mardi, juillet 25, 2017

Santé : La conférence sur le sida appelle les Etats-Unis à maintenir leur aide financière !

En toile de fond de l’événement, qui se tient à Paris jusqu’au 26 juillet, les craintes sur la réduction annoncée de la contribution des Etats-Unis à la lutte contre le VIH dans le monde ! Paris est depuis dimanche 23 juillet, la capitale de la lutte contre le sida, avec l’ouverture de la conférence internationale de recherche. Les organisateurs de ce rendez-vous, qui réunit la fine fleur scientifique jusqu’à mercredi au Palais des Congrès, ont publié une " Déclaration de Paris " pour exprimer leurs craintes, avant même son ouverture. " Pas de fin du VIH sans la recherche et pas de recherche sans des investissements pérennes ", proclame ce texte.

Dimanche soir, les organisateurs ont appelé les Etats-Unis, premier contributeur dans la lutte contre l’épidémie, à " rester engagés " financièrement, alors que le président Donald Trump a menacé de coupes budgétaires.

" Les Américains représentent un financement essentiel dans ce domaine et nous avons besoin qu’ils restent engagés ", a déclaré Linda-Gail Bekker, chercheuse au Desmond Tutu HIV Centre (en Afrique du Sud) et présidente de la Société internationale du sida, au cours d’une conférence de presse.

Les Etats-Unis sont historiquement le plus gros contributeur à la lutte contre le VIH, et de loin : ils représentent à eux seuls plus des deux tiers des financements gouvernementaux internationaux. En 2016, ils ont consacré 4,9 milliards de dollars (4,2 milliards d’euros) à des programmes de lutte contre le virus, très loin devant le Royaume-Uni (645,6 millions) et la France (242,4 millions).

830 000 patients privés d’antirétroviraux : Or, le président Trump propose de réduire ces dépenses dans le budget 2018, actuellement en discussion au Congrès, pour un montant global évalué à plus d’un milliard de dollars par l’ONG américaine Health Gap. Il faut " réduire les financements de plusieurs programmes de santé, dont certains concernent le sida, en considérant que d’autres donateurs devraient augmenter leur contribution ", a écrit le locataire de la Maison Blanche en mai dans un projet de budget.

Si elles sont adoptées, ces coupes priveront 830 000 patients, essentiellement africains, d’antirétroviraux, traitements qui empêchent le développement du virus, estime la Kaiser Family Foundation. Elles entraîneront en outre 200 000 nouvelles infections, prévoit cette organisation américaine à but non lucratif spécialisée dans les politiques de santé.

Source

2 commentaires:

Anonyme a dit…

Pas de fin du VIH sans la recherche et pas de recherche sans des investissements pérennes .
Le Conseiller

Anonyme a dit…

On peut aussi ajouter: pas de fin du VIH sans comportement sexuel responsable. En France, la maladie pourrait disparaître...
Alors sortez couverts!
Dam