vendredi, juin 26, 2015

Cinema : " Stand " - Debout contre l'homophobie !

Tourné en onze jours, clandestinement, le film " Stand " se base sur des faits réels pour dénoncer les agressions contre les homosexuels en Russie. Des agressions souvent filmées en toute impunité depuis la promulgation de lois homophobes.

" Stand " est un film extraordinaire au sens premier du terme. Tourné " à l'arrache ", en onze jours, sans autorisation, par une équipe de seulement sept personnes, il a déjà été sélectionné dans près d'une trentaine de festivals à travers le monde dont la Berlinale et " Chéries-Chéris " à Paris. Il est soutenu, pour sa distribution mondiale, par Amnesty International !

Dénoncer l'homophobie : C'est la promulgation des lois homophobes russes et les agressions filmées qu'elles ont générées qui ont provoqué chez le jeune réalisateur Jonathan Taieb, cette urgence de montrer l'horreur, parler de la coercition, l'injustice et du triomphe de la bêtise et de l'inculture sur l'humanité. Mais plus largement, " Stand " traite de la lâcheté ou du courage ; des réactions qu'on peut avoir lorsqu'on est témoin d'une agression.

Le synopsis du film : Anton et Vlad ont une vie harmonieuse, plutôt aisée, pleine d'amour et de partage. Certes, il leur est difficile de crier leur bonheur puisqu'ils vivent en Russie, mais ils travaillent, mènent une vie sociale pleine d'amis et partagent un appartement. En rentrant en voiture d'une soirée, ils sont les témoins fugaces de l'agression d'un jeune garçon par une troupe d'abrutis. Fugace, car Vlad décide de ne pas intervenir, quitte à décevoir son copain.

Chez Anton, un brûlot de révolte, comme seule l'injustice peut déclencher, vient de s'embraser. Il veut enquêter pour comprendre l'incompréhensible et jeter son témoignage à la face du monde. Ce que ces agresseurs veulent écraser, c'est lui : son bonheur, cet amour qu'il vit et cette sexualité qu'il n'a pas choisie. Aidé par Katya, une jeune fille qui étudie le cinéma en France, il entame un véritable travail d'enquêteur avec le soutien logistique de Vlad...

En tout cas au début, car très vite, l'obsession d'Anton va mettre une distance entre les deux garçons. Katya présente son ami Andrey à Anton, un jeune garçon à la sensibilité très ancrée dans la tradition russe, mais qui semble comprendre pourquoi Anton se dresse contre l'inhumanité, jusqu'à s'enfoncer de plus en plus loin dans son enquête, peut-être même jusqu'à un dangereux point de non retour.

1 commentaire:

Anonyme a dit…

Il y a urgence de montrer l'horreur, parler de la coercition, l'injustice et du triomphe de la bêtise et de l'inculture sur l'humanité. Plus largement, " Stand " traite de la lâcheté ou du courage ; des réactions qu'on peut avoir lorsqu'on est témoin d'une agression.
Thomas Anderson