samedi, juillet 14, 2018
vendredi, juillet 13, 2018
En savoir plus : Ces clichés qui empêchent les hommes de porter des bermudas en été !
Récemment autorisé aux chauffeurs de bus parisiens en cas de canicule, le bermuda révèle bien plus que les mollets des hommes.
Ça n’a l’air de rien mais c’est une petite révolution stylistique : depuis le 3 juillet dernier, les conducteurs de bus parisiens sont autorisés à porter le bermuda sur leur lieu de travail. Une victoire conquise de haute lutte par des machinistes qui en avaient assez de suer dans leurs pantalons pendant les épisodes caniculaires. Issu de la collection été 2018 RATP et disponible depuis le 15 juin, le seyant bermuda en polyester coton/Lycra couleur vert jade ( en fait un pantalon que l’on peut raccourcir grâce à un zip ) est un vrai succès : déjà 500 commandes.
Attention toutefois, comme celui du burkini ou du nœud papillon sur les marches du Palais des festivals, le port du bermuda RATP est sévèrement encadré. Autorisé uniquement entre le 1er juin et le 30 septembre et par une note préalable de la direction " lorsque les températures annoncées dépassent les 28° ", le fameux vêtement doit être accompagné de la chemisette blanche ou du polo gris de rigueur. Et gare aux originaux : les chaussettes sont interdites : socquettes uniquement.
Jean-Luc, 46 ans, chauffeur depuis quinze mois est enthousiaste : " Je vais en commander un, évidemment, mais le mettre, je ne sais pas, ça va dépendre du confort. Je trouve que c’est une bonne chose, mais je préférerais largement avoir la clim dans le bus ". Louis est un chauffeur à l’ancienne, quarante ans de boîte. Il est à trois mois de la retraite. Pour lui c’est niet : " C’est bien pour les jeunes, mais ça fait relâché, pas correct. Déjà que les gens ont trop de mépris pour nous, je ne vois pas comment on va se faire respecter en bermuda ! ".
Violence des échanges en milieu non climatisé : Le port du bermuda sur le lieu de travail, une affaire sérieuse. L’été dernier, les chauffeurs de bus nantais avaient fait le buzz en venant travailler en jupe ( empruntée à leurs collègues femmes ) pour protester contre l’interdiction qui leur était faite de porter le bermuda au volant. Ils avaient eu gain de cause. Mais en 2001, la fameuse " affaire du bermuda " avait mal tourné pour Cédric Monribot.
Pour éviter le coup de chaud en pleine canicule, cet agent technique à la Sagem de Saint-Étienne-du-Rouvray ( Seine-Maritime ) est venu travailler à l’usine du groupe électronique en bermuda beige ( simple, basique ). Sommé à plusieurs reprises d’enfiler un pantalon, il refuse. Et finit par recevoir sa lettre de licenciement. Motif ? Non-respect du code vestimentaire de l’entreprise. Débouté par les prud’hommes, le " bermudiste " forcené se pourvoira en cassation, mais sera débouté deux ans plus tard, la cour estimant que " la liberté de se vêtir à sa guise au temps et au lieu du travail n'entre pas dans la catégorie des libertés fondamentales ".
Avait-il de jolies jambes ? L’histoire ne le dit pas ! Mathieu, 26 ans, travaille dans le luxe. Ces derniers jours, il a pensé fort au bermuda. Pourtant, il ne peut en porter au bureau : " Si je travaillais dans une start-up par exemple, je pourrais me le permettre, mais là, ça ne colle pas avec le contexte professionnel, ça ne fait pas sérieux ! Est-ce que je confierais mon argent à mon banquier s’il me recevait en bermuda ? Je trouve aussi qu’il y a une inégalité hommes-femmes assez inédite. Quand il fait hyper chaud, les femmes peuvent porter des jupes légères ou des débardeurs, alors que nous les mecs on transpire en pantalon de costume et chemise à manches longues ". Benoît, 44 ans, travaille dans le tertiaire. Lui aussi est interdit de bermuda : " Le vrai problème à mon sens est que pour l’employeur, le bermuda signifie relâchement vestimentaire. Et qui dit relâchement vestimentaire dit relâchement de la productivité. Bref, t’es pas au boulot pour faire touriste ! ".
Cinquante nuances de bermuda : Trop casual, trop informe, trop beauf, le bermuda est un mal-aimé du vestiaire masculin. Et pourtant, chaque été, il refait son apparition sur les trottoirs des mégapoles, et ce même à plus 300 kilomètres de toute plage. " Inventé " au début du XIXe siècle par les militaires de Sa Majesté stationnés dans l’archipel caribéen des Bermudes, ce vêtement est à l’origine un uniforme raccourci au-dessus du genou. À l’époque, les militaires de la Royal Navy le portaient avec des chaussettes montantes, une cravate et un blazer, pour conserver le caractère formel.
D’abord cantonné aux militaires sous les tropiques, le port du bermuda contamine bientôt le reste de la société avec l’essor du sportswear dans la deuxième moitié du XXe siècle. Il quitte alors gymnases et plages pour envahir les villes. Multi-poches, à palmiers, kaki, bleu Oxford… Tous les bermudas ne se valent pas sur l’échelle de la fashion. D’ailleurs, quelle est la différence entre un bermuda et un short ? Quelques centimètres de tissu: au-dessus ou en-dessous du genou c’est un bermuda, à mi-cuisse c’est un short. Nombre de créateurs se sont depuis longtemps emparé du problématique vêtement, tentant des propositions mode plus ou moins convaincantes. Le styliste new-yorkais Thom Browne, qui s’est fait une spécialité du bermuda, imagine carrément un total look veste de costume + bermuda. Difficile à porter à la réu benchmark du lundi.
Jacquemus, jeune créateur français, a présenté fin juin dans les calanques marseillaises son premier défilé homme. Sorte d’ode à l’homme du Sud, sa collection baptisée " Gadjo " ( en référence à la culture gitane ) plaçait le curseur à mi-chemin entre " caillera cagole " et " beauf solaire ". Et forcément, on y retrouvait des bermudas.
Et même des pantacourts, le symbole ultime du mauvais goût estival, du non-style et de la " décathlonisation du monde " ( en référence à l’enseigne de matériel sportif numéro un en France ). Évidemment, les hipsters et autres influenceurs à barbe de trois jours ont depuis longtemps conquis le terrain miné du bermuda. Ces " bermudistas " le portent avec une chemise classique aux manches savamment retroussées et des mocas.
Tabou du poil masculin : Vincent Grégoire, qui capte l’air du temps au bureau de tendances NellyRodi, est formel : " Pour porter un bermuda, il faut avoir de belles jambes, ce qui n’est pas donné à tout le monde. Et si on a des cannes de serin, ça fait pensionnat ou scout ". Il est vrai que pendant longtemps, le bermuda était un vêtement destiné aux enfants ( les fameuses " culottes courtes " des gastronomes de la pub Kiri ).
Au XIXe siècle et jusqu’au milieu du XXe, nos chers bambins le portaient avec des chaussettes hautes, parfois même en hiver ( ça faisait des économies de pantalon à repriser au genou ). " Plus sérieusement, je pense que le vrai problème au port généralisé du bermuda, c’est que pour beaucoup d’hommes cela ne fait pas viril, déclare Vincent Grégoire. Il y a encore un tabou au dévoilement de la jambe masculine. Le souci c’est le poil ! Pour beaucoup d’hétéros, ça fait sale, ou pire, singe. Certains se rasent, comme pour discipliner leur animalité. Et puis montrer ses jambes, ça fait tout de suite gay. Encore plus si le bermuda est un peu moulant. Quoiqu’on en dise, on est encore dans des postures archaïques de dominant/dominé et l’homme a du mal à se dévoiler, voire à s’offrir dans un rapport de séduction ". Seuls quelques sportifs méga burnés, tel le joueur de basket NBA Russell Westbrook, s’autorisent le port du bermuda fashion sans que l’on remette en cause leur hétérosexualité.
Car oui, la jambe de l’homme est érotique, et il n’y a aucun mal à ça. Il y a quelques mois, Call Me By Your Name de Luca Guadagnino faisait fureur. Véritable festival de bermudas et de shorts eighties, le film est aussi une déclaration d’amour aux jambes d'Armie Hammer, le doctorant statuesque qui séduit le jeune Thimotée Chalamet. On ne s’en est toujours pas remis.
Alors messieurs, qu’elles soient fines ou musclées, poilues ou glabres, sentez-vous libres, montrez-nous vos guiboles !
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jeudi, juillet 12, 2018
mercredi, juillet 11, 2018
mardi, juillet 10, 2018
People : Kevin Spacey fait face à de nouvelles accusations !
Le nombre d'enquêtes contre l'acteur pour agression sexuelle se monte maintenant à six... La police de Londres vient de démarrer une nouvelle enquête sur trois nouvelles victimes présumées de l’acteur Kevin Spacey, d’après BBC News. Au total, six plaintes ont été déposées depuis l’année dernière contre le comédien pour agression sexuelle.
Selon TMZ, l’une des trois nouvelles victimes a porté plainte en avril dernier pour des faits qui remontent à 1996 tandis que les deux autres ont témoigné contre l’acteur en février, pour des faits plus récents, remontant à 2008 et 2013. Scotland Yard avait déjà ouvert une enquête en février dernier concernant des accusations d’agression sexuelle sur mineur.
Témoignages accablants : L’affaire Kevin Spacey remonte à novembre dernier, dans le sillage de l'affaire Weinstein. L’acteur de Star Trek : Discovery, Anthony Rapp l’avait alors accusé d’agression sexuelle alors qu’il n’était qu’adolescent.
Dans une tentative maladroite d’excuses, Kevin Spacey avait révélé son homosexualité mais l’annonce avait mis en colère les associations LGBT qui y voyaient une tentative de détournement de l’attention et un risque d’amalgames. Plus récemment, l’acteur Guy Pierce, avec qui il a joué sur le tournage de L.A. Confidential, a raconté lundi dernier dans une émission australienne que Kevin Spacey est " un incroyable acteur " mais qu’il " a les mains baladeuses ". Et d’ajouter : " Heureusement j’avais 29 ans et pas 14 ".
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lundi, juillet 09, 2018
LGBT : Le coming out du catcheur israélien Rixon Ruas !
Alors que, un peu partout dans le monde, la Pride ( Marche des fiertés ) a mis la lumière sur la cause LGBT, le sportif Rixon Ruas ne pouvait choisir meilleur moment pour faire son coming out. Le jeune homme évolue pourtant dans un monde très fermé...
On le sait, dans le monde du sport professionnel il faut beaucoup de courage pour oser publiquement assumer son homosexualité. Alors autant dire que Rixon Ruas, un catcheur israélien, en a fait preuve et que son message est salutaire.
Le sportif de 27 ans, originaire d'Haïfa ( dans le Nord d'Israël ), a donné une interview au site WDG dans laquelle il se déclare homosexuel et affirme vouloir apporter sa contribution dans la lutte pour les droits LGBT. Rixon Ruas, dont le vrai nom est Nir Rotenberg, déclare : " J'ai compris l'ampleur de la responsabilité et l'influence que mes actions ont maintenant que je suis un champion ( il a remporté le titre de champion d'Israël l'an dernier, ndlr ), et je savais qu'il était temps de sortir du placard en public. (...) Si j'avais eu un modèle gay en tant que jeune lutteur, les craintes que j'ai eues dans le passé auraient été évitées ".
Rixon Ruas, qui est en couple avec un homme prénommé Ronen et qui élève les deux enfants de son conjoint ( le couple veut se marier et avoir des enfants ensemble ), ajoute : " Mon but, c'est d'utiliser le catch comme plateforme pour transmettre des messages et créer de la visibilité et de la représentation de la communauté gay dans un domaine où il n'y en avait pas avant ".
Ces dernières années, le monde du sport a connu plusieurs coming out médiatiques, les deux derniers en date étant le champion de natation espagnol Carlos Peralta, ainsi que le joueur de la Major League Soccer américain Collin Martin.
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dimanche, juillet 08, 2018
Cinéma : Pourquoi James Bond gagnerait à être homo !
James Bond homosexuel, ça vous semble antinomique vu l'intérêt porté aux James Bond Girls ? Eh bien, justement, figurez-vous que c'est pas si absurde...
Attention, pavé dans la mare : regarder un James Bond, c’est comme enfiler de confortables charentaises. C’est… pas très audacieux : On sait que la meuf bonne va devenir James Bond Girl ( donc méchante et/ou morte ), on sait qu’il faut se méfier de toute personne ayant un accent d’Europe de l’Est. On sait que James Bond ne va pas mourir, et on sait aussi qu’il conduira extrêmement bien. On sait même comment il préfère sa vodka-martini, bon sang !
James Bond est une saga qui joue sur l’idée d’un héros traversant les âges en changeant très peu. L’incarnation par Daniel Craig a choqué les puristes, mais elle n’est pas SI fofolle que ça, calmons-nous !
Et au fond… ça doit pas lui rendre service, à James Bond, d’être aussi prévisible.
James Bond homo, le détail qui change la donne !
Si James Bond était gay, il se ferait moins souvent avoir par la première meuf au décolleté plongeant venue, et il risquerait moins de la laisser lui piquer la clef USB contenant le code de l’arme nucléaire clandestine ukrainienne.
C’est en tout cas le postulat du talentueux Alex Ramirès dans sa nouvelle vidéo ( Billet ci-dessous ), qui innove après son chouette format " remake low-cost " !
Dans mes rêves les plus fous, 007 n’a pas une James Bond Girl mais un James Bond Boy, et c’est Tom Hardy, tiens. Et James Bond, d’ailleurs, c’est Idris Elba.
Histoire d’allier l’utile (un bon scénario) à l’agréable (pour les yeux) !
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