèque universitaire Éducation de la Croix-Rousse) et le Centre Louise Labé de l’Université Lumière Lyon II ( qui comprend " de nombreux documents et archives locales du mouvement des femmes depuis 1975 " ainsi que des revues féministes francophones ). Sans oublier, évidemment, les documents relatifs à l’homosexualité qu’on peut trouver dans les archives publiques (notamment, à Lyon, les archives municipales et départementales). Mais ceux-ci ne font pas l’objet d’un signalement spécifique et peuvent donc être plus difficiles à trouver.
Un nouveau centre de ressources pleinement justifié : La bibliothèque et le fonds d’archives, encore balbutiant, du Centre LGBTI ont cependant une spécificité, ils sont gérés par et pour les personnes concernées. " En cela, ils répondent à une véritable demande des associations lyonnaises, ils comblent un vide ", estime Roméo Isarte. Ils sont, en outre, plus largement accessibles que les fonds universitaires réservés aux chercheurs, chercheuses et étudiant·es. Par ailleurs, les politiques d’achat de ces fonds universitaires privilégient souvent les ouvrages documentaires, au détriment de la fiction et des témoignages. Autant de raisons qui justifient pleinement la création de ce nouveau centre de ressources sur l’homosexualité et le genre à Lyon.
Installée depuis janvier 2018, la bibliothèque du Centre LGBTI ne sera officiellement inaugurée que le 17 mai, à l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre l’homophobie et la transphobie. Mais on peut déjà y emprunter des ouvrages (à condition d’adhérer à l’une des associations du Centre) lors des permanences, chaque mercredi de 18h à 20h. On peut aussi donner des livres, des magazines, des DVD ou des archives personnelles en lien avec le militantisme LGBT. Enfin, pour récolter un peu d’argent et pouvoir ainsi faire de nouvelles acquisitions, les bénévoles de la commission " bibliothèque et archives " songent déjà à mettre en vente tous les ouvrages en double exemplaire, lors d’une braderie qui pourrait avoir lieu en juin, durant la traditionnelle Quinzaine des Fiertés LGBT.
Permanence de 18h à 20h le mercredi !
Au Centre LGBTI de Lyon, 19 rue des Capucins-Lyon 1 / 04.78.27.10.10 / www.centrelgbtilyon.org
www.facebook.com/Sardanapale69
mardi, avril 10, 2018
En savoir plus : À quand un aggiornamento de la culbute gay dans l'Eglise catholique ?
Dans son discours de Pâques, le pape François a parlé de le guerre (c'est mal), de la mort des gens et des trafics d'enfants (mal aussi) - mais pas du lâcher de soutane qu'on observe du côté de Naples...
Le pape François avait sorti la robe de cérémonie, une ligne pure ( pas un pli, tissu très bien repassé, sans doute par les nonnes, qui tout récemment, disaient qu’elles en avaient franchement marre de se taper toutes les tâches domestiques au Vatican, mais là n’est pas le sujet ), ligne pure de la robe, donc, et un joli blanc cassé, parfaitement raccordé à la calotte papale (le contraire eût été culotté), pour monter sur la loggia de la Basilique Saint Pierre (oui, on dit aussi loggia, en architecture vaticane, et je suppose que la Chapelle Sixtine possède par ailleurs son roof top, mais là n’est pas la question), un joli blanc cassé, disais-je, et un sautoir du meilleur effet, avec la petite croix qui va bien au bout, travaillée, mais pas outée, pardon, outrée, mignonne mais pas flashy, il est comme ça Francky, la simplicité de bon goût, la sobriété dans les manières, pour prononcer sa traditionnelle bénédiction urbi et orbi (et dieu qu’elle était longue, cette phrase !)
Et il a été bon, hein, croyez pas ! Tout ce qui est guerre, mort des gens et trafic d’enfants, bon, ça, il a dit stop. Pour tout le monde il veut des fruits. C’est une image : les fruits de la paix. Un peu comme les légumes de l’amour mais en sucré, voyez ? Quoi qu’il en soit, les fruits, il en veut pour l’Ukraine, pour la Syrie aussi, pour le Congo allez hop, c’est cadeau. Et c’est surtout marrant, mais pour Naples... Rien. Pourtant, à vol d’oiseau, c’est, je sais pas, deux heures à tout casser – et sans miracle, même vous, vous pouvez. Eh ben non, silence radio, alors que pour le coup, ça bruisse, là-bas, dans les couloirs du diocèse… Y a comme du lâcher de soutane dans l’air, vous savez.
Du lâcher de soutane : Alors c’est pas du " balance ton prêtre ", mais pas loin. Celui qui balance dévore les unes des journaux italiens - et mange des chèvres, accessoirement : Mangiacapra, il s’appelle. Francesco, de son prénom. Sourire coquin, jolie barbichette de bouquetin, toujours bien taillée, œil bleu acier et cheveu lustré, il est l’un des escorts que la ville s’arrache. Peut-être plus pour longtemps...
Il vient de remettre à l’archevêque un dossier de 1200 pages, comportant les noms de 40 prêtres et séminaristes ayant eu recours à ses services. Rapport largement étayé de tous les SMS échangés avant et après la prise de rendez-vous, toutes les conversations coquines tenues sur WhatsApp, et ce, évidemment, sinon ce serait pas drôle, nourri d’un nombre non négligeable de selfesses et de dick pick.
Selfesses ? Dick Pick ? Vous l’avez ? Bon. Photographies de parties intimes. Si si, soutane relevée et hop là !
Le diocèse de Naples a immédiatement transmis le tout au Vatican, pour que, je cite " les autorités compétentes " (François, donc) prenne le temps d’étudier la question et d’y apporter la réponse adéquate. Attention, Mangiacapra précise : il s’agit d’homosexualité, pas de pédophilie. Non, mais par les temps qui courent, c’est vrai qu’il vaut mieux être clair. C’est donc un péché et pas un crime – il était avocat dans une première vie, il tient à une certaine rigueur juridique. Et ce qu’il veut, lui, c’est tout simplement œuvrer pour plus de transparence au sein de l’Eglise, avec, à terme, une sorte d’aggiornamento de la culbute gay, qui ferait, selon lui, du bien à tout le monde. Pas sur sur que le Vatican l’en remercie, mais en attendant cette fameuse " réponse adéquate " de Sa Sainteté, j’ai ma petite idée...
Guérir les homosexuels : Je ne suis pas forcément dans les petits papiers de l’Eglise ( et encore moins aujourd’hui j’imagine ) mais j’ai ouï dire que du côté du diocèse de Bayonne, on organise des réunions pour " l’accompagnement des personnes homosexuelles ", en appliquant peu ou prou les mêmes méthodes que les thérapies de conversion à la mode aux Etats-Unis.
Ben oui, c’est pas un crime, l’homosexualité : Donc on punit pas, c’est le mangeur de chèvre qui l’a dit et il a raison. En revanche, c’est péché. Donc on lave, on guérit. Mais on ne juge pas, car " qui sommes nous pour juger ", avait justement questionné le pape François un jour où il se sentait particulièrement gay friendly… Sauf qu’en fait, ça marche pas, Bayonne. Ben non, les associations LGBT ont fait un tel barouf que la réunion a été reportée, mais… Ouf ! Y a pas qu’à Bayonne qu’on veut guérir les homosexuels.
A Paris, ça marche aussi. Tony Anatrella, ça vous parle ? Littéralement, " petite canne ", en italien – décidément, j’ai un truc avec les bestioles, moi, ce matin… Tony Anatrella, surnommé " le psy de l’église ", connu au moins autant pour ses condamnations très claires de l’homosexualité que pour les attouchements qu’il faisait subir aux jeunes adolescents venus le consulter en thérapie… Mais on ne juge pas… Non non. Enfin, si, en l’occurrence, on va le juger.
Un procès canonique a été décidé il y a quelques semaines. Tony Anatrella sera-t-il excommunié ? En attendant l’issue de la procédure, le Vatican a tranché : les hosties sans gluten, ça, ça va pas être possible. Interdiction formelle, tout récemment rendue publique. Parce que, autant, les orgies, bon, à voir. Autant, la pédophilie, hum, c’est compliqué. Mais l’eucharistie, y a des règles de fabrication, faut pas exagérer.
lundi, avril 09, 2018
dimanche, avril 08, 2018
TV : Pourquoi " Scènes de ménages " n'accueille toujours pas de couple de personnes de même sexe
La série quotidienne de M6 accueillera un nouveau couple à la rentrée, et il s'agit encore d'un couple hétéro...
Ils sont jeunes, ils sont beaux, ils s’aiment… et ils remplacent Marion et Cédric. A la suite du départ d’Audrey Lamy et de Loup-Denis Lion, Scènes de ménages accueillera un nouveau couple à la rentrée prochaine, Leslie et Léo, âgés de 24 et 26 ans et interprétés par Claire Chust et Vinnie Dargaud. " Nous n’avions pas encore traité la toute première fois d’un jeune couple qui découvre les défauts de l’autre au quotidien. Ils s’installent et travaillent ensemble, affrontent la précarité des débuts et sont issus de milieux différents, a commenté le patron de la fiction de M6, Yann Goazempis, dans le Parisien.
Si, selon lui, ce nouveau couple sera l’occasion de " raconter le passage de l’adolescence à l’âge adulte ", plusieurs téléspectateurs ont surtout fait remarquer que ce nouveau couple était encore un couple d’hétéros blancs.
On était dans une caricature un peu cliché, un peu Cage aux Folles : " Encore ", car la question s’était déjà posée lors de l'arrivée d'un cinquième couple dans la série à l'été 2015, un couple d’hétéros blancs. A quand un couple de personnes de même sexe ? Yann Goazempis avait alors répondu au micro d’Europe 1, qu’avec un couple de gays, " soit on était dans une caricature un peu cliché que je trouve idiote, un peu Cage aux Folles, qui ne nous intéresse pas, soit on est dans un couple de gays plus réaliste mais dans ce cas-là, les situations seraient les mêmes que pour un couple hétéro ". Donc autant continuer avec des couples hétéros ?
Nous avions d’abord des comédiens en tête : Pour M6, point de polémique avec le nouveau couple, car " pour la première fois dans Scènes de ménages, nous avions déjà des comédiens en tête, explique le directeur de la communication, Jérémy Guyot. Nous avons inversé le processus. Nous avions déjà travaillé avec Claire Chust, pour le prime Scènes de ménages - Aventures sous les Tropiques, et Vinnie Dargaud, il jouait un des rôles principaux de Commissariat Central, et nous souhaitions travailler de nouveau avec ces deux comédiens en lesquels nous croyons beaucoup ".
La chaîne M6 et la boîte de production Kabo avaient d’ailleurs déjà parlé de Scènes de ménages avec eux, et lorsqu’Audrey Lamy et Loup-Denis Elion ont décidé de partir, ils ont immédiatement pensé à eux : " C’est en les ayant en tête que nous avons créé la typologie du couple ".
Parmi les proches d’Emma et Fabien, ou de Cédric et Marion : Reste que pour une série qui s’invite tous les soirs depuis dix ans dans le salon des Français, Scènes de ménages n’est pas la plus représentative de ces mêmes Français. Jérémy Guyot précise que " s’il n’y a pas de couples de gays dans les récurrents, il en existe parmi les proches d’Emma et Fabien, ou de Cédric et Marion ".
Et de Leslie et Léo ? " Ces deux jeunes vivent avec leur temps et ils auront des amis homosexuels que nous verrons régulièrement. Comme beaucoup de jeunes de leur génération, ils sont dans l’acceptation normale de l’homosexualité sans revendication, ni militantisme ". Le responsable de la com' de M6 rappelle aussi que la chaîne va dans le bon sens et ne peut être critiquée sur ces questions, en prenant l’exemple d’un personnage gay dans la série Quadras ou du récent Zone interdite sur la transidentité.
samedi, avril 07, 2018
vendredi, avril 06, 2018
jeudi, avril 05, 2018
People : Harry Styles pourrait bien devenir une icône LGBT pour la nouvelle génération !
Depuis le début du mois de mars, la tournée mondiale de l'ex-One Direction Harry Styles est porteuse d'un message LGBT de plus en plus assumé.
L'époque de la mèche plaquée sur le front, à chanter " What Makes You Beautiful " avec ses copains de One Direction semble bien loin. Désormais lancé en solo, Harry Styles s'est émancipé musicalement, mais aussi en matière de discours, davantage tourné vers des questions LGBT. Le rescapé du fameux boys band serait-il en train de devenir une icône LGBT pour la nouvelle génération ?
Depuis le début de sa tournée mondiale, Harry Styles interprète sur scène un tout nouveau morceau baptisé " Medecine ", aux paroles pour le moins ambigües : " The boys and the girls are here / I mess around with him / And I’m ok with it " ( " Les garçons et les filles sont là, je fricote avec lui, et je suis ok avec ça " ), chante l'ex-One Direction. Il n'en fallait pas plus pour que la fanbase du chanteur s'enflamme sur Twitter, clamant qu'il s'agirait d'un coming-out bisexuel.
Aussi, Harry Styles commence par une équivoque " Treat you like a gentleman ", pouvant être interprété comme " Je te traiterai à la façon d'un gentleman " ou " Je te traiterai comme un gentleman " : on ne sait pas si ledit gentleman est lui-même, ou bien une éventuelle conquête.
Des drapeaux sur scène : En plus de ses paroles énigmatiques, Harry Styles est en train de faire de sa tournée un événement allant au delà de la musique. Avec un public forcément un peu moins jeune qu'auparavant, le chanteur s'adresse à des 15-25 ans et n'hésite pas à brandir des drapeaux LGBT, transgenre ou bisexuel ( en plus de drapeaux locaux ) sur scène. Un exemple inspirant pour des individus en passe de quitter l'adolescence, et de se construitre en adulte.
Une ambiance inclusive et positive qui n'est pas sans plaire aux fans, nombreuses à se fiancer durant ses concerts.
Comme dans " I Kissed a Girl " de Katy Perry ou " Te Amo " de Rihanna, la chanson évoque une possible bisexualité. Comme le rappelle The Guardian, nombreuses ont été les artistes féminines à évoquer une aventure d'un soir avec une personne du même sexe dans des chansons, dans tous les styles musicaux. Sauf qu'il s'agit cette fois-ci d'un homme qui parle, fait presque inexistant dans le paysage pop actuel. Une belle avancée, donc, d'autant plus importante qu'elle s'inscrit dans un domaine très grand public, et peut donc avoir une portée considérable aussi bien auprès des fans que de l'industrie musicale dans son ensemble.
En mai dernier, Harry Styles expliquait à The Sun qu'il n'avait " jamais ressenti le besoin de mettre une étiquette sur son orientation sexuelle " et que " tout le monde devait être ce qu'il/elle voulait être ".
mercredi, avril 04, 2018
Santé : Grindr propose aussi des rappels pour faire un dépistage du VIH !
L'application de rencontre pour les hommes bisexuels, gays, transgenres et queers rejoint la lutte pour la prévention du virus du sida.
Grindr est l’application de rencontres la plus utilisée par les hommes bisexuels, gays, transgenres et queers avec près de 3,6 millions d’utilisateurs quotidiens à travers le monde. Lancée en mars 2009 par Nearby Buddy Finder, elle rencontre un succès immédiat. La France compte 224.000 utilisateurs et se classe en troisième position après le Royaume-Uni et les États-Unis.
Ce lundi, l’entreprise a annoncé une nouvelle fonctionnalité de son application: des rappels sous forme de notifications seront envoyés tous les trois ou six mois pour inciter ses utilisateurs à faire des tests de dépistage du VIH. Cette nouvelle option permettra de mettre en lien les utilisateurs avec des centres de dépistage proches de chez eux grâce à la géolocalisation déjà activée sur l'application. Des renseignements sur la marche à suivre accompagnent ces rappels.
" Nous souhaitons réduire la transmission du VIH. Nous voulons aider notre communauté à vivre longtemps tout en étant la plus épanouie possible ", a confié Jack Harrison-Quintana, en charge du projet Grindr for Equality –une plateforme qui vise à défendre la justice, la santé et la sécurité pour les membres de la communauté LGBT dans le monde.
" Il existe déjà des applications de rappels mais le problème, c'est que les personnes qui les utilisent font déjà attention à leur santé. Avec cette nouvelle option, on pense atteindre une nouvelle audience ", explique Jack Harrison-Quintana.
Atteindre une nouvelle cible : Mashable rapporte les inquiétantes conclusions des centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC) aux États-Unis Le nombre d’infection par le VIH chez les millennials ne réduit pas. Près de 15.000 nouveaux cas sont signalés chaque année. Selon Graig Wilson, professeur d’épidémiologie et santé publique à l’université d’Alabama de Birmingham, pour réduire le nombre de nouvelles infections, il faut que les populations à risques se fassent tester le plus souvent possible –ce qui est rarement le cas chez les jeunes.
" Grindr a une audience fidèle, très active sexuellement, qui a besoin d'entendre nos messages quant à la nécessité de se faire dépister ", insiste Melanie Thompson, présidente de HIV Medevine Association –un groupe de médecins spécialistes du VIH.
Mashable explique que les programmes de santé publique peinent souvent à atteindre un public plus jeune. Grâce à son système de rappels, Grindr espère faire le lien entre ses jeunes utilisateurs et les centres de dépistage et bien sûr, sur le long terme, réduire les risques de transmissions du sida.
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