Dominique Choisy vient de sortir ce mercredi 23 janvier " Ma vie avec James Dean ", son troisième long-métrage. Une comédie émouvante et incongrue qui suit les histoires de cœur de Géraud, réalisateur gay trentenaire. Nous avons aimé ce film qui raconte avec légèreté des histoires d’amour gays dans une petite ville de bord de mer.
Une barbe à papa saupoudrée de sucre pétillant. C’est l’image qui retranscrit le mieux l’effet que nous a fait " Ma vie avec James Dean ", une romance légère, avec juste ce qu’il faut de folie loufoque pour ne pas alourdir l’estomac.
Dans son troisième long-métrage, après " Confort Moderne " et " Les Fraises des Bois ", Dominique Choisy nous raconte l’histoire de Géraud Champreux, réalisateur gay trentenaire qui vient présenter son film dans une petite ville du littoral normand. Incarné par Johnny Rasse, Géraud Champreux y rencontre le jeune projectionniste Balthazar ( Mickaël Pelissier ) avec lequel il rentre d’une soirée de projection trop arrosée. Le début d’un coup de cœur chahuté du jeune homme pour le réalisateur qu’il ne lâchera plus.
Romance gay : Géraud qui mate les pêcheurs du coin de l’œil, des scènes de nu et de sexe tendres... : " Ma vie avec James Dean " est un film gay à l’érotisme discret et empreint de douceur. Grâce à Balthazar, il dit avec légèreté ce que c’est d’être un jeune gay dans une petite ville française.
Sans oublier les déboires amoureux de Sylvia, présidente d’une association qui invite Géraud à projeter son film. La quadra lesbienne doit gérer une vie sentimentale chaotiquement drôle avec une femme qui n’arrive pas à choisir entre elle et son mari.
La mélancolie jamais pesante des histoires des différents personnages est sublimée par la bande originale signée Bertrand Belin. Le chanteur français à la voix caverneuse y joue Maxence, le père un peu bourrin du jeune projectionniste Balthazar.
Folie douce : Mais ce qui caractérise surtout " Ma vie avec James Dean ", c’est la loufoquerie parsemée tout au long du film. On la retrouve dans les dialogues ( " C’est très gentil de tomber amoureux de moi comme ça, mais franchement ça m’arrange pas du tout " ), dans le jeu d’acteurs proche du théâtre.
Elle est aussi présente dans les scènes incongrues de filature à la chaîne dans les rues de la petite ville, présentes à plusieurs moments clés du film. Une folie douce qui basculerait presque dans le fantastique, lorsque Balthazar croit voir une affiche de James Dean lui faire un clin d’œil.
On regrette l’intrigue autour de Milad, personnage de migrant, qui aurait mérité d’être plus traitée, ou pas du tout. Le long-métrage nous a un peu perdus avec sa scène finale sur fond vert inspirée de Bollywood. Pas de quoi égratigner pour autant notre tendresse pour cette comédie romantique gay d’un genre inédit.
Regardez la bande annonce : Here/Ici

1 commentaire:
Une barbe à papa saupoudrée de sucre pétillant.
Thomas Anderson
Enregistrer un commentaire