mercredi, avril 24, 2019
UK : Pour combattre la solitude, il lance un " club de câlins " pour hommes gays !
À Londres, un homme a lancé un " club de câlins " pour hommes gays et bisexuels. Son objectif ? Lutter contre la solitude et se reconnecter avec son intimité.
Londres. L’une des villes où le sentiment de solitude est le plus partagé. Selon une étude britannique, 9 millions de personnes vivent avec ce ressenti. Et la communauté LGBT+ n’est malheureusement pas épargnée.
Voilà pourquoi Miguel Chavez, 43 ans, a décidé de créer un " club de câlins " pour les hommes homosexuels et bisexuels. Pour 22 livres sterling, tous se retrouvent lors d’une session de deux heures. Méditation, toucher, massages et câlins sont au programme.
" C’est une grande ville, où tout va très vite. Le manque de communication est énorme ", explique-t-il à nos confrères de Gay Star News.
Échange et bienveillance : En tant qu’homme homosexuel vivant à Londres, Miguel a constaté qu’il lui manquait cruellement d’avoir de réelles interactions avec les autres. Des rencontres qui ne seraient pas faites dans le but d’avoir des relations sexuelles, mais placées sous le signe de l’échange et de la bienveillance.
" Sur des applications comme Grindr par exemple, ce qui importe c’est la taille de votre pénis et si vous êtes actif ou passif, pas les connections entre les hommes ", déplore-t-il. Et de poursuivre : " J’ai lancé ce club dans le but de créer un espace dans lequel on peut échanger différemment. Peu importe que vous soyez actif, passif, masculin, ou twink ".
Pourtant selon une récente étude, 57% des utilisateurs de l’application de rencontre souhaitent y trouver l’amour. Une belle manière de se rencontrer sans arrières-pensées et surtout de renouer avec notre humanité.
mardi, avril 23, 2019
Cinema : Marvel a peut-être trouvé son super-héros gay !
Pour boucler le casting des " Eternels ", l’un des prochains blockbusters de Marvel Cinematic Universe, le studio a annoncé être à la recherche d’un acteur gay d’origine asiatique. Et un premier nom circule...
Les Eternels, le prochain blockbuster de Marvel, devrait rentrer en production cet été. Et l’un des rôles principaux sera tenu par un acteur gay d’origine asiatique. C’est en tout cas ce qu’affirme le site spécialisé That Hashtag Show. Le studio serait à la recherche d’un acteur ouvertement gay ou bisexuel et d’origine asiatique pour incarner James, un homme " intelligent, sensible, avec un fort sens de la famille ". Ce personnage sera également le premier super-héros gay de l’univers Marvel au cinéma.
Et un acteur aurait déjà retenu l’attention de l’équipe de casting : Conrad Ricamora. Ce comédien de théâtre, dont le père est philippin, s’est fait remarquer avec le rôle de Oliver Hampton dans la série How To Get Away With Murder. A 40 ans, il n’a jamais caché son homosexualité. Il pose fièrement sur Instagram avec son compagnon, et souhaite une " Joyeuse Pride " en arborant les couleurs de l’arc-en-ciel.
Plus de diversité chez Marvel : Contacté par ThatHashtagShow, l’agent de Ricamora n’a pas confirmé l’information. Le casting devrait être officialisé d’ici l’été, mais le nom d’Angelina Jolie circule pour incarner la magicienne du nom de Circé.
Le choix d’un acteur gay d’origine asiatique est une nouvelle réponse aux critiques récurrentes sur le manque de diversité dans les films du studio. Au contraire, les comics mettent en scène depuis longtemps des personnages de toutes origines, aux orientations sexuelles diverses.
Cette nouvelle annonce, et les sorties récentes de Black Panther et Captain Marvel semblent confirmer qu’ils ont enfin compris le message.
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People : L’acteur Robert Sheehan raconte ses aventures avec des hommes !
L’acteur de " Misfits " et " Umbrella Academy " est revenu sur ses expériences sexuelles passées avec d’autres hommes.
Son personnage de Klaus Hargreeves dans " The Umbrella Academy " n’était finalement pas si éloigné de lui. Dans une interview pour Hot Press, Robert Sheehan s’est confié sur ses expériences, bonnes et mauvaises, avec des hommes.
" J’ai eu plusieurs expériences avec des garçons quand j’étais plus jeune, a expliqué l’acteur irlandais. J’ai essayé, j’ai expérimenté, pour voir si cela me faisait quelque chose. Ça n’a pas été le cas ".
Toilettes et sourire pervers : Interrogé sur le mouvement MeToo, l’acteur a expliqué comprendre l’objectivication dont les femmes sont victimes. Robert Sheehan a expliqué avoir subi la même chose de la part de certains hommes.
" J’ai été sexuellement objectivé par des hommes gays dans des bars ou autre. Aux toilettes, ils regardaient longuement mon anatomie et me faisaient un regard pervers. C’était horrible ", a-t-il confié.
lundi, avril 22, 2019
Société : Une antenne en Creuse pour l'association " le Refuge" en aide aux LGBT !
Soutenir les jeunes LGBT en détresse : Telle est la mission du Refuge, une association nationale qui dispose désormais d’une antenne creusoise grâce à Jérémie Vidal.
Une zone blanche : voilà l’image de la Creuse (et de la ruralité en général) auprès des populations LGBT (*). Convaincu que les besoins sont là, aussi, Jérémie Vidal a décidé de faire bouger les lignes en créant un relais local du Refuge. Explications.
LEUC : Présentez-nous le Refuge et votre engagement pour son antenne creusoise...
Le Refuge est une association créée en 2003, reconnue d’utilité publique, pour aider les adolescents et jeunes adultes LGBT, confrontés à des situations de violences familiales ou à des difficultés d’acceptation d’eux-mêmes...
Cela passe par deux missions principales : D’une part l’hébergement d’urgence via un centre d’appel 24/24 et 7/7 pour des 18-25 ans qui seraient chassés de leurs familles. D’autre part de la sensibilisation, notamment en milieu scolaire, à l’exclusion et au suicide qui peuvent toucher ces populations.
Ayant déjà vécu en Creuse par le passé, j’y suis revenu depuis la rentrée pour y travailler et je constate que rien de spécialisé n’existe dans ce domaine. J’ai donc décidé de m’impliquer dans le cadre d’une campagne nationale du Refuge qui vise à étendre le maillage territorial...
Quel est-il jusqu’alors ?
Les centres d’hébergement les plus proches depuis la Creuse sont Bordeaux et Lyon… Il y a donc un grand centre de la France où il n’y a rien. Des relais locaux qui œuvrent d’abord sur la sensibilisation existent à Limoges et en Corrèze. C’est-ce que nous voulons créer en Creuse. Pour cela j’ai déjà trouvé sept bénévoles. Il nous en faudrait une dizaine, dont un ou deux avec des compétences très spécifiques d’assistance sociale, notamment pour la prise en charge psychologique.
Peut-on décrire ce besoin plus précisément ?
Je n’ai pas eu de problème personnellement avec ma famille. Mais schématiquement, quand vous grandissez avec un modèle dans la tête du type femme-enfants-labrador, et que vous réalisez à 15 ou 16 ans que ce ne sera rien de tout ça, et bien tout est remis à zéro. Ajoutez-y un conflit avec les parents… Et bien c’est dans ce moment-là qu’il est important d’avoir un réseau humain pour prodiguer écoute et conseils, et donner de nouveaux référents culturels.
Ces enjeux sont-ils plus ou moins importants dans un contexte de ruralité comme celui de la Creuse ?
Il est vrai que ces sujets sont mieux connus en ville où se concentrent les populations. Car pour vivre librement, on est généralement contraint de quitter la campagne pour rejoindre une communauté en ville… Alors que justement, tout le monde devrait avoir le droit de choisir sa vie ici ou ailleurs. C’est donc un enjeu de liberté et d’égalité.
Ce qui nous ramène à la thématique de l’acceptation, sans doute plus compliquée dans un petit village. Et à celle de l’isolement, évidente quand l’habitat est dispersé...
Avez-vous déjà été contactés pour de telles problématiques en Creuse ?
Un jeune est déjà venu vers nous, avouant que jusqu’à maintenant, son seul moyen de trouver des informations sur ces sujets avait été l’ordinateur. Par ailleurs, il y a aussi des parents qui sont venus poser des questions à propos de leurs enfants.
Quelles sont les actions concrètes que vous envisagez désormais ?
Nous allons nous rapprocher des structures compétentes dans le social pour les sensibiliser. La sensibilisation devra aussi prendre place dans les établissements scolaires. Une petite heure devant les élèves peut faire gagner beaucoup de temps à beaucoup de monde après. Et le Refuge a été agréé association complémentaire de l’enseignement public par l’Éducation nationale.
D’une manière générale, nous voulons être visibles pour que des gens qui cherchent à qui parler sachent où nous trouver. Pas question de créer un bar gay ! Mais peut-être un événement bien identifié sur le cinéma ou la littérature par exemple.
Car le culturel et le festif, c’est aussi un moyen d’éviter la communication lourde et triste qui colle à ces sujets… Non, on ne va pas forcément se suicider ou se taper le VIH parce qu’on est gay…
(*) lesbienne, gay, bisexuelle, transgenre et assimilées
Pour l’urgence. Le numéro 24/24 et 7/7 pour un besoin d’hébergement temporaire ou un accompagnement psychologique et social : 06.31.59.69.50.
Pour l’antenne Creuse. Prise de contact avec Jérémie Vidal à j.vidal@le-refuge.org.
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TV : Tyler Blackburn de " Pretty Little Liars " fait son coming-out !
Tyler Blackburn, la star de " Pretty Little Liars " et " Roswell : New Mexico ", a fait son coming-out queer au magazine The Advocate.
Il n’est jamais trop tard pour sortir du placard. A 32 ans, la coqueluche des fans de la série " Pretty Little Liars ", Tyler Blackburn, a profité de la promo de sa nouvelle série " Roswell : New Mexico " et d’un portrait dans le magazine gay américain The Advocate pour faire son coming-out. " Je suis queer. Je me considère comme bisexuel depuis l’adolescence " confie-t-il.
S’il a attendu, c’est pour plusieurs raisons. D’abord, parce qu’à l’époque, ses camarades de classe n’étaient pas particulièrement bienveillants. " Je me suis beaucoup fait harceler par les autres garçons. Je déjeunais seul, dans la salle de biologie, et je n’avais personne à qui parler. On se construit une coquille autour de soi, pour se protéger. Et lentement, on commence à prendre des décisions basées sur des choses extérieures à ce que l’on est et ce que l’on veut. J’ai arrêté beaucoup de choses que j’aimais juste pour me sentir en sécurité. Quand tu dois littéralement te taire pour te sentir en sécurité, c’est quelque chose qui te torture l’âme Je veux me sentir libre )...
Alors, il est rentré dans le rang. Entretenant des relations exclusivement avec des femmes pendant une dizaine d’années. Aussi parce que, comme de nombreux bisexuels, il doit souffrir des injonctions de la société à choisir entre gay et hétéro. " J’ai entendu tellement de fois dans la communauté queer que la bisexualité c’était des conneries, ou une facilité. Ça m’a beaucoup bloqué ".
Alors, il est rentré dans le rang. Entretenant des relations exclusivement avec des femmes pendant une dizaine d’années. Aussi parce que, comme de nombreux bisexuels, il doit souffrir des injonctions de la société à choisir entre gay et hétéro. " J’ai entendu tellement de fois dans la communauté queer que la bisexualité c’était des conneries, ou une facilité. Ça m’a beaucoup bloqué ".
Mais aujourd’hui, il veut se sentir libre. C’est d’ailleurs le titre qu’a choisi The Advocate pour sa couverture.
" Mon but, entre tous, est d’être aussi heureux que possible. Aussi libre que possible. Pas heureux comme je ris tout le temps, tous les jours. C’est impossible. Mais me sentir libre ". C’est tout ce qu’on lui souhaite désormais.
dimanche, avril 21, 2019
Corée du Sud : Les soldats gays menacés de triple peine !
C'était un officier modèle de l'armée sud-coréenne, productif, passionné. Avec une vie cachée : il était gay, et entendait le dissimuler à tout jamais à sa famille, et il entretenait une liaison avec un autre militaire.
Les deux officiers se retrouvaient secrètement après le travail à l'extérieur de leur base militaire.
La Corée du Sud est une société conservatrice et c'est la seule économie avancée du monde où les relations sexuelles consenties entre deux hommes sont un délit aux yeux de la loi militaire.
Or tous les Sud-Coréens sont contraints de servir sous les drapeaux pendant près de deux ans dans cette armée de conscrits chargés de défendre le pays contre les menaces nord-coréennes. Le service militaire obligatoire est considéré comme un devoir patriotique en Corée du Sud. Y échapper peut entraîner des stigmates durables, avec des répercussions sur le statut social, sur les perspectives d'emploi...
Quand l'officier a été découvert et inculpé, il encourait potentiellement une triple humiliation : une condamnation pénale, une exclusion de l'armée pour cause d'indignité et un " coming out " contraint auprès de ses parents, qu'il décrit comme des " chrétiens conservateurs et pieux ".
" Je travaillais très dur en tant qu'officier mais tout cela n'a plus compté quand je suis devenu un suspect ", dit à l'AFP le conscrit de 27 ans, qui témoigne sous couvert de l'anonymat. " Il y avait des jours où je voulais mourir ".
Aujourd'hui, l'une des plus hautes juridictions s'apprête à examiner ce type de situations difficiles.
Chasse aux sorcières : Les relations sexuelles homosexuelles entre civils sont légales en Corée du Sud. Toutefois, les gays, lesbiennes et transgenres sont discrets dans une société conservatrice influencée par les chrétiens évangéliques.
Et l'armée sud-coréenne poursuit sans relâche les soldats qui entretiennent des relations homosexuelles. En vertu de l'article 92.6 de son code pénal, connu comme la loi militaire sur la sodomie, ils encourent deux ans d'emprisonnement assortis de travaux forcés en cas de condamnation par une cour martiale.
L'officier, un conscrit, a été arrêté avec 21 autres soldats aux termes d'une enquête menée en 2017. Dans le cadre de leurs investigations, les enquêteurs avaient contraint les "suspects " à envoyer devant leurs yeux des messages à des utilisateurs d'applications de rencontres afin de débusquer d'autres soldats gays, selon le Centre des droits humains dans l'armée (CDHA), une organisation militante de Séoul qui accuse l'armée de se livrer à des "chasses aux sorcières ".
D'après le CDHA, trois officiers de la marine font actuellement l'objet d'une enquête pour violation de l'article 92.6. L'un d'entre eux avait révélé son homosexualité à un conseiller militaire qui l'a dénoncé.
" Le fait qu'un thérapeute militaire ait révélé l'orientation sexuelle du soldat sans son consentement en dit long sur les droits humains au sein de l'armée sud-coréenne ", juge Lim Tae-hoon, directeur du CDHA. La marine explique que l'enquête est menée conformément aux dispositions du code pénal militaire et sur ordre du ministère de la Défense.
Négation de l'existence : Les autorités estiment que l'interdiction de la sodomie dans le code pénal militaire " est nécessaire au maintien d'habitudes de vie saines et salutaires et de la discipline au sein de l'armée, qui est une institution communautaire ", selon un porte-parole du ministère de la Défense à l'AFP.
La question des relations homosexuelles chez les soldats est controversée à travers la planète. Elles étaient interdites dans l'armée américaine jusqu'en 2013.
Dans une décision judiciaire historique, l'Inde a aboli en 2018 une interdiction des relations homosexuelles datant de l'ère coloniale mais le patron des forces armées indiennes, parmi les plus importantes du monde, a déclaré en janvier qu'elles ne seraient pas tolérées dans ses rangs.
En Corée du Sud, 12 soldats parmi les personnes arrêtées en 2017 ont attaqué la clause 92.6 devant la Cour constitutionnelle. L'officier anonyme ne figure pas parmi eux.
Depuis l'entrée en vigueur de la loi en 1962, cette Cour a été saisie trois fois. En 2016, elle l'a maintenue par cinq voix contre quatre. Cet arrêt a été dénoncé par les organisations internationales des droits humains, dont Human Rights Watch, qui a qualifié récemment la loi de " tache au bilan des droits humains du pays ". Amnesty International a fustigé un texte " archaïque et discriminatoire ".
L'officier anonyme a été relaxé par un tribunal civil l'année dernière, l'affaire ayant été transmise à cette juridiction à la suite de sa démobilisation après la fin de son service militaire. C'était la première fois qu'un soldat inculpé aux termes de l'article 92.6 était relaxé.
Mais l'accusation a depuis fait appel et le militaire attend désormais son deuxième procès, ainsi que l'arrêt de la Cour constitutionnelle. Il continue de cacher son orientation sexuelle à tous, ses parents, ses amis les plus proches.
" C'est comme si mon existence tout entière était niée ".
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