dimanche, mai 13, 2018

Cinema : Avec Plaire, aimer et courir vite, Christophe Honoré signe son plus beau film !

Le réalisateur se souvient, avec une pudeur et une grâce superbes, de sa jeunesse au temps du sida. En compétition à Cannes et en salle depuis ce jeudi.

Plaire, aimer et courir vite . L'alacrité du titre, au rythme ternaire irrésistible, invite à inventer des variantes. Séduire, baiser et survivre. Rire, lire et jouir. Souffrir, pleurer et mourir… Courir vite, dans le cas de Jacques, c'est " courir à sa perte ", selon ses propres mots. Il sait qu'il ne survivra pas au sida. On est en 1993, une époque qui était déjà celle de 120 Battements par minute, grand prix à Cannes l'année dernière.

Plaire, aimer et courir vite vient après le film de Robin Campillo sur les militants d'Act Up. Il arrive après, mais il n'arrive pas trop tard. Deux films ne suffisent pas à épuiser le sujet. Ni trois, ni quatre, ni cinq. Pour toute une génération, le besoin de consolation est impossible à rassasier. Les morts continuent de hanter les vivants. Vingt-cinq ans après le pic de l'épidémie, les rescapés racontent, les témoins se rappellent. Des cinéastes participent à ce deuil impossible. Honoré, avec une pudeur et une grâce superbes, se souvient de sa jeunesse et de ces vies privées de vieillesse.

S'approprier l'insulte : 120 Battements par minute donnait le contexte de Plaire, aimer et courir vite. Au début des années 1990, dix ans après les débuts du sida, les " pédés " tombent comme des mouches. Chez Honoré, comme dans la vie, les pédés se désignent comme des pédés, voire des salopes, jamais comme des homosexuels ou des gays. Ils s'approprient l'insulte qu'on leur envoie au visage. Quand la société ne les rejette pas, elle les laisse crever. En 1993, la trithérapie n'existe pas. Le sida n'est pas encore une maladie chronique dont on ne meurt pas, à défaut d'en guérir.

Jacques ( Pierre Deladonchamps, qui n'est plus un inconnu du lac ) n'a pas l'âme d'un militant. Il est écrivain, auteur de romans et de pièces de théâtre. Il évoque Koltès, Lagarce et Guibert, tous trois fauchés alors qu'ils n'avaient pas 40 ans, ou à peine. Jacques habite à Paris et vit avec son fils un jour sur deux. Il a le sida, comme l'un de ses anciens amants qu'il recueille un temps chez lui et qui a déjà un pied dans la tombe. Ils partagent les mêmes médicaments. Lors d'un déplacement en Bretagne, il rencontre Arthur dans un cinéma ( 1993 est l'année de La Leçon de piano ). Arthur a le charme indolent et la drôlerie de Vincent Lacoste, en couple avec une fille le jour, en chasse pour baiser avec des hommes la nuit. Jacques le vouvoie, le tient loin de lui. Il est déjà trop vieux pour mourir jeune et trop malade pour tomber amoureux. Il fait l'éducation sentimentale et intellectuelle du " petit pédé breton " à distance, au téléphone ou par lettres. 

Quand Arthur débarque enfin à Paris, Jacques, affaibli par la maladie, se cache chez son voisin et ami Mathieu ( Denis Podalydès, formidable ). Comment résister à ce jeune homme qui se met à chanter quand il sort dans la rue ? Les deux amants finiront par se retrouver. Ils n'auront pas le temps de se dire adieu. La suite, il faut l'imaginer. Arthur deviendra sans doute cinéaste, comme Christophe Honoré. Peut-être fera-t-il de bons films et de moins bons. Et de très beaux, comme Plaire, aimer et courir vite. 

" Plaire, aimer et courir vite ", drame de Christophe Honoré. Avec: Vincent Lacoste, Pierre Deladonchamps et Denis Podalydès… Durée: 2h12.

Video : Plaire, aimer et courir vite ( Bande annonce ) !

Pauvre amoureux d'un soir de mai...

Gratuitous distraction !

Tant de matins que rien ne dissimule...

samedi, mai 12, 2018

UK : La responsabilité du Royaume-Uni sur les lois anti-gays dans les pays du Commonwealth !

" Personne ne devrait subir de persécutions ou de discriminations en raison de ce qu'il ou elle est ou en raison de qui il ou elle aime ". 

Ce mardi, devant les représentants des ONG des 53 pays membres du Commonwealth, la Première ministre britannique Theresa May a " profondément regretté " l'héritage colonial des lois punissant les relations entre personnes de même sexe dans les pays de l'ancien empire britannique, fait état la presse britannique.

La Première ministre conservatrice, qui avait déjà regretté l'opposition passée de son parti aux droits LGBT selon le Guardian, est la première chef de gouvernement britannique à reconnaître la responsabilité de son pays dans la criminalisation des relations homosexuelles. Des aveux déjà formulés l'an passé lors d'une remise de prix pour la visibilité LGBT organisée par le site communautaire Pink News. 

Comme le rappelle le quotidien britannique, les relations entre personnes de même sexe, en particulier l'homosexualité masculine, sont encore illégales dans 36 pays du Commonwealth. Mais bientôt plus à Trinidad-et-Tobago où la semaine passée la Cour suprême a jugé une loi pénalisant les relations homosexuelles " inconstitutionnelle ".

Video : 2CELLOS - Eye of the tiger !

J'ai des pensées pornographiques....

Some after school !

vendredi, mai 11, 2018

US : Les écoles de l'Illinois vont enseigner l'histoire des LGBT !

Le Sénat de l'Illinois, aux États-Unis, vient d'adopter un projet de loi pour intégrer l'histoire des personnes LGBTQ+ dans les manuels scolaires.

Faire comprendre " le rôle et les contributions des lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres dans l'histoire de ce pays et de l'État de l'Illinois " c'est l'objectif du projet de loi qui vient d'être voté par le Sénat de cet État, pour lutter contre les préjugés homophobes comme transphobes.

Adoptée à 34 voix contre 18, la mesure permettra d'enseigner aux enfants de l'Illinois l'histoire des personnes LGBTQ+, raconte le quotidien américain The Hill. Cette proposition de loi doit maintenant être votée par les membres de la Chambre des Représentants pour être appliquée. Si c'est le cas, l'Illinois deviendrait le deuxième État à exiger un programme d'études inclusif, après la Californie.

Les écoles et les lycées de l'Illinois auraient alors l'obligation de consacrer des heures de cours à l'étude de l'histoire des personnes LGBT et à les inclure dans les manuels scolaires. Les commissions scolaires seraient autorisées à déterminer combien de temps serait consacré à ce sujet. Les écoles privées et religieuses ne sont pas liées à ce projet de loi.

Si j'avais au moins revu ton visage...

Oh la la !

jeudi, mai 10, 2018

LGBT : L'armée israélienne nomme le premier général gay de son histoire !

Le responsable de la branche juridique de l'armée israélienne Sharon Afek vient d'être promu au grade de général et devient ainsi le premier général homosexuel de l'histoire de Tsahal.

Le général de brigade Sharon Afek qui a notamment conduit les procédures judiciaires contre Elor Azaria et Ofek Bouchris a été recommandé par le chef d'état-major Gadi Eizenkot auprès du ministre de la Défense Avigdor Lieberman. " Les recommandations reflètent le statut central et significatif de l'avocat général militaire dans l'armée ", a déclaré le porte-parole de l'armée israélienne. 

" Je félicite le général de division Sharon Afek pour sa promotion. J'aimerais que nous arrivions au jour où une telle nouvelle ne serait plus une nouvelle. L'armée israélienne est l'armée de toute la nation - les femmes, les hommes, les religieux, les laïcs, les hétérosexuels et les LGBT " a déclaré Galia Wolloch, présidente de l'organisation de défense des droits des femmes Naamat.

" Ce sont des nouvelles joyeuses dans une période caractérisée par des processus moins positifs, y compris des tentatives d'exclusion et de religion visant principalement les femmes. Je m'attends à ce que le chef d'état-major combatte ces phénomènes dans le cadre de la guerre contre les valeurs de Tsahal," a-t-elle affirmé.

Le général Sharon Afek restera à son poste durant les cinq années à venir.

Video : Ed Sheeran - Happier !

Joue contre joue...

Chat alors !

mercredi, mai 09, 2018

Cinema : Film interdit, porno gay, drogue… les buzz annoncés du Festival de Cannes !

Cannes est toujours l’occasion de montrer des films sulfureux ou d’une actualité brûlante. Cannes a à peine commencé que la première polémique a déjà éclaté. À l’origine de celle-ci, la colère d’un homme, Paulo Branco, premier producteur de " L’Homme qui tua Don Quichotte " de Terry Gilliam. Le film a été choisi pour clôturer le festival mais Branco veut le faire interdire parce que, selon lui, Gilliam l’a éjecté du projet en cours de route. 

La venue d’un autre cinéaste fera parler sur la Croisette : celle de Lars Von Trier. Il y a sept ans, en conférence de presse, le réalisateur danois avait déclaré qu’Israël " faisait vraiment ch… ". Et qu’il " comprenait beaucoup Hitler ". Il avait alors été déclaré persona non grata par le Festival. Cette année pourtant, son nouveau long-métrage est en compétition officielle. " The House that Jack Built " met en scène un tueur en série qui considère chaque meurtre comme une œuvre d’art… 

Parmi les cinéastes en compétition, Jean-Luc Godard -dont on sait très peu de choses sur son film, " le Livre d’image ", si ce n’est qu’il parle de sa vision du monde arabe- suscite la curiosité. Mais le réalisateur franco-suisse, âgé de 87 ans, qui a eu des relations houleuses avec le Festival, boudera-t-il le tapis rouge ? " Jean-Luc a promis d’être là… Ce qui ne veut rien dire ", sourit Thierry Frémaux, le patron du Festival. 

D’autres films devraient secouer le tapis rouge à cause de leurs thèmes sulfureux, sociaux ou politiques. En compétition, on attend Vanessa Paradis en productrice de films pornos gays dans " un Couteau dans le cœur " de Yann Gonzalez. On attend aussi " les Filles du soleil " d’Eva Husson et ses combattantes kurdes qui luttent contre des djihadistes. Ou encore l’Égyptien " Yomeddine ", qui met en scène un vrai lépreux. Et l’on ne sait pas encore si l’Iranien Jafar Panahi, assigné à résidence dans son pays, pourra présenter " Three Faces ", portraits de trois femmes dans l’Iran moderne.

Dans les sélections parallèles, " Rafiki " est un film kényan interdit dans son propre pays parce qu’il est accusé de " promouvoir le lesbianisme ". " Climax " de Gaspard Noé ( connus pour " Irréversible " et sa scène de viol qui avait suscité la polémique ) s’intéresse à la danse de rue et à la drogue, " Sauvage " de Camille Vidal-Naquet parle de la prostitution masculine et " Shéhérazade " de prostitution féminine et de prison… Tandis que " Weldi " met en scène un père dont le fils part faire le djihad.

Hors compétition, un documentaire ( " Libre " ) brosse le portrait de Cédric Herrou, l’agriculteur qui aide des migrants à passer la frontière entre l’Italie et la France près de Nice. Un autre, signé Wim Wenders, met sous les projecteurs le pape François (" un Homme de parole " ). Mais Pierre Lescure a prévenu en conférence de presse : le pape ne montera pas les marches.

Démissionne ma vie, verticale...

Sans or et sans promesse...

mardi, mai 08, 2018

En savoir plus : À l'université, les millennials vivent leur sexualité au-delà des étiquettes !

Les étudiants hétéros sont nombreux à avoir une aventure avec une personne du même sexe. Et ils ne se considèrent pas gays pour autant révèle une étude américaine publiée récemment. 

Les millennials ne font pas attention aux étiquettes. Et cela vaut aussi pour leur vie sexuelle. Une étude d’Archives of Sexual Behavior, dévoilée à Marie Claire, le démontre.

1 femme sur 4 et 1 homme sur 8,5 : Une enquête envoyée à quelque 24 000 étudiants à travers les États-Unis met en avant les résultats suivants La dernière relation sexuelle d’1 femme sur 4 et d’1 homme sur 8,5 était avec une personne du même sexe. Et ils se considèrent tout de même hétéros. " Vous n’êtes pas seuls. Beaucoup de personnes sont dans la même situation ", adresse Alicia Walker, chercheuse en sociologie et coauteure de l’étude, aux personnes concernées.

Rien qu'une expérience : " Tous ceux qui ont une relation avec une personne du même sexe ne sont pas secrètement gays pour autant ", explique Arielle Kuperberg, professeure américaine qui a également participé à la recherche. " Il y a un écart important entre ce qu’ils estiment être leur orientation sexuelle et leurs actions ", ajoute-t-elle. À un âge où l'on se cherche à énormément de niveaux, il s’agirait donc d’une expérience. Ni plus ni moins.

No gender : Pour les millennials, ce comportement s'accompagne parfois d'une réflexion plus large sur le genre (à différencier de la sexualité). Beaucoup de jeunes se retrouvent dans une approche non-binaire ( le fait de n'être ni exclusivement homme, ni exclusivement femme ) de celui-ci, aussi appelée " no gender ".

Une notion véhiculée par le monde de la mode, et certaines marques comme Weekday. En France, un sondage réalisé cette année, avance que 13 % des 18-30 ans interrogés ne s’identifient pas comme hommes ou femmes. " Cette génération vit un bouleversement sociétal, car on a beaucoup plus de possibilités dans le boulot, dans le genre, dans la sexualité ", résume Agathe Rousselle, mannequin et artiste " no gender ".

Source

Video : Madame Monsieur - Egérie !

Chris Mears !

J'ai beau dire, j'ai beau faire...