dimanche, août 30, 2020

EU : La Pologne fait fuir les personnes LGBT !

" Il y a six ans je me sentais en sécurité dans mon pays, mais plus maintenant ". Les LGBT ( lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres ) sont les victimes d’une politique ouvertement homophobe en Pologne, beaucoup quittent leur pays.

" J’aime mon pays et ça m’a brisé le cœur de devoir le quitter. Il y a six ans je m’y sentais en sécurité, mais plus maintenant "... Piotr Grabarczyk, célèbre blogueur polonais de 31 ans, a fuit la Pologne avec son compagnon, ils se sont installés à Barcelone il y a trois semaines.

Piotr Grabarczyk et Kamil Pawlik sont en couple depuis quatre ans, et cela fait un an qu’ils réfléchissaient à quitter leur pays. Un ami leur a proposé un appartement dans la capitale catalane, ils ont sauté sur l’occasion. " Des amis étaient déjà partis, d’autres comptent le faire ", assure M. Grabarczyk. Il a tout de suite remarqué la différence entre la Pologne et l’Espagne. " J’ose prendre la main de mon petit ami dans la rue, et même l’embrasser, les gens ne nous regardent pas, en Pologne les gens dévisagent ".

Pour le journaliste de divertissement, ces derniers mois en Pologne ont été très durs . La politique du PiS ( parti Droit et Justice, ultraconservateur ) attaque les personnes LGBT selon M. Grabarczyk. " Tous les jours, à la télé, à la radio, sur les réseaux sociaux, une personnalité politique tenait des propos anti-LGBT.

Joanna Mizielinska, psychologue spécialisée dans les questions de familles LGBT, déplore une recrudescence des actes homophobes, encouragés par le gouvernement. " Les politiques ne considèrent même pas les personnes LGBT comme humaines ", dit-elle. Selon le Président polonais Andrzej Duda, " les LGBT ne sont pas des personnes mais une idéologie , qu’il comparait le 13 juin à une sorte de néo-bolchevisme ".

Près de 100 communes, districts ou comtés se définissent comme " zones anti LGBT " selon Bart Staszewski, qui les cartographie dans un " atlas de la haine " . Ces zones appellent à l’intolérance et à ne pas fournir d’aide financière aux ONG qui œuvrent en faveur de l’égalité des droits. Elles arborent un panneau zone anti LGBT à leur entrée. Le 29 juillet, la Commission européenne a annoncé qu’elle rejetterait les demandes de financement dans le cadre de jumelages venant de villes se disant zones anti-LGBT. Ces aides aux projets peuvent monter jusqu’à 25 000 €.

Une lettre ouverte de dizaines d’artistes et intellectuels internationaux adressée le 18 août à la présidente de la Commission européenne, Ursula Von der Leyen, demande de faire pression sur le gouvernement polonais pour qu’il cesse de cibler les minorités sexuelles, ( et ) de soutenir les organisations qui propagent l’homophobie .

Malgré la montée de l’homophobie, Joanna Mizielinska remarque une solidarité grandissante. Les rassemblements contre l’homophobie se multiplient en Pologne. Le 17 août, deux manifestations anti et pro LGBT se sont confrontées à Varsovie, elles ont dû être séparées par la police.

1 commentaire:

Anonyme a dit…

Les LGBT ( lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres ) sont les victimes d’une politique ouvertement homophobe en Pologne, beaucoup quittent leur pays.
Heureusement, on remarque aussi une solidarité grandissante. Les rassemblements contre l’homophobie se multiplient en Pologne.
Le Contrôleur