lundi, mars 25, 2019
dimanche, mars 24, 2019
Société : Les couples gays sont-ils comme les hétéros ?
Quels sont les rôles sexuels et sociaux dans les relations homosexuelles ? Une enquête de l’Ifop pour le magazine Garçon répond à ces questions.
" Tu fais l’homme ou la femme quand tu fais l’amour " ? C’est la question intime la plus souvent posée aux homosexuels, comme si forcément leurs comportements sexuels ne pouvaient que reproduire ceux des hétéros. Mais comme le confirme l’étude Ifop menée pour le magazine français Garçon, la majorité des homosexuels changent de rôles.
Sur les 848 hommes interrogés ( des homos, des bisexuels ou des hommes ayant des attirances occasionnelles pour des personnes du même sexe ) interrogés par l’institut de sondage français, pas moins de 75 % ont déclaré qu’au cours de leur vie sexuelle, ils ont été tantôt l’un, tantôt l’autre, tantôt considérés comme " passifs " ou " dominés " ou " féminins " ( on adore l’association stéréotypée des 3 notions ) tantôt considérés comme " actifs " ou " dominants " ou " masculins ". Et en ce qui concerne leur vie sexuelle actuelle, ils sont 65 % à alterner les rôles. Voilà un cliché associé à l’homosexualité qui vole en éclats. Les rapports homosexuels sont bien plus complexes et multiples que les visions réductrices qu’on peut en avoir. Ils nous montrent qu’il y a moyen de dépasser les relations " dominants – dominés ", " pénétrants – pénétrés ", " actifs – passifs ", " masculins – féminins " et d’inventer d’autres modes de relations sexuelles, plus égalitaires et plus soucieux de réciprocité.
Des relations inégalitaires au quotidien : Par contre quand on interroge ceux qui se déclarent uniquement " actifs " (16 %) ou uniquement " passifs " (19 %) dans leur vie sexuelle actuelle et qui ne sont pas prêts à vouloir changer de comportement ( seulement 31 % sont prêts à adopter l’autre posture ), on découvre que les rôles sexuels confortent les rôles sociaux de manière presque caricaturale.
En effet les personnes qui se sont déclarées " passives " sont, si l’on en croit l’enquête de l’Ifop, celles qui effectuent le plus de tâches ménagères au foyer : 49 % des " passifs " disent participer régulièrement à la vie du ménage et 44 % des actifs avouent laisser les travaux ménagers à leur partenaire. Mieux encore, les " dominants – pénétrants au lit " ont des statuts sociaux plus élevés que les " dominés – pénétrés : pas moins de 51 % d’entre eux sont chefs d’entreprise, contre 38 % chez les " passifs ", 34 % sont cadres et 40 % ont des postes dans les professions intermédiaires (40 %) alors que les " dominés " sont surtout des employés (41 %) ou des ouvriers (35 %). Par ailleurs 48 % de ces derniers n’ont pas de diplôme. Forcément les différences salariales suivent. Les hommes dits " actifs " sont 41 % à gagner plus de 3000 euros par mois, contre 27 % chez les " passifs " dont les rentrées tournent plutôt autour des 2000 euros.
Mais ces répartitions inégalitaires ne sont pas toujours bien vécues par les intéressés. Lors des entrevues, des hommes dits " dominés " ont manifesté leur mécontentement à cumuler les positions de soumission domestique, sociale et économique. Mais pourquoi de telles corrélations se vivent-elles chez les couples gays ? Est-ce la domination sociale et économique qui induit la domination sexuelle ? Dans les relations pédérastes de la Rome antique, le dominant était l’homme plus âgé, installé dans la société, nanti qui pénétrait et initiait un jeune tant au niveau sexuel que social et culturel. Tout comme dans les couples hétérosexuels, il y a quelques décennies encore, la femme soumise économiquement et légalement à l’homme était considérée comme sexuellement " passive " et " dominée " et c’est elle qui assumait les travaux domestiques. Sans doute les couples homosexuels qui vivent ce schéma inégalitaire au quotidien, sont-ils influencés par ces relations hétéros qui ont longtemps perduré dans la société. Comme le commente François Kraus, directeur des études politiques au département Opinion de l’Ifop pour le site d’information Atlantico, " le quotidien conjugal des homosexuels n’échappe pas aux rapports inégalitaires observés dans tous les couples ".
Confirmant des études qualitatives sur le sujet, cette enquête montre en effet que les couples de même sexe ont tendance à répartir les tâches domestiques au sein du foyer en fonction des rôles perçus comme masculins ou féminins adoptés dans leur sexualité. Ainsi, les hommes majoritairement actifs sont deux fois plus nombreux chez les hommes faisant moins de tâches ménagères que leur conjoint (44 %) que chez les hommes en faisant beaucoup plus (25 %).
À l’inverse, les hommes majoritairement passifs sont surreprésentés dans les rangs des hommes faisant beaucoup plus de tâches que leur partenaire (49 %), comme si la part de féminité accolée à la passivité sexuelle favorisait la prise en charge des tâches domestiques perçues comme féminines ".
samedi, mars 23, 2019
People : La mauvaise nouvelle d’Armie Hammer sur la suite de " Call me by your name " !
Armie Hammer, qui joue le rôle d’Oliver dans " Call me by your name ", pourrait bien être absent du très probable second volet du film.
C’est une nouvelle qui risque de bouleverser les fans. Dans une interview à nos confrères de Vulture, la star de " Call me by your name ", Armie Hammer, explique ne pas être certain de participer à la suite du film, qui semble se confirmer.
" Le premier (film) était tellement spécial pour tous ceux qui y ont participé (…) que si on en fait un deuxième, je pense que l’on court à la déception ", détaille l’acteur.
Et d’ajouter : " Si on finit avec un script incroyable et que Timmy ( Timothée Chalamet, ndlr ) est partant, je serais idiot de dire non. Mais en même temps, je me dis que le premier était tellement bien, pourquoi ne pas en rester là ? ".
L’acteur en a profité pour donner, non sans une pointe d’humour, son cachet pour une éventuelle suite : 12,5 millions de dollars, auxquels s’ajoutent 10% de commission pour son agent. Il précise, toujours dans un éclat de rires, que Timothée Chalamet demanderait, lui, au moins 15 millions de dollars.
En décembre dernier, l’auteur du livre " Call me by your name ", qui a inspiré le film donc, avait assuré dans un tweet qu’il était en train " d’écrire " une suite. On attend désormais que toutes ces annonces soient officialisées.
vendredi, mars 22, 2019
LGBT : L’Allemagne élargit la réhabilitation des homosexuels condamnés après-guerre !
Le ministère de la Justice a publié une directive élargissant la réhabilitation des hommes homosexuels persécutés par l’État allemand, mercredi 13 mars. Désormais, les victimes n’ayant pas forcément été condamnées sur la base du paragraphe 175 du Code pénal, qui criminalise l’homosexualité, peuvent demander réparation.
Un pas de plus vers la reconnaissance des hommes homosexuels persécutés par l’État depuis la Seconde guerre mondiale. La ministre de la Justice allemande, Katarina Barley, membre du Parti social-démocrate (SPD), a publié une directive, mercredi 13 mars dernier, supprimant certaines conditions pour pouvoir prétendre à une réhabilitation. Et permettre ainsi à d’autres victimes d’y avoir accès.
Le paragraphe 175 du Code pénal allemand, texte criminalisant l’homosexualité, aura vécu 122 ans au total. Inscrit en 1871 au Code pénal allemand, il a été durci par les nazis en 1935. Pendant la Seconde guerre mondiale, plusieurs milliers d’hommes homosexuels ont été déportés dans les camps de concentration, tous affublés du tristement célèbre triangle rose. Selon les chiffres gouvernementaux, près de 70.000 personnes ont été condamnées en Allemagne pour " délit d’homosexualité " depuis 1945. Cette loi a été définitivement abrogée en 1994.
Solidarité et reconnaissance : Mais il aura fallu attendre 2017 pour que l’Allemagne fasse passer une loi permettant la réhabilitation des victimes de ce texte. Elle ne s’adressait au départ qu’aux hommes ayant été condamnés sur la base de ce texte. La mesure prise par le ministère de la Justice le 13 mars dernier élargit désormais la réhabilitation et l’indemnisation aux victimes qui n’ont pas été condamnées. Une victoire pour de nombreux hommes, qui pourront désormais demander à être reconnus comme victimes, et dédommagés financièrement.
Selon la ministre de la Justice, l’État doit désormais répondre de ses actes. " En tant qu’État de droit nous sommes responsables. Une réparation est désormais possible pour ceux qui ont été persécutés mais qui n’ont pas été condamnés ", écrit-elle dans un tweet publié le 13 mars.
Le militant LGBT+ Wolfgang Lauinger a été persécuté par les nazis en raison de son orientation sexuelle. Il avait fait une demande de réhabilitation auprès de l’État allemand, comme le rapporte le site d’information allemand " Queer " . Placé en détention provisoire par les forces de l’ordre de la République Fédérale Allemande (RFA) dans les années 1950, il n’a jamais été condamné par la justice. Raison pour laquelle sa demande a été rejetée en 2017. Il est décédé peu après et n’aura jamais été reconnu comme victime par l’État allemand.
Dédommagement financier : Outre une réhabilitation, les victimes peuvent prétendre à une indemnisation financière à hauteur de 500 euros si une enquête à été ouverte à leur encontre. Les hommes qui ont été placés en détention provisoire peuvent toucher 1.500 euros par année de privation de libertés.
Selon le ministère de la Justice, une indemnisation financière pourra désormais être prévue pour les victimes qui, dans le contexte de cette époque, ont subi " des effets exceptionnellement négatifs ". Comprendre, sur leur vie professionnelle, sur leur santé ou sur leur situation économique, sans qu’il y ait eu nécessairement de poursuites spécifiques au pénal.
En deux ans, 133 personnes ont demandé à être réhabilitées par le gouvernement, qui leur a versé au total 433.500 euros.
Suisse : La consultation est lancée pour le mariage pour tous !
Le projet de loi est désormais entre les mains des associations, institutions et collectivités, qui ont jusqu’au 21 juin pour donner leur avis ( notamment sur la PMA ) en vue du débat parlementaire final.
Un même droit pour tous les couples ? C’est la question qui est posée dès maintenant à la société civile suisse, avec la mise en consultation du projet de mariage égalitaire. Cette procédure fait suite au vote de la Commission des affaires juridiques du National, le mois dernier.
Un même droit pour tous, vraiment ? Pas tout à fait, puisque le texte laisse d’ores et déjà apparaître des inégalités de traitement entre couples homos et hétéros. C’est le cas de la procréation médicalement assistée (PMA), qui n’est intégrée que dans une variante au projet mis en consultation. La Commission et le Conseil fédéral y sont réticents pour des raisons politico-juridiques. Selon eux, l’accès des couples de femmes à la PMA nécessiterait une révision de la Constitution. Ce que contestent les milieux associatifs, avis de droit à l’appui. " Nous aurions préféré que seule la version comprenant l’accès à la PMA soit proposée, dit-il. Si nous allons vers un mariage pour tous, il doit être égal en tout point. Or, sans PMA, nous sommes encore loin de la cible ", explique Didier Bonny coprésident de la Fédération romande au " Temps ".
Le partenariat enregistré au plus bas : Onze ans après son entrée en vigueur, le " pacs suisse " n’a été utilisé que par 685 couples gay et lesbiens en 2018, le chiffre le plus bas depuis 2011. Une baisse attribuée à l’anticipation du mariage pour tous. De nombreux couples attendraient l’instauration de la nouvelle loi pour s’unir, estime Pink Cross, et tourneraient le dos à l’institution du partenariat enregistrée, considérée de plus en plus comme " discriminatoire ".
Le projet de loi actuel propose d’ailleurs d’abolir le partenariat enregistré dès l’entrée en vigueur du mariage pour tous. Les contrats signés pourront toutefois être maintenus s’ils ne sont pas convertis en mariage au moyen d’une procédure simplifiée.
Source
jeudi, mars 21, 2019
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