mercredi, juin 21, 2017

En savoir plus : La CEDH condamne la Russie pour sa loi réprimant la " propagande " homosexuelle envers les mineurs !

Le ministère russe de la Justice se déclare " pas d'accord " avec les conclusions de la Cour et annonce son intention de demander un nouvel examen de ce dossier.

La Cour européenne des droits de l'Homme a épinglé mardi la Russie pour sa législation réprimant la " propagande " homosexuelle envers les mineurs : cette loi " encourage l'homophobie " et n'est "pas compatible" avec les valeurs démocratiques, selon la CEDH.

Ce texte de 2013, qui réprime la "promotion des relations sexuelles non traditionnelles auprès des mineurs ", a "renforcé la stigmatisation " des homosexuels, ont estimé les magistrats européens.

Ils ont jugé que les trois militants de la cause homosexuelle qui les avaient saisis - après avoir été condamnés sur la base de cette loi controversée - avaient été victimes d'une violation de leur liberté d'expression, ainsi que de discrimination. En conséquence, la Cour a ordonné aux autorités russes de leur verser un total de 43.000 euros, au titre du dédommagement moral. 

Le ministère russe de la Justice s'est déclaré "pas d'accord" avec les conclusions de la Cour et a annoncé son intention de demander un nouvel examen de ce dossier - ce que la CEDH n'est toutefois pas tenue de lui accorder.

Les trois requérants avaient été condamnés à des amendes, notamment pour avoir déployé - devant un lycée, une bibliothèque pour enfants et un bâtiment administratif - une banderole proclamant que l'homosexualité est " normale " et non " une perversion ".

La décision des juges européens est " une énorme victoire judiciaire pour les LGBT en Russie ", s'est félicité l'un des trois requérants, Nikolaï Alexeïev, président de GayRussia.ru, dans un communiqué envoyé à l'AFP.

" Ces lois discriminatoires doivent maintenant être annulées ", a-t-il ajouté, car elles n'ont " pas d'avenir dans un pays libre, civilisé et démocratique du XXIe siècle ".

M. Alexeïev et les deux autres requérants avaient vu tous leurs recours rejetés en Russie contre leur condamnation. La Cour constitutionnelle russe leur avait donné tort, en estimant que l'interdiction était justifiée par le risque " de créer une impression déformée d'équivalence sociale entre les relations maritales traditionnelles et non traditionnelles " et " d'orienter les enfants sur la voie des relations sexuelles non traditionnelles ".

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1 commentaire:

Anonyme a dit…

La décision des juges européens est " une énorme victoire judiciaire pour les LGBT en Russie ".
Le Conseiller