jeudi, mai 26, 2011

Science : Attention, votre voix pourrait trahir votre orientation sexuelle !

Des chercheurs américains affirment qu’il est possible d’identifier l’orientation sexuelle de son interlocuteur rien qu’au son de sa voix. Pour quel résultat ? " Le menteur se gratte la base du nez et l’anxieux mordille son annulaire gauche ". On savait déjà qu’il fallait se méfier de ses moindres faits et gestes. Désormais, il faudra aussi surveiller sa voix. Des chercheurs de l’Ohio State University pensent avoir découvert par ce biais le moyen de différencier un homo d’un hétéro.

Pour cela, nos chercheurs ont pris quatorze hommes, sept homos et sept hétéros, et les ont enregistrés prononçant des mots anglais d’une syllabe composés d’une voyelle entre deux consonnes, tels que " sell " ( acheter ), " food " ( nourriture ) ou " mass " ( masse ). Les extraits ont ensuite été décomposés, et diffusés à un panel d’individus, lequel a dû dire s’ils étaient émis par un locuteur homo ou hétéro.

75% de réponses exactes : Les chercheurs ont obtenu 75% de réponses exactes, rien qu’à l’écoute des deux premiers sons du mot, la consonne initiale et la voyelle. " Il s’agit d’un phénomène qui se produit tous les jours ", explique le professeur Erik C. Tracy, l’un des co-auteur de l’étude. Nous parlons constamment au téléphone avec des gens que nous ne connaissons pas, et c’est seulement à partir de cette conversation que nous pouvons être en mesure d’identifier ses caractéristiques personnelles (... ), leurs sexe, l’âge, la race ou l’orientation sexuelle. Je ne suis pas certain à quelles voyelles réagissent les écoutants, avoue le professeur Tracy. D’autres recherches ont été menées sur les variations acoustiques pour comprendre pourquoi les homosexuels et les hétérosexuels produisent les voyelles différemment.

" Quelle que soit cette différence, il semble que les écoutants utilisent l’information acoustique contenue dans les voyelles pour rendre leur décision sur l’orientation sexuelle ", conclue-t-il. Les résultats ont été présentés hier à Seattle lors de la réunion de l’Acoustical Society of America. Des experts cités par le site HealthDay soulignent néanmoins que " la recherche présentée lors de réunions par le professeur Erik C. Tracy n’a pas été soumise au même type d’examens rigoureux accordés aux recherches publiés dans des revues médicales ".

Caractéristiques communes : Cette étude vient s’ajouter à d’autres travaux menés aux Etats-Unis, au Canada mais aussi en Europe où plusieurs chercheurs travaillent à identifier d’autres types de caractéristiques communes aux homosexuels. Ainsi, certaines études tentent de démontrer que les homosexuels ont plus de grands frères que les hétéros. D’autres, qu’être gaucher accroît la probabilité qu’un homme soit gay de 34%, et qu’une femme soit lesbienne de 90% ( la majorité des gays restant droitiers ). Le même chercheur canadien qui travaillait sur la question des grands frères a utilisé les données récoltées par le sexologue Alfred Kinsey entre 1930 et 1960 pour affirmer que les homos auraient en moyenne un plus grand pénis que les hétéros. Avec une réserve ( de taille !) ) toutefois : Kinsley avait demandé aux 5000 hommes participant à l’étude de se mesurer et d’envoyer eux-mêmes leurs résultats. Autant pour leur fiabilité.

Ces études ont d’abord reçu un à priori positif des mouvements LGBT américains, comme le souligne David France dans un article intitulé " The Science of Gaydar " ( la science du radar gay ) publié par New York Magazine en 2007. Selon le journaliste, elles permettaient d’expliquer l’homosexualité autrement que par l’environnement familial ( mère abusive et père absent ). Pour autant, les recherches qui sont menées actuellement se concentrent sur l’inné et le système hormonal de la femme. Mais ces travaux pourraient également comporter des risques, souligne David France. Car si l’on arrive à isoler des réactions hormonales dans l’utérus ( à l’origine de l’orientation sexuelle ) on peut imaginer que l’on pourra, par des manipulations prénatales, chercher à " corriger " les grossesses. Pourquoi en effet ne pas chercher à s’assurer de naissances exclusivement hétérosexuelles ? La droite chrétienne a déjà exprimé son espoir d’en arriver à ce cas de figure. Albert Mohler, professeur de théologie et évangéliste américain, explique sur son blog que, s’il est opposé à l’avortement d’embryons dont on a identifié l’orientation sexuelle, " il faut soutenir avec conviction le recours à tous les moyens appropriés permettant d’éviter la tentation sexuelle et les conséquences inévitables du péché ".

2 commentaires:

Anonyme a dit…

Ca me semble du pipeau que ces études.
Le Contrôleur

Anonyme a dit…

Je suis bien entendu contre les manipulations prénatales. Ethique oblige.
L'Oracle