jeudi, janvier 24, 2019
USA : Un joueur de foot fait son coming-out et espère aider les autres athlètes LGBT !
Matt Pacifici, un joueur de football de 25 ans, a fait son coming-out le 20 janvier dernier, dans un post Instagram émouvant. Il espère inciter les athlètes LGBT à faire de même.
Un coming-out qui fait du bien. Connu pour son poste de goal de l’équipe de Colombus Crew, Matt Pacifici, 25 ans, a décidé de faire son coming-out public dimanche 20 janvier. Le joueur, qui a été contraint d’arrêter le football après une sérieuse blessure il y a deux ans, n’a pas hésité a montrer son amour au grand jour. Outant par la même occasion son petit ami, Dirk Blanchat.
Sur son compte Instagram, le gardien de but a posté une photo de lui en compagnie de son petit ami, main dans la main. Le cliché est accompagné de la mention : " Qu’est-ce que tu veux dire, je ne te l’ai pas dit ? ".
Interviewé par nos confrères du média Outsport, le joueur a expliqué vouloir montrer son bonheur. " Quand vous êtes dans une relation qui vous rend heureux, et sur les réseaux sociaux vous voyez des gens qui publient des photos à propos de leur petites amies, c’est étrange de ne pas faire partie de ça ", et de poursuivre :
" Vous voulez que les gens sachent. Cette relation est celle qui me rend le plus heureux de ma vie ".
Matt Pacifici voulait devenir footballeur professionnel depuis l’âge de quatre ans. Et pour lui, comme pour beaucoup d’athlètes LGBT, la perspective de faire son coming-out était longtemps source de stress, voire pouvait tout simplement détruire une carrière.
" Jouer à l’athlète professionnel et hétérosexuel était beaucoup plus important pour moi à l’époque, que d’être honnête avec moi-même ", explique-t-il à nos confrères d’Outsport.
Quatre joueurs homosexuels ont fait leur coming-out avant lui. Cela fait de Matt Pacifici le cinquième footballeur professionnel américain ouvertement homosexuel aux États-Unis. Il espère qu’en ajoutant sa voix à celle de ses collègues, cela en entraînera d’autres à le faire.
" Plus les gens vont faire leur coming-out, plus cela sera facile pour les autres de suivre ".
mercredi, janvier 23, 2019
Job : Thomas Delano fait bouger les lignes pour les LGBT en entreprise !
Faire son coming-out en entreprise n’est pas toujours chose aisée. A 28 ans, Thomas Delano s’engage en expliquant aux entreprises pourquoi elles auraient intérêt à encourager la diversité.
Si 80% des personnes LGBT+ se disent prêtes à faire leur coming-out au travail, seule une sur deux a réellement franchi le pas.
La cause : 35% d’entre elles pensent que sortir du placard peut être un frein à leur carrière. Ils et elles sont donc trop souvent amené.e.s à gaspiller leur énergie, à mentir par omission pour protéger le " secret " de leur orientation sexuelle. Ainsi, les hommes gays se retrouvent à transformer les " mon copain " en " ma copine " lorsqu’ils évoquent leur vie privée, et vice-versa pour les lesbiennes.
Résultat : Des nœuds au cerveau, une cohésion moins grande avec le reste de l’équipe, mais aussi un vrai mal-être au travail.
La cause : 35% d’entre elles pensent que sortir du placard peut être un frein à leur carrière. Ils et elles sont donc trop souvent amené.e.s à gaspiller leur énergie, à mentir par omission pour protéger le " secret " de leur orientation sexuelle. Ainsi, les hommes gays se retrouvent à transformer les " mon copain " en " ma copine " lorsqu’ils évoquent leur vie privée, et vice-versa pour les lesbiennes.
Résultat : Des nœuds au cerveau, une cohésion moins grande avec le reste de l’équipe, mais aussi un vrai mal-être au travail.
Ces chiffres qui permettent de rendre compte des souffrances que peuvent connaître les lesbiennes, gay, bi et trans’ en entreprise, on les connaît grâce à Thomas Delano. Ce jeune chef de projet au Boston Consulting Group (BCG) milite activement pour la meilleure intégration des LBGT+ dans le monde du travail. Il est ainsi à l’origine du Baromètre Out@Work sur le coming-out en entreprise, réalisé auprès de 4.000 personnes de 60 nationalités dans plus de dix pays. Une étude qui révèle que la France est loin d’être une bonne élève sur la question des entreprises LGBT-friendly ( seulement le 7e pays sur 10 ).
Donner un espace de discussion aux LGBT : A 28 ans, Thomas Delano est engagé dans la cause LGBT+ depuis plusieurs années. Et même si ce modeste ne l’avoue qu’à demi-mots, il peut être fier d’être un moteur du changement. Au sein de son entreprise d’abord, où il est responsable de l’initiative " Pride@BCG " en Europe, Afrique et Amérique du Sud.
" Pride@BCG, c’est un réseau pour les personnes LGBT+ et leurs allié.e.s. Quand je suis arrivé dans le bureau de Paris en 2012, au moment du mariage pour tous en France, l’initiative était focalisée sur les Etats-Unis et les pays anglo-saxons. Avec un collègue, nous avons décidé de la mettre en place ici. Aujourd’hui, nous sommes une vingtaine de personnes à faire partie du réseau parisien, preuve qu’il y avait un véritable besoin ", développe-t-il.
Ce réseau, en plus de soutenir de grandes opérations internationales de défense des droits LGBT, se présente comme un espace de conseils et d’échanges dans l’entreprise. " L’objectif est que les salariés se sentent bien. Les jeunes LGBT qui débarquent dans la vie active peuvent avoir des questions spécifiques. L’existence de Pride@BCG leur permet de savoir vers qui se tourner ".
Faire son coming-out, mission impossible : L’une des préoccupations principales de ces jeunes, justement, est la question du coming-out. Pour ceux qui préfèrent ne pas révéler leur homosexualité ou transidentité, rester dans le placard demande une énergie considérable. " C’est par exemple, des pirouettes pour ne pas révéler le genre de son partenaire, quand on raconte son week-end à son chef le lundi matin devant la machine à café ", développe Thomas Delano.
Pour celui qui est arrivé directement au BCG après ses études, sortir du placard au travail s’est fait assez naturellement. Il se rappelle : " Ma première journée de stage de fin d’études au BCG, je suis resté assez tard au bureau et ma chef de projet m’a dit de partir pour rejoindre ma copine. S’en est suivi un dialogue assez drôle puisque quand je lui ai dit que je n’en avais pas, elle m’a répondu : Ce n’est pas en restant tard avec moi que tu vas en trouver ". Il a fini par tout expliquer.
Il explique qu’à ce moment-là, il a dû faire un choix assez rapide : entretenir le flou ou donner des explications. Car dans une société hétéronormée, même les plus bienveillants vous mettent d’office dans la case hétéro. Et il a bien conscience que, pour certains, tout expliquer est beaucoup plus difficile, pour des raisons personnelles ou parce qu’ils perçoivent un climat moins favorable dans l’entreprise.
Donner aux entreprises l’envie d’intégrer les LGBT : C’est donc face à ce constat que Pride@BCG a mis en place le Baromètre Out@Work, qui en est à sa quatrième édition. Son objectif est double : décrire cette réalité, mais aussi faire de la pédagogie à destination des entreprises, pour leur donner envie d’être moteur de changement. La deuxième partie de l’étude est consacrée aux leviers qu’il est possible de mettre en place pour favoriser la diversité.
" L’étude se concentre sur des salariés travaillant dans des pays où, en théorie, la question des droits LGBT est bien avancée, qui ont le mariage pour tous par exemple. On se rend bien compte que même quand la société civile a changé, le monde professionnel peut être à la traîne. Les entreprises ont une responsabilité sociétale et il est important d’accompagner ceux qui ont une volonté de faire changer les choses ", assure Thomas Delano.
Lui-même prend toujours du temps pour conseiller les entreprises qui ne savent pas par où commencer. Il a également de bons arguments pour ceux qui savent que favoriser la diversité est " la bonne chose à faire " mais qui ne savent pas comment convaincre leurs responsables : " Une entreprise plus LGBT-friendly, c’est une entreprise plus attractive et plus productive, qui ne se prive pas de talents ".
En clair, il montre bien qu’intégrer les LGBT+ dans le monde du travail, c’est du win-win : pour les concerné.e.s, pour les entreprises. Et pour la société, en général.
Chine : Une campagne LGBT choc s'inspire du film " 3 Billboards " !
Un artiste et un policier homosexuel mènent actuellement en Chine une campagne pour dénoncer les traitements censés " guérir " les orientations sexuelles des gays, à l'aide de camions équipés de panneaux accusateurs comme dans le film américain " 3 Billboards ".
Pékin a dépénalisé l'homosexualité en 1997 et l'a retirée de sa liste des maladies mentales en 2001. Mais les gays et lesbiennes font encore l'objet d'une très forte pression familiale et sociale.
Ils sont nombreux à se résigner au mariage pour répondre au désir de petits-enfants de leurs parents. Et sont parfois incités par leurs proches à subir des traitements de " réorientation " à base de médicaments, d'isolements ou d'électrochocs.
Ces " thérapies de conversion " sont considérées comme non scientifiques et inefficaces par les experts. Certains hôpitaux les proposant ont été condamnés par la justice chinoise. Mais de nombreux autres sont toujours actifs.
L'artiste chinois Wu Qiong, excédé par ces pratiques, a choisi de lancer une campagne-choc itinérante afin d'attirer l'attention de ses compatriotes sur le phénomène.
Il dit avoir été inspiré par le film américain " 3 Billboards : les panneaux de la vengeance " (2017), où une mère de famille en colère ( interprétée par l'actrice Frances McDormand ) fait afficher trois panneaux accusateurs pour interpeller la police après le viol et le meurtre non élucidé de sa fille.
" Ce film visait à soulever des problèmes non résolus. On voulait également utiliser cette méthode pour émettre des doutes quant à ces thérapies de conversion ", explique M. Wu à l'AFP.
Cet artiste de 28 ans basé dans la métropole de Shenzhen (Sud) affirme ne pas être homosexuel. Il fait équipe avec un policier seulement connu par son nom de famille : M. Lin.
" Un traitement contre une maladie qui n'existe pas ", proclame en caractères chinois noirs sur fond rouge un des panneaux montés sur les camions sillonnant les rues.
Les deux autres portent les messages suivants : " La classification chinoise des désordres mentaux inclut toujours les désordres d'orientation sexuelle" et " Cela fait 19 ans, pourquoi " ?
La campagne a commencé à Shanghai (Est) le week end dernier. Elle devrait se poursuivre dans sept autres villes du pays, dont la capitale Pékin.
Ce type de mise à l'index publique est inhabituel en Chine, où le niveau de tolérance des autorités envers toute manifestation pouvant " troubler l'ordre public " est extrêmement bas. Mais Wu Qiong assure qu'il n'a rencontré aucune opposition jusqu'à présent.
mardi, janvier 22, 2019
LGBT : Un soldat ukrainien fait son coming-out pour éveiller les consciences !
A 31 ans, le soldat Viktor Pylypenko a décidé de faire son coming-out en vidéo pour la chaîne britannique BBC. Il est le tout premier soldat ukrainien à le faire. Son but ? Changer les mentalités, dans un pays où l’homosexualité est encore très taboue.
Viktor Pylypenko a pris un risque. Celui d’être stigmatisé, discriminé voire frappé, dans son pays, en s’affichant ouvertement comme le tout premier soldat ukrainien ouvertement homosexuel. En Ukraine, les LGBT+ vivent souvent cachés. L’homosexualité y est taboue.
Cet ancien volontaire décoré et très respecté de l’armée ukrainienne a choisi de s’exprimer auprès de la BBC, dans une vidéo d’1’30. Un coming-out inspirant.
Je ne pouvais en parler à personne : L’homme s’est confié et a décidé de revenir sur ce qui l’empêchait d’être qui il était vraiment. " Je ne pouvais en parler à personne. Même si de nombreux gars me demandaient avec qui je sortais ". Il a alors dû se résoudre à mentir en permanence.
" Ils me demandaient de montrer des photos de la femme que je voyais, ils me demandaient son histoire, son nom. Je ne faisais qu’inventer ".
L’Ukraine, un pays conservateur : Le soldat poursuit. " Un homme a été poignardé dans une ville d’Ukraine parce qu’il est ouvertement homosexuel ". Lorsqu’il est rentré de mission, il dit avoir été choqué de voir les Ukrainiens crier des slogans homophobes.
" Quand je suis retourné à la vie de tous les jours, j’ai retrouvé des gens qui criaient dans la rue que les LGBT ou les personnes de nationalité différentes, sont des personnes de qualité inférieure, qui ne devraient pas faire partie de la société ".
Face à un tel discours, Viktor Pylypenko a eu la plus courageuse des réactions : faire son coming-out. Surprise, les réactions autour de lui ont été très positives, notamment de la part de ses collègues soldats. " Ils continuent de me voir comme un bon soldat, ils continuent de voir que je me bats pour l’Ukraine. Être gay ne change rien ".
lundi, janvier 21, 2019
LGBT : Des députés européens appellent la Tunisie à cesser les arrestations et la torture des gays !
Dans une lettre ouverte publiée sur Facebook, le samedi 19 janvier 2019, des députés européens ont sommé la Tunisie de mettre fin aux arrestations et à la torture d’homosexuels.
Par le biais de ce document, les 25 députés signataires ont exhorté les autorités tunisiennes à mettre fin aux poursuites pour homosexualité et à la pratique odieuse des tests de dépistage anaux ainsi qu’aux thérapies de conversion.
Ils ont indiqué qu’ils espèrent voir la Tunisie abolir l’article 230 du Code pénal le plus rapidement possible et apporter un soutien égal à toutes les victimes de violences en Tunisie, quelle que soit leur identité, tout en exprimant leur consternation d’apprendre que la Tunisie avait arrêté, poursuivi et détenu plusieurs hommes pour homosexualité entre 2017 et 2018, et que ces hommes furent soumis à des tests anaux et à une thérapie de conversion.
Lire la lettre sur Facebook : Here/Ici
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