mercredi, novembre 25, 2020

En savoir plus : Un quart des japonais LGBT+ ont été victimes d’un outing forcé !

Une importante étude met en lumière la difficulté d'être soi au Japon. 54% des hommes trans sont victimes d'une révélation de leur identité de genre. Si la situation s'améliore, le Japon reste très (très) loin d'une société inclusive pour les personnes LGBT+. 

Un quart des japonais LGBT+ (25%) ont subi un outing forcé. Et parmi les hommes trans, ce chiffre grimpe jusqu'à 54%. C'est ce que révèle une importante étude réalisée sur 10.769 participant·e·s de tous âges et rapportée par Gay Times. Mais les japonais LGBT+ voient une lueur d'espoir : 67% des répondants considèrent qu'il y a eu un changement de regard significatif à l'égard des personnes LGBT+ depuis quelques années. 

Une grande majorité des sondés pense que la société est bien plus respectueuse à l'égard de la communauté qu'il y a cinq ans. Mais il y a encore beaucoup à faire puisque plus de la moitié des répondants disent taire leur orientation sexuelle sur leur lieu de travail. Ces personnes témoignent d'une " peur d'être out et de voir leur vie chamboulée. Dans le pire des cas, ils pensent à mourir ", indique Yasuharu Hidaka, professeur de sociologie à l'université Takarazuka. D'autant que 79% des personnes interrogées disent avoir " entendu des propos discriminatoires à propos des minorités sexuelles au travail ou à l'école ". 

Des petits pas : " La société doit continuer son travail. Le gouvernement et les entreprises doivent coordonner leurs efforts pour une meilleure compréhension de la diversité ", a-t-il ajouté. Le Japon ne reconnaît toujours pas le mariage des couples de même sexe. En revanche, une dizaine de municipalités ont mis en place un certificat d'union civile pour les couples LGBT+. En juin dernier, une loi a été votée pour obliger les règlements intérieurs des entreprises à interdire l'outing ainsi que les insultes basées sur l'identité de genre ou l'orientation sexuelle, indique le South China Morning Post. 

Selon Le Monde, de nombreux gays sont mariés à une femme et inversement pour les lesbiennes, " sans ressentir nécessairement le besoin de révéler leur homosexualité étant donné la fluidité des identités de genre qui a discrètement survécu à la modernisation ". Le journal cite Erik Laurent, auteur de Les Chrysanthèmes roses, homosexualités masculines dans le Japon contemporain. " Dans un contexte japonais, la banalisation sociale et une acceptation culturelle ( de la diversité des genres ) ne passent pas forcément par une approche de type occidental ". Il y voit plutôt " une sorte de cohabitation entre les valeurs sociétales japonaises et des formes occidentales de militantisme ". 

1 commentaire:

Anonyme a dit…

"De nombreux gays japonais sont mariés à une femme et inversement pour les lesbiennes, sans ressentir nécessairement le besoin de révéler leur homosexualité étant donné la fluidité des identités de genre qui a discrètement survécu à la modernisation.
Il y a une sorte de cohabitation entre les valeurs sociétales japonaises et des formes occidentales de militantisme ".
Le Maître des clés