jeudi, avril 23, 2020

Video : Profession Conseiller en Technologie - Alex Ramirès !

Jeu, set et match !

Slurps !

Sables émouvants !

Maroc : De jeunes hommes gays victimes d’un outing massif !

Une instagrameuse marocaine, vivant en Turquie, a initié depuis quelques semaines une campagne de dénonciation, de diffamation, voire d’extorsion visant la communauté LGBT+ du Maroc. L’objectif étant de piéger les utilisateurs des applications de rencontres pour les " outer " et les dénigrer. Des membres de la société civile se sont déjà saisis de l'affaire en appelant les autorités à agir face aux agissements de cette influenceuse.

Depuis quelques semaines, la communauté marocaine LGBT+ est la victime d’une intense campagne de dénonciation, de diffamation et dans certains cas d’extorsion. La cible, les utilisateurs d’applications de rencontre dédiées à la communauté qui se retrouve piégés par de faux comptes, qui les menacent de dévoiler leur identité.

Derrière cette campagne, une influenceuse transsexuelle sur Instagram suivie par 600 000 personnes, vivant en Turquie et qui, via des " lives " sur le réseau social, n’hésite pas à partager les données personnelles et les photographies de ses victimes, les diffamant notamment en les accusant de propager le virus du Sida . Dans ses vidéos, la personne en question va jusqu'à demander à ses " followers " de créer de faux comptes afin de piéger le maximum de personnes. Certains de ces faux comptes auraient même tenté d’extorquer de l’argent à des victimes.

Des appels à signaler le compte de l’initiatrice de ces attaques ont déjà été lancés par plusieurs internautes et militants des libertés individuelles afin de mettre fin à cette campagne qui a déjà fait plusieurs victimes.

Dans un appel signé par plusieurs entité de la société civile, dont l’Institut Prometheus, Atyaf Collective, le Groupe des Jeunes Femmes pour la Démocratie ou encore l’association Akaliyat, le nom de la personne responsable de cette campagne est directement mentionné : Sofia Talouni utilisant comme pseudo Naoufalmoussa.

Les associations et collectifs signataires appellent les institutions et organisations à informer les autorités concernées des agissements de cette influenceuse sur les réseaux sociaux. " Beaucoup de ces personnes vivent avec leur famille, surtout en raison de la quarantaine ", alerte l’appel.

Et de préciser que l’influenceuse en question a attaqué également les efforts des associations de la société civile marocaine, " en particulier les associations de lutte contre le Sida qui font de gros efforts et travaillent dur pour la sécurité et le bien-être de la communauté LGBTQA+ et de la société marocaine ".

Pour rappel, le code pénal marocain mentionne, dans son article 489, que " les actes obscènes ou contre nature entre personnes du même sexe sont punis ".

Face à cette situation, les applications de sites de rencontre, dont surtout la plus connue, Grindr, avaient lancé des recommandations pour parer ce genre d’attaques. Une notification sur l’application permettait d’alerter les utilisateurs s’ils venaient à se trouver dans un des 69 pays où l’homosexualité est criminalisée. L’initiative visait justement à éviter les pièges tendus par des dénonciateurs. Le Maroc en faisait bien évidemment partie.

Video : Bohnes - So Pissed !

C'est le tumulte, je peine...

Slurps !

Les eaux qui souffrent en nous sont dérisions...

mercredi, avril 22, 2020

Presse : Cet article du " Progrès " sur le sexe gay durant le confinement suscite la colère !

Samedi, le quotidien régional lyonnais Le Progrès a publié un article dans lequel il observe un " relâchement " du confinement dans un milieu gay à la " sexualité hyperactive ". De nombreux internautes et associations LGBT+ s’en sont indignés.

" Communauté gay : du relâchement dans le confinement ". Voilà comment le quotidien régional lyonnais Le Progrès annonçait en une, samedi 18 avril, l’article de sa journaliste Sylvie Montaron, spécialiste des questions de santé. Dans son article, celle-ci donne la parole au docteur Jean-Michel Livrozet, président du COREVIH de Lyon Vallée du Rhône ( Coordination régionale de la lutte contre l’infection due au VIH ), le seul interlocuteur de l’article.

D'après le soignant, qui s’appuie sur la consultation d’applications de rencontres telles que Grindr, certains homosexuels auraient décidé de braver les mesures de confinement après une première semaine de " sidération " pour reprendre les rencontres sexuelles : " Au début, je pensais que cela se passait peut-être dans les saunas mais non, ils respectent bien les fermetures, c’est dans les appartements que les rencontres ont lieu ".

Sexualité hyperactive : C’est en partant de ce constat que le médecin se serait rendu à l’évidence : " Il faut appliquer le principe de réalité. Il est illusoire d’imaginer que la population gay va rester sous cloche pendant deux mois " ! Car il s’agirait, peut-on lire dans le chapô, de " milieux où la sexualité est hyperactive ". De nombreux internautes ont exprimé leur colère à la lecture de telles déclarations. L’Association des journalistes LGBTI (AJL) a dénoncé sur Twitter un article qui " reprend sans la questionner la parole d’une seule source et recycle des stéréotypes éculés sur les gays ".

Dans son édition du lundi 20 avril, Le Progrès publie une réaction de l’antenne lyonnaise de SOS homophobie : " Nous regrettons ( cette approche ) trop réductrice qui ne présente qu’une partie des pratiques, sans la mettre en perspective des pratiques tout genre et orientations amoureuses confondues, en période de confinement. Basé sur une seule source, l’article reflète l’avis d’un médecin sous l’angle unique des personnes qu’il côtoie et qui pour certains ne respectent pas le confinement. Ce faisant il laisse croire que c’est général et propre aux gays. Pourquoi ne pas parler d’une manière positive de toutes les actions menées pour maintenir le lien social en cette période " ?

Excuses timides : À la suite de cette citation, l’auteure de l’article, ainsi que Francis Ziegelmeyer, directeur départemental des éditions du Rhône du Progrès, ajoutent : " Notre  intention n'était pas de stigmatiser une orientation sexuelle, de laisser penser qu’elle était plus incivique qu’une autre durant le confinement ou que la problématique ne s’adressait qu’à elle ". Une réponse sans excuses ni explications qui n’a pas satisfait bon nombre d’internautes.

Lundi matin, le rédacteur en chef du journal Xavier Antoyé a à son tour réagi, répondant à un fil d’Alice Coffin à ce sujet : " Notre objectif était de relayer le message de prévention d’un médecin spécialiste du VIH, inquiet et engagé auprès de ces patients. Sans aucune volonté de stigmatiser. Nous sommes désolés si certains l’ont pensé. Nous traitons toutes les problématiques de société. Une semaine plus tôt, nous avons publié un article sur les violences homophobes durant le confinement ".

Une référence au témoignage publié sur Twitter par Guillaume Mélanie, président d’Urgence Homophobie, d’un jeune homme dans le sud de Lyon confiné avec un père homophobe qui l’a forcé à se masturber en regardant du contenu pornographique hétérosexuel. Ce témoignage, effectivement relayé par Le Progrès, avait donné lieu à une lettre de Sonia Krimi et d’autres députés interpellant le gouvernement sur la situation des jeunes LGBT+ pendant le confinement.

Video : Sigur Rós - Ekki múkk !

Son être se fige, c'est l'abandon...

A pas de loup, j'aime quand vous me faites peur...

People : L'agresseur de Jussie Smollett était en fait un amant rencontré dans un sauna gay !

C'est une histoire digne d'une série qui entoure le décrié acteur américain Jussie Smollett, ex-star du show " Empire ". Accusé d'avoir mis en scène son agression, ce qu'il dément, il est aujourd'hui soupçonné d'avoir eu des relations sexuelles avec un de ses supposés agresseurs !

Aurons-nous un jour toute la vérité sur l'agression dont l'acteur américain Jussie Smollett dit avoir été victime, en janvier 2019, dans les rues de Chicago ? Devenu un paria à Hollywood, l'ex-interprète du personnage de Jamal Lyon dans la série Empire est encore une fois accusé de mensonges...

Le site " Page Six " rapporte que Jussie Smollett " était plus qu'ami " avec un de ses agresseurs supposés, Ambimbola " Abel " Osundairo. Avec son frère Olabinjo Ola Osundairo, ils ont été présentés par la défense de l'acteur comme ses coachs sportifs, payés 3500 dollars pour cette prestation, mais ont affirmé à la justice que cette somme avait été versée par l'acteur de 37 ans pour mettre en scène une fausse agression. L'acteur aurait plusieurs fois fréquenté un sauna gay de luxe à Chicago et aurait eu " une relation d'ordre sexuel " avec Abel. " Ils avaient l'habitude de faire la fête ensemble et il couchait avec Abel. Ils allaient dans un sauna influent de Chicago, (...) un endroit connu pour être visité par des personnalités gay noires de premier plan. Il doit y avoir des traces de leurs visites, car il faut présenter sa pièce d'identité ", a raconté une source.

Abel et son frère Ola ont nié être homosexuels lorsque de premières révélations sur la nature exacte qu'ils entretenaient avec Jussie Smollett ( qui a pour sa part fait son coming out il y a quelques années ) et ils ont attaqué l'acteur en justice en diffamation. Ils ont notamment mis en avant leurs origines nigériennes et le fait qu'ils couraient ainsi de grands risques à la suite de ces déclarations. Une plainte finalement classée sans suite par la justice. Les nouvelles informations de " Page Six " ne vont donc pas aider Jussie Smollett, toujours attaqué par la ville de Chicago qui maintient qu'il a orchestré son agression pour se faire de la publicité et lui réclame des milliers de dollars, ni les frères Osundairo qui craignent l'homophobie très vive dans leur communauté...

Video : Madame Monsieur ft. Kyo - Les lois de l'attraction !

De nos destins naît que solitude...

Dans le vent, j'entends tes renoncements...

mardi, avril 21, 2020

TV : Haine, kitsch et gros chats ( Tiger King ) !

La mini série de Netflix, qui suit la déchéance de Joe Exotic, flamboyant patron gay de zoo, est aussi un surprenant portrait d’une Amérique profonde plus queer qu’il n’y paraît.

C’est actuellement un des shows les plus captivants parmi les nouveautés des plateformes de streaming. " Tiger King " ( " Au royaume des tigres " en français ) nous balance au milieu d’une cage où s’entre-déchirent des éleveurs de fauves et d’autres personnages louches partageant un goût pour les très mignons et très lucratifs câlins de bébés tigres.

En vedette : Joe " Exotic " Maldonado-Passage né Schreibvogel, énergumène à coupe mulet et piercings, qui gère un parc animalier bordélique dans l’Oklahoma. Croisement entre John Wayne et Liberace, le quinquagénaire ne fait pas mystère de son homosexualité, assumée et flamboyante. Elle se décline dans sa garde-robe léopard, franges et paillettes, et par un certain côté fleur bleue à l’égard des garçons de son entourage. Sinon, Joe Exotic passe son temps avec sa collection d’armes, canardant ce qui lui passe sous la main, à vomir sur les défenseurs des animaux et à entretenir ( dans des vidéos d’une violence inouïe ) sa haine délirante d’une autre patronne de zoo, la " Mère Theresa des tigres " Carole Baskin.

Admiration : Malgré un écheveau de haines et de rancunes croisées sur fond de combines, trafics et coups tordus, l’homosexualité de Joe Exotic n’est pas attaquée ni tournée en dérision, elle semble même faire l’objet d’une certaine admiration de la part de ses très straight ennemis et des habitants du coin, comme lors des ahurissantes campagnes électorales menées par Joe Exotic pour la présidence des États-Unis, puis pour le poste de gouverneur de l’Oklahoma.

Peut-être l’homophobie a-t-elle été toilettée des interviews pour ménager les susceptibilités des abonnés de Netflix…? Mais ce serait étonnant, vu les propos trash tenus tout au long des sept épisodes. Aussi bizarre, kitsch et over the top qu’il soit, Joe Exotic aura longtemps inspiré l’adhésion, la crainte et le respect. On le mesure dans le regard des personnages secondaires, comme ses ex-employés ou l’une de ses belles-mères. Ils se prêtent sans broncher à des mises en scène insensées, par exemple des obsèques où Tiger King s’improvise pasteur et fait des blagues sur les couilles du défunt.

Paumés : Joe est un romantique, et les spectateurs voient défiler ses trois derniers maris ( dont deux en même temps ), tous toxicomanes à des degrés divers. Car depuis l’ouverture de son zoo, Exotic récupère des paumés qu’il prend sous son aile et parfois dans son lit. C’est ainsi qu’émergent d’autres figures LGBT, comme Josh, vendeur chez Walmart devenu directeur de ses campagnes électorales, ou Saff, jeune trans ( d’ailleurs mégenré par la production de la série ) amputé d’une main, deux des personnages les plus lucides et les plus attachants.

La question sexuelle n’est pas anecdotique dans " Tiger King ", du pouvoir de séduction des bébés tigres exhibés dans les chambres d’hôtel de Vegas aux attitudes prédatrices de plusieurs protagonistes masculins, qui se vantent de posséder un harem. Le réalisateur est tenté de rapprocher ces comportements de celui de Joe Exotic avec ses jeunes maris. À la différence que Joe, lui, semble croire à l’amour : " Qu’est-ce qu’un mec gay comme moi peut faire dans un trou paumé comme l’Oklahoma ? " Et il continue d’y croire quand ses hommes se mettent à courir les filles. Beaucoup de spectateurs LGBT ont d’ailleurs reproché au réalisateur de gommer la bisexualité de ces derniers. " Ils ne sont pas gay ", entend-on, comme pour souligner l’énième illusion dont se berce le héros.

Arche de Noé : S’il ne s’était pas proclamé roi des tigres, Joe Exotic se serait sans doute bien vu en Noé sur son arche, mais une arche pas très étanche, qui s’est mise à prendre l’eau. Le naufrage s’est produit devant de multiples caméras : celle de la mini série d’Eric Goode et Rebecca Chaiklin, mais aussi celles des télé-réalité, clips et propagande produits par la propre équipe audiovisuelle du zoo, donnant au spectateur un sentiment de vertige.

Il y a quelque chose de fascinant dans ces histoires d’utopie qui tournent mal ( Netflix s’en est même fait une spécialité ). Mais " Tiger King ", au-delà du délire et de la tragédie, préserve de la tendresse pour son héros. " Il m’a montré l’amour et à quel point mon cœur était grand et combien je pouvais aimer ", dit de lui Finlay, son bourrin édenté d’ex-mari, que l’on verra quelques épisodes plus tard faire effacer un tatouage " Propriété de Joe Exotic " sur son bas-ventre. La fin d’une époque : celle où l’amour ( des hommes ou des animaux ) pouvait encore sauver.

" Tiger King : Murder, Mayhem and Madness "... sur Netflix !

Video : Tiger king, Murder, Mayhem and Madness ( Trailer ) !

Tom Daley !

Cute !

L'armure est en fer blanc...

Société : L’ONU appelle les États à protéger les personnes LGBT+ pendant le confinement !

Les Nations unies alertent les États sur les problématiques spécifiques rencontrées par les personnes LGBT+ pendant le confinement, et propose des mesures pour les protéger.

Vendredi 17 avril, le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme (HCDH) a publié une note d’orientation pour appeler les États et autres parties prenantes des Nations unies à protéger leurs populations LGBT+ pendant la pandémie de Covid-19 et le confinement : " Les lesbiennes, les gays, les bisexuels, les trans et les intersexes (LGBTI) peuvent être particulièrement vulnérables pendant la pandémie de Covid-19 ".

L’organisme développe les problématiques spécifiques que peuvent rencontrer les personnes LGBT+ : " Les personnes dont le système immunitaire est affaibli, y compris certaines personnes vivant avec le VIH/sida, courent un plus grand risque de Covid-19. Les sans-abri, une population qui comprend de nombreuses personnes LGBTI, sont moins en mesure de se protéger par l’éloignement physique et des pratiques d’hygiène sûres, augmentant leur exposition à la contagion ".

Violences domestiques : Le HCDH mentionne également des problèmes d’accès à la santé, en particulier dans les pays où les relations entre personnes de même sexe sont criminalisées, une recrudescence des discours de haine liant par exemple la pandémie à l’homosexualité, une plus grande exposition aux violences domestiques, à l’anxiété et à la dépression ou encore une précarité accrue pour certaines populations.

Pour protéger la population LGBT+ durant la crise, l’agence des Nations unies propose une série de huit mesures. " Nous savons que les efforts pour lutter contre la pandémie ne fonctionneront que si les droits de chacun à la vie et à la santé sont protégés, a affirmé Michelle Bachelet, Haut-Commissaire et ancienne présidente du Chili, dans un communiqué. Pour les personnes LGBTI, cela signifie identifier et traiter les façons dont elles sont particulièrement vulnérables, veiller à ce qu’elles ne soient pas victimes de discriminations et trouver des solutions. Cela signifie également veiller à ce que leur voix soit entendue ".

Video : Someone You Loved - Lewis Capaldi ( Cover by Lilian Renaud ) !

De qui smoke-t-on ?